Zone de gestion des pêches n° 9 (Lac Superieur)

 

La zone de gestion des pêches n° 9 comprend les eaux canadiennes du lac Supérieur. Elle est limitée au nord-ouest par la frontière internationale à la rivière Pigeon et au sud-est par les ouvrages de compensation sur la rivière Ste-Marie, à Sault Ste. Marie. La limite sud de la zone n° 9 est la frontière internationale qui divise le lac Supérieur entre le Canada et les États-Unis. La zone de gestion des pêches n° 9 comprend toutes les îles qui y sont situées, à l'exception des îles St-Ignace et Simpson (zone de gestion des pêches n° 6) et de l'île Michipicoten (zone de gestion des pêches n° 10). Dans la plupart des cas, la limite de la zone de gestion des pêches s'étend au-delà des embouchures des affluents qui se jettent dans le lac Supérieur.  

 

Parmi les collectivités à proximité de la zone de gestion des pêches n° 9, citons la ville de Thunder Bay, les municipalités de Dorion, Red Rock, Nipigon, Rossport, Schreiber, Terrace Bay, Marathon, Wawa et la ville de Sault Ste. Marie. De plus, on trouve sept collectivités des Premières Nations autour de la zone, soit la Première Nation de Fort William, la Première Nation de Red Rock, la Première Nation de Pays Plat, la Première Nation de la rivière Pic, la Première Nation de Pic Mobert, la Première Nation de Michipicoten et la Première Nation de Batchewana.

 

Le lac Supérieur est le plus grand lac d'eau douce du monde. La zone de gestion des pêches n° 9 comprend et borde quelques-uns des milieux aquatiques et terrestres les plus exceptionnels du lac Supérieur. Bon nombre de ces caractéristiques sont protégées à l'échelle provinciale et nationale, notamment le projet d'aire marine nationale de conservation du lac Supérieur.

 

 

La gestion des pêches dans la zone de gestion des pêches n° 9

 

 


  Omble de fontaire (coaster). Crédit pour l'illustration : Eric Berglund

L'objectif en matière de gestion de cette zone de gestion des pêches est de restaurer et d'assurer le maintien d'une population de poissons diversifiée, saine et autoréglementée, dominée par des espèces indigènes, ainsi que de garantir la durabilité des pêches.

 

Dans le passé, les eaux de la zone de gestion des pêches n° 9 accueillaient une population de poissons d'eau froide au large de la côte, dominée par le touladi, le grand corégone et le cisco. Les zones à proximité de la rive accueillaient l'esturgeon jaune, le doré jaune, l'omble de fontaine, la perchaude et le grand brochet. Des changements ont été apportés à la population de poissons à la suite d'invasions d'espèces exotiques et de la perte de l'habitat. Par conséquent, la gestion des pêches dans la zone de gestion des pêches n° 9 met l'accent sur la restauration de la population de poissons.

 

La zone de gestion des pêches n° 9 comprend des zones de pêche récréative et touristique aux espèces indigènes comme le touladi, le doré jaune, la perchaude et l'omble de fontaine (coaster) ainsi qu'aux espèces introduites telles que le saumon quinnat, le saumon coho et la truite arc-en-ciel dans les eaux libres et les affluents. La pêche commerciale active au grand corégone, au doré jaune, au cisco, au touladi et à la perchaude est pratiquée dans la zone de gestion des pêches n° 9. Les modifications continuellement apportées à la population de poissons continuent d'influer sur les pêches dans la zone de gestion des pêches n° 9.

 

L'Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs a créé en 2009 le Conseil consultatif de la zone de gestion des pêches n° 9 en vue de fournir des conseils aux directeurs du MRN responsables de la gestion des pêches dans cette zone. Compte tenu de la diversité des utilisations et des problèmes nuisant à l'écosystème et aux ressources halieutiques de la zone (p. ex., la pêche récréative et commerciale, le tourisme, la réhabilitation des espèces indigènes, etc.), on prévoit que le Conseil consultatif de la zone de gestion des pêches n° 9 abordera des sujets qui englobent les utilisations multiples et les espèces de poissons.

