Résumé des mesures de contrôle actuelles mises en place pour enrayer la propagation de la SHV en Ontario

 


La septicémie hémorragique virale (SHV) est une maladie virale qui affecte déjà plusieurs espèces de poissons d'eau douce et d'eau de mer en Europe, au Japon et sur les côtes de l’Atlantique et du Pacifique de l’Amérique du Nord. Récemment, elle a été dépistée chez des poissons des Grands Lacs inférieurs. La maladie a d’abord été détectée dans le lac Ontario en 2005, et des liens entre la SHV et les épisodes de mortalité massive de poissons ont été établis.

 

La SHV n’a aucune incidence sur la santé humaine, mais constitue une menace pour les stocks de poissons de l’Ontario. Les poissons atteints de SHV peuvent être consommés sans danger.

 

La réaction de l'Ontario


L'Ontario a élaboré une approche globale et écologique pour enrayer le virus. Dans le cadre de la nouvelle stratégie de gestion, les mesures suivantes sont entrées en vigueur le 29 mars 2007 :

 

Le MRN a défini deux catégories d'eaux qui sont cruciales dans la lutte contre la propagation potentielle de la SHV : une région qui constituera la zone de gestion de la SHV et les eaux de cette zone qui sont infectées par la SHV. Ces nouvelles conditions visent à ralentir la propagation du virus et, par conséquent, à protéger les populations de poissons.

 

Définitions :

 

Eaux infectées par la SHV : les eaux des lacs Ontario, Érié et Huron (y compris la baie Georgienne), ainsi que les cours d'eau qui y sont reliés, jusqu'à la première barrière infranchissable pour toutes les espèces de poissons.

 

Zone de gestion de la SHV : la zone limitée par le réseau routier provincial illustré sur la carte jointe et englobant les eaux répondant à la définition des eaux infectées par la SHV donnée ci-dessus.

 

Les cartes de la zone de gestion de la SHV sont disponibles dans les bureaux locaux du MRN.

 

Récolte et transport de poissons-appâts dans un but commercial

 

Au début de janvier 2007, le ministère a annoncé des mesures visant à contrôler la récolte et le transport des poissons-appâts utilisés par les pêcheurs à la ligne qui pratiquent la pêche blanche partout en Ontario. Les permis d’appâts commerciaux émis comportent des conditions allant dans le sens de ces contrôles.

 

Le 29 mars 2007, le ministre a annoncé la modification de ces mesures en réaction à de nouvelles données concernant la répartition du virus et permettant aux récolteurs et aux distributeurs d'appâts de la région infectée de reprendre de leurs opérations manière restreinte.

 

Il est désormais interdit de transporter à l'extérieur de la zone de gestion de la SHV des poissons-appâts commerciaux vivants récoltés dans cette même zone.

 

Les détenteurs de permis d’appâts commerciaux doivent conserver à part les dossiers concernant les poissons-appâts récoltés dans la zone de gestion de la SHV de ceux récoltés à l'extérieur de cette zone.

 

Dans les cas restreints où il existe un très faible risque de propagation de la SHV due à la circulation des appâts, il se peut que le déplacement de poissons vivants hors de la zone de gestion de la SHV ou à l'intérieur de celle-ci soit autorisé. Cette autorisation fera l'objet d'une évaluation du risque par le MRN et de l'établissement d'autres rapports circonstanciés.

 

Passes à poissons et transfert manuel de poissons aux barrières

 

Toutes les passes à poissons seront ouvertes. Le transfert manuel de poissons aux barrières d’un même bassin hydrographique se poursuivra au cours de 2007.

 

Collecte de frai sauvage : saumon et truite

 

Des œufs pourront être prélevés dans des eaux touchées par le virus, pourvu qu'ils soient tous désinfectés conformément à la méthode prescrite par le ministère.

 

Les autres collectes de frai dans les eaux touchées par le virus seront autorisées, à condition que les œufs soient expédiés à une station de pisciculture située dans une zone touchée par le virus, et que les alevins qui en sont issus soient introduits dans des eaux touchées par le virus.

 

Collecte de frai sauvage : doré

 

Il n'existe encore aucune méthode approuvée pour désinfecter les œufs du doré.

 

Le frai du doré pourra être prélevé dans les eaux touchées par le virus à condition que les alevins soient ensuite introduits dans des eaux touchées par le virus et que la station de pisciculture qui reçoit le frai soit située dans une zone touchée par le virus.

 

Le ministère s'efforcera de fournir des œufs non infectés aux groupes sans but lucratif qui font l'élevage du doré.

 

Empoissonnement et transfert

 

Les œufs prélevés dans les eaux touchées par le virus (ou les alevins élevés à partir de ces œufs) pourront être introduits dans des eaux non touchées par le virus, à condition que la station de pisciculture soit déclarée exempte du virus. Cette mesure ne s'applique pas aux poissons déjà présents dans les écloseries et qui sont issus d'œufs prélevés le printemps dernier.