Trousses d’outils sur les espèces

L’omble de fontaine

Options de réglementation de la pêche à l’omble de fontaine


Introduction

 

L’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) est une espèce indigène de l’Amérique du Nord qui est répandue dans tout le nord-est du continent. En Ontario, l’omble de fontaine est présente dans 4 326 plans d’eau. Son territoire couvre l’ensemble de l’Ontario et comprend tout l’est et le sud de la province, et s’étend vers l’ouest sur tout le bassin versant des Grands Lacs et vers le nord jusqu’à la Baie James et la Baie d’Hudson. L’omble de fontaine est une espèce fort prisée des adeptes de la pêche récréative en Ontario. Le présent rapport décrit les options de réglementation envisagées pour la gestion de la pêche récréative de l’omble de fontaine en Ontario.

 

Recommandations

 

Saisons de pêche

 

  • Ouvrir la saison de la pêche à l’omble de fontaine, en fonction de l’objectif visé pour une zone de gestion des pêches donnée (offrir une pêche hivernale, etc.), à l’une des dates suivantes : i) 1 er janvier, ii) 15 février ou iii) le quatrième samedi d’avril.
  • Fermer la saison de la pêche à l’omble de fontaine à l’une des dates suivantes : i) le jour de la fête du Travail ou ii) le 30 septembre.
  • Interdire la pêche à l’omble de fontaine toute l’année, pendant une certaine période, dans les eaux où l’on tente de rétablir les populations.
  • Ne pas prévoir de saison de pêche à l’omble de fontaine lorsque cette espèce est absente d’une zone de gestion des pêches.
  • Pour éviter la réorientation de l’effort de pêche à la ligne, demander aux gestionnaires des pêches d’envisager, dans la mesure du possible, des saisons de pêches semblables pour l’omble de fontaine et le touladi.
  • Ouvrir la saison de pêche à l’année longue dans les plans d’eau ensemencés d’ombles de fontaine.


Limites de prise et de possession

 

  • Adopter, à l’échelle de la zone, une limite de prise et de possession de cinq poissons pour les titulaires de permis de pêche sportive et de deux poissons pour les titulaires de permis de pêche écologique et ce, dans la plupart des zones de gestion des pêches.
  • Imposer une limite de prise et de possession de deux poissons pour les titulaires de permis de pêche sportive et d’un poisson pour les titulaires de permis de pêche écologique, dans les zones où la viabilité des populations est préoccupante ou dans celles où l’objectif est de créer une pêche de qualité.
  • Réserver à la pêche avec remise à l’eau les plans d’eau en voie de rétablissement, dès la réouverture de la saison de pêche.
  • Continuer de compter l’omble de fontaine dans la limite de prise totale pour la truite et le saumon.
  • Conserver les mêmes limites pour la prise et la possession.


Règlements régissant les limites de taille

  • Lorsqu’il faut établir des règlements régissant les limites de taille pour assurer la viabilité de l’espèce dans les zones de pêche intensive à la ligne, on devrait fixer une limite de taille d’un poisson de plus de 30 cm pour les titulaires de permis de pêche sportive et de 0 poisson pour les titulaires de pêche écologique.
  • Pour ce qui est des populations à croissance lente dans les ruisseaux et les cours d’eau tributaires des Grands Lacs où la pêche à la ligne est intensive, il serait bon de fixer une limite de taille d’un poisson de plus de 20 cm pour les titulaires de permis de pêche sportive et de zéro poisson de plus de 20 cm pour les titulaires de permis de pêche écologique.
  • Là où les règlements régissant les limites de taille visent à créer une pêche de qualité (poisson-trophée, etc.), on recommande une limite de seulement un poisson de plus de 40 cm. Cette limite doit être combinée à une limite de prise de 2/1 poissons pour les plans d’eau où la pêche à la ligne est intensive et de 5/2 poissons pour les plans d’eau où la pêche à la ligne est peu intense.
  • Dans les zones où les populations sont mixtes (grosses et petites truites), on recommande l’établissement de limites de taille pour réduire la pêche de gros spécimens (maximum de deux poissons de plus de 30 cm, maximum d’un poisson de plus de 40 cm, etc.), sans toutefois restreindre la pêche de poissons de petite taille.
  • Il n’est pas nécessaire d’établir des règlements régissant les limites de taille dans les plans d’eau ensemencés.
  • L’usage de limites de taille inaccessibles n’est pas indiqué pour limiter la pêche. Il faudrait plutôt établir des règlements régissant la fermeture de la saison ou limitant la pêche à la prise et remise à l’eau.
  • Il faudrait modifier le règlement pour qu’une personne en possession d’un omble de fontaine qui a été pris à la ligne et qui fait l’objet d’une limite de taille applicable puisse garder sa prise de façon à ce que celle-ci puisse être facilement mesurée.


Réserves de poissons

 

  • Envisager la création de réserves d’ombles de fontaine dans le cadre des recherches sur le rétablissement des stocks.
  • Inciter les gestionnaires des pêches à ne pas restreindre indûment les occasions de pêche à la ligne à d’autres espèces quand ils décident de donner la désignation réserve de poissons à un lac peuplé d’ombles de fontaine.


Règlements spéciaux

 

  • Instaurer des mesures échelonnées chez les populations d’ombles de fontaine lorsque l’objectif de gestion est de rétablir les populations. De telles mesures incluraient au départ la fermeture de la saison de pêche pendant plusieurs années, puis une pêche avec remise à l’eau et, enfin, une saison de pêche assortie de restrictions périodiques.
  • Envisager l’élaboration de règlements spéciaux quand l’exploitation est particulièrement intensive, dans le but de fournir des occasions de pêche uniques ou d’assurer une gestion axée sur le rétablissement des populations. De tels règlements spéciaux ne devraient être adoptés que s’ils s’accompagnent d’objectifs de gestion précis, qu’ils bénéficient d’un appui généralisé du public et qu’ils peuvent être pleinement évalués.
  • Adopter une désignation de pêche avec remise à l’eau dans les plans d’eau en voie de réhabilitation ou dans ceux où la pêche est intensive, de même que l’utilisation d’hameçons sans barbe dans les zones de pêche réservées à la prise avec remise à l’eau.
  • Favoriser le recours aux hameçons sans barbe pour réduire au minimum la mortalité due aux hameçons (voir les restrictions sur les engins de pêche).
  • Étudier avec soin, au cas par cas, la demande associée à chaque secteur de pêche à la mouche, car ces secteurs éliminent les occasions d’autres formes de pêche à la ligne.


Introductions d’organismes aquatiques dans les lacs à ombles de fontaine

 

  • Imposer au besoin d’autres restrictions sur l’usage de poissons d’appât vivants pour préserver la biodiversité aquatique des plans d’eau à ombles de fontaine dans certains paysages (parcs, zones protégées, etc.) et dans certaines zones de gestion des pêches.
  • Dans le but de protéger l’intégrité des populations indigènes d’ombles de fontaine, exiger des gestionnaires des pêches qu’ils continuent à sensibiliser les pêcheurs à la ligne aux conséquences associées à la vidange du contenu des seaux à appâts et à l’introduction non autorisée de poissons gibier et de poissons fourrage.