 

 

Parmi les nombreux sujets qui ont été soulignés comme étant prioritaires par le Conseil consultatif, citons les suivants :

  • la réhabilitation des espèces indigènes de la baie Black et la rivière Black Sturgeon;
  • la disponibilité des données de contrôle et d'évaluation sur la population de poissons;
  • la compréhension des liens entre la pêche commerciale et récréative en ce qui a trait à l'affectation des ressources halieutiques;
  • l'examen des règlements sur la pêche sportive et commerciale et la recommandation de modifications éventuelles à apporter à ces derniers;
  • la formulation de commentaires sur divers documents et initiatives du MRN.

 

   

Gestion internationale sur le lac Supérieur

 

Gestion des pêches

 

Les ressources aquatiques du lac Supérieur, notamment les eaux de la zone de gestion des pêches n° 9, sont gérées en collaboration par le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario, le gouvernement fédéral canadien, les États du Minnesota, du Wisconsin et du Michigan, la Chippewa Ottawa Resources Authority, la Great Lakes Indian Fish and Wildlife Commission et des organismes fédéraux des États-Unis, dont le U.S. Fish and Wildlife Service et la U.S. Geological Survey. La Commission des pêcheries des Grands Lacs coordonne cette approche coopérative de gestion et dirige des activités de gestion de la lamproie.

 

La planification stratégique des pêcheries des Grands Lacs est orientée par le plan stratégique de gestion des pêcheries des Grands Lacs (anglais seulement). En vertu de ce dernier, on a établi, pour chacun des Grands Lacs, des objectifs relatifs aux populations de poissons propres au lac. Les objectifs relatifs à la communauté halieutique du lac Supérieur (anglais seulement) fournissent des directives à long terme pour les programmes de gestion des pêches du lac Supérieur.

 

   

Projet intéressant le MRN et le Conseil consultatif de la zone de gestion des pêches n° 9 :
 

Évaluation environnementale de la baie Black et de la rivière Black Sturgeon

La baie Black est une grande baie située sur la rive nord du lac Supérieur.Dans le passé, la baie Black accueillait la plus grande population de dorés jaunes dans le lac Supérieur. En 1968, la population a chuté en raison d'un ensemble de facteurs, dont la surpêche et la perte de l'habitat. Il semblerait que la construction d'un barrage sur la rivière Black Sturgeon a bloqué l'accès aux zones de frai du doré jaune ainsi que de l'esturgeon jaune et d'autres espèces de poissons indigènes.

Young lake sturgeon by Eric Burglund, UGLMU

L'esturgeon jaune. Crédit pour l'illustration : Eric Berglund
Le ministère des Richesses naturelles envisage de démolir le barrage existant sur la rivière Black Sturgeon et de le remplacer par une nouvelle barrière en amont pour la lamproie.La démolition du barrage permettrait le passage des poissons dans les zones qui sont réputées avoir été d'importants sites de frai pour les espèces indigènes. Le remplacement du barrage par une barrière davantage en amont continuerait de favoriser l'efficacité et la rentabilité des mesures de contrôle de la lamproie envahissante dans le bassin versant de la rivière Black Sturgeon. La démolition du barrage existant répondrait en outre aux préoccupations structurelles qui ont été exprimées par des ingénieurs du MRN.


Le barrage existant et le site du projet de nouvelle barrière pour la lamproie se situent dans les limites du parc provincial de la rivière Black Sturgeon. La proposition de désaffectation du barrage fait l'objet d'une évaluation en vertu de l'évaluation environnementale de portée générale relative aux parcs provinciaux et aux réserves de conservation (anglais seulement).Le ministère sollicite actuellement les commentaires du public sur la proposition, qui est décrite dans le document intitulé Description du projet (PDF, 92 ko).