La vitalité réduite de l’écosystème aquatique et la perte de l’habitat des poissons ont contribué à la perte des poissons. Les gens n’ont pas toujours réalisé leurs activités en pensant au bien-être des futures générations. Il y a plusieurs exemples illustrant comment notre utilisation des terres, de l’air et de l’eau a dégradé la vitalité des écosystèmes aquatiques. Certains des problèmes suivants exigent une solution à l’échelle globale tandis que d’autres peuvent être résolus à l’échelle locale. Par exemple :
- Le réchauffement du globe dû à une augmentation de l’effet de serre dans l’atmosphère menace d’élever la température de l’eau, de faire descendre le niveau de l’eau dans les lacs en été et de réduire le débit de base dans les rivières.
- L’élimination directe et indirecte des déchets municipaux, industriels et agricoles dans les lacs et rivières a dégradé la qualité de l’eau et a contaminé les lacs, les rivières, les poissons et d’autres formes de vie.
- Des rivages et des cours d’eau mal conçus et aménagés ont détruit des terres humides et d’autres habitats de poissons
près du rivage, ce qui a eu des répercussions importantes sur les populations de poissons et d’autres organismes aquatiques.
Conflits entre les personnes intéressées
Les gens comptent sur les ressources de pêche pour combler différents besoins :
- Ils peuvent pêcher à des fins alimentaires ou récréatives, ou les deux.
- Ils peuvent avoir obtenu le droit légal de pêcher à des fins cérémoniales ou de subsistance.
- Leur emploi et leurs revenus peuvent découler de la pêche.
- Ils peuvent vouloir tout simplement observer les poissons.
Tous les Ontariens et Ontariennes sont des personnes intéressées aux ressources de pêche. Ceci entraîne une responsabilité d’intendance environnementale de ces ressources.

Demandes imposées aux ressources de pêche de l’Ontario
Selon des tendances à long terme, les demandes imposées aux ressources de pêche et aux poissons continuent d’être élevées pour plusieurs raisons dont la croissance des centres de population, la hausse des revenus, l’augmentation du temps alloué aux loisirs et la demande toujours croissante de possibilités de pêche de qualité élevée pour attirer les touristes dans la province.
Une cause importante de cette réduction du nombre de poissons est la surexploitation ou récolte excessive. Des pertes dans les populations de poissons locales qui semblent négligeables s’accumulent et entraînent un déclin global de cette ressource.
Limites de l’offre
L’offre et la répartition des poissons varient beaucoup à l’échelle de la province et l’accès aux lieux de pêche est restreinte dans certaines régions pour des raisons de géographie, d’accès ou de propriété privée.
Causes sous-jacentes
Sous-évaluation des ressources
Traditionnellement, les gens ont perçu les écosystèmes aquatiques, y compris les poissons, l’habitat des poissons et l’eau, comme des éléments qui appartenaient à tous. Les secteurs de la société qui n’apprécient pas la valeur de ces ressources peuvent être plus enclins à les gaspiller ou à mal les utiliser. Il faut reconnaître les valeurs sociales et économiques de la biote aquatique et réaliser qu’elle sert de baromètre mesurant la condition de notre environnement.
Protection incomplète
Les lois et les règlements n’ont pas toujours fourni une protection adéquate aux communautés de poissons et à leur habitat. Ces lois peuvent être incomplètes ou devenir périmées ou inefficaces.
Organismes de gestion inefficaces
Le mandat en matière de protection et de gestion des ressources est partagé par des organismes fédéraux, provinciaux et municipaux. La fragmentation des responsabilités en matière de protection et de gestion a parfois rendu plus difficile la résolution de problèmes de gestion des ressources.
Connaissances insuffisantes
Il y a souvent un manque de connaissances détaillées sur la condition des ressources et les données qui sont recueillies ne sont pas toujours communiquées efficacement aux gestionnaires des ressources, à d’autres organismes et au public.
Surexploitation
Ceci se produit lorsque la demande pour des poissons dépasse l’offre dans une étendue d’eau. Ceci se voit surtout dans certaines régions du Sud de la province mais ce problème est également présent dans d’autres régions de l’Ontario.
Conséquences
Les problèmes et les causes sous-jacentes indiqués ci-dessus peuvent avoir des conséquences graves :
Répercussions biologiques et écologiques
- Du matériel génétique unique est perdu à jamais lorsque des populations de poissons sont réduites ou détruites. Cette perte de diversité biologique perturbe les efforts de remise en valeur et augmente l’instabilité écologique.
- Les contaminants s’accumulent dans les poissons, nuisant à leur reproduction et à leur survie et les rendant impropresà la consommation humaine.
- Les espèces exotiques peuvent s’établir dans des systèmes dégradés et menacer ou faire concurrence aux espèces indigènes. Certaines espèces exotiques, comme la lamproie marine et la moule zébrée, n’ont pas de valeur économique et causent une perte de revenus directe ou indirecte puisque des espèces de poissons très prisées sont affectées négativement.
Répercussions sociales et économiques
La vitalité réduite de l’écosystème aquatique entraîne la perte de possibilités de tirer des bienfaits des ressources de pêche pour la société. La perte de ces bienfaits peut être directe (comme un environnement malsain, de la nourriture contaminée, la perte d’emplois et de revenus) ou indirecte (comme le fait que les exploitants touristiques souffriraient de la perte de ressources de pêche saines et de qualité élevée).