Partenariats pour la gestion du maskinongé


Le maskinongé jouit d’une réputation presque mythique parmi les pêcheurs de l’Ontario. Son caractère insaisissable, son appétit vorace, ses qualités combatives et la grande taille qu’il peut atteindre en font l’une des espèces les plus prisées de la province.

 

Par l’entremise de ses 13 chapitres, Muskies Canada Inc. travaille à la protection du maskinongé et de son habitat, à améliorer les pêcheries de maskinongés locales et à sensibiliser la population au sujet de ce magnifique poisson.

 

Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario et Muskies Canada travaillent en collaboration à plusieurs projets de recherche et de gestion, dont les suivants :

 

Les biologistes du MRN Brad Allen et Jason Borwick retirent les œufs d’un maskinongé femelle.

Restauration du maskinongé dans le lac Simcoe – Ce projet a pour objectif de rétablir le maskinongé dans le lac Simcoe. Tous les printemps, on recueille des œufs sauvages dans la fosse Gloucester en aval du lac et on les fait éclore. On les élève ensuite jusqu’à l’âge d’un an avant de les remettre soigneusement en liberté dans le lac Simcoe. Le chapitre de Toronto de Muskies Canada épaule le MRN dans ce projet.

 

Affiches « Sachez les reconnaître » – Le maskinongé et le grand brochet sont de taille et de forme semblable et il peut être difficile de les différencier. Ce projet a pour objectif d’enseigner la population à reconnaître ces deux espèces. Des affiches sont installées à divers endroits en Ontario, dont des rampes de mise à l’eau, des marinas et des gîtes. En 2009, on espère installer plus de 200 de ces affiches dans la région des lacs Kawartha.

 

Programme bénévole de journal du pêcheur – Dans le cadre de ce programme, les pêcheurs de maskinongé conservent un journal de leurs activités de pêche pour appuyer la recherche et la gestion du maskinongé. Les pêcheurs prennent note des endroits où ils ont fait la pêche, du temps qu’ils ont passé à la pêche, des poissons qu’ils ont pris et de la taille de tout maskinongé qu’ils ont attrapé puis remis en liberté. Tous les chapitres de Muskies Canada participent au programme et transmettent, depuis 30 ans, les données ainsi recueillies au MRN. En se servant des données des pêcheurs, les gestionnaires de la pêche peuvent surveiller dans le temps les populations de maskinongés dans divers plans d’eau de l’Ontario. 

 

Un biologiste du MRN, Andy McKee, insérera un radioémetteur dans ce maskinongé de la rivière Saugeen.

Projet de radiométrie de la rivière Saugeen – La région d’Owen Sound est la cible d’un autre projet de recherche sur le maskinongé qui s’étend sur plusieurs années. Le projet de radiométrie de la rivière Saugeen consiste à capturer des maskinongés et à insérer un petit radioémetteur dans le poisson par une petite incision pratiquée dans la peau. Les signaux des radioémetteurs permettent au MRN et aux membres de Muskies Canada de surveiller les mouvements des poissons et leurs préférences en matière d’habitat dans la rivière Saugeen.  Le chapitre de Kitchener-Waterloo de Muskies Canada a pris part à ce projet en documentant les lieux de ponte et les habitats d’hivernage dans la rivière.
 

Étude sur la prise et la remise en liberté – De nombreux pêcheurs de maskinongé favorisent la prise et la remise à l’eau en tenant pour acquis que la majorité des poissons survivront au stress de la pêche. Les membres du chapitