La septicémie hémorragique virale (SHV) est une maladie virale qui affecte déjà plusieurs espèces de poissons d'eau douce et d'eau de mer en Europe, au Japon et sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique de l'Amérique du Nord. Récemment, elle a été dépistée chez des poissons des Grands Lacs inférieurs. La maladie a d'abord été détectée dans le lac Ontario en 2005, et des liens entre la SHV et les épisodes de mortalité massive de poissons ont été établis.
La souche des Grands Lacs du virus est nouvelle et semble affecter ou peut être transporter par nombreuses espèces de poissons, notamment les suivants :Doré, Perchaude, Maskinongé, Achigan à petite bouche, Crapet de roche, Saumon chinook, Marigane noire, Bar blanc, Malachigan d'eau douce, Gobie à grosse tête, Alose noyer, Méné émeraude, Ventre-pourri, Queue à tache noire.
Depuis sa détection en Ontario, la SHV est surveillée par le MNR en partenariat avec l'Agence canadienne d'inspection. Les mesures prises comprennent :
- l'échantillonnage des lacs à risques élevés
- l'échantillonnage des poissons lors de mortalité massive
- l'échantillonnage aléatoire en Ontario.
Jusqu'en 2011, les eaux des lacs Ontario, Érié et Huron, ainsi que leurs voies navigables et les affluents adjacents jusqu'à la première barrière infranchissable pour toutes les espèces de poissons, étaient considérées positives pour la SHV. En 2011, la SHV a également été détectée dans le lac Simcoe.
La SHV n'a aucune incidence sur la santé humaine, mais constitue une menace pour les stocks de poissons de l'Ontario. Les poissons atteints de SHV peuvent être consommés et manipulés sans danger. Comme mesure de précaution, les poissons qui semblent malades, moribonds ou morts ne devraient pas être pêchés.
La réaction de l'Ontario
Le ministère des Richesses naturelles (MRN) a établi une zone de gestion du SHV en 2007. De plus, en 2011, le MRN a créé la zone de gestion du lac Simcoe.
Les limites de la zone de gestion de la SHV et de la zone de gestion du lac Simcoe sont formées par le réseau routier provincial, comme indiqué sur la carte. (PDF, 600 ko)
Les cartes de la zone de gestion de la SHV et de la zone de gestion du lac Simcoe sont disponibles dans les bureaux locaux du MRN.
Les mesures de gestion (décrites ci-dessous) associées aux zones visent à ralentir la propagation du virus et, par conséquent, à protéger les populations de poissons.
Les pêcheurs à la ligne
Des efforts visant à éduquer et à sensibiliser les pêcheurs sont en cours pour encourager ceux-ci à ne pas déplacer le poisson-appât hors des zones de gestion et à acheter le poisson-appât localement, là où ils ont l'intention de pêcher.
Les détenteurs de permis d'appâts commerciaux
En vertu des conditions du permis d'appâts commerciaux, il est interdit à leurs détenteurs de déplacer :
- le poisson-appât vivant hors de la zone de gestion de la SHV< /li>
- le poisson-appât mort ou vivant à l'extérieur ou à l'intérieur de la zone de gestion du lac Simcoe (cette mesure concerne également la propagation d'espèces envahissantes dans le lac Simcoe).
De plus, les détenteurs de permis d'appâts commerciaux doivent conserver des dossiers plus détaillés concernant les poissons-appâts si leurs zones de récolte sont partiellement situées dans la zone de gestion du SHV ou la zone de gestion du lac Simcoe.
Passes à poissons et transfert manuel de poissons aux barrières
Toutes les passes à poissons seront ouvertes. Le transfert manuel de poissons aux barrières d’un même bassin hydrographique se poursuivra au cours de 2007.
Collecte de frai sauvage : saumon et truite
Des œufs pourront être prélevés dans des eaux touchées par le virus, pourvu qu'ils soient tous désinfectés conformément à la méthode prescrite par le ministère.
Les autres collectes de frai dans les eaux touchées par le virus seront autorisées, à condition que les œufs soient expédiés à une station de pisciculture située dans une zone touchée par le virus, et que les alevins qui en sont issus soient introduits dans des eaux touchées par le virus.
Collecte de frai sauvage : doré
Il n'existe encore aucune méthode approuvée pour désinfecter les œufs du doré.
Le frai du doré pourra être prélevé dans les eaux touchées par le virus à condition que les alevins soient ensuite introduits dans des eaux touchées par le virus et que la station de pisciculture qui reçoit le frai soit située dans une zone touchée par le virus.
Le ministère s'efforcera de fournir des œufs non infectés aux groupes sans but lucratif qui font l'élevage du doré.
Empoissonnement et transfert
Les œufs prélevés dans les eaux touchées par le virus (ou les alevins élevés à partir de ces œufs) pourront être introduits dans des eaux non touchées par le virus, à condition que la station de pisciculture soit déclarée exempte du virus. Cette mesure ne s'applique pas aux poissons déjà présents dans les écloseries et qui sont issus d'œufs prélevés le printemps dernier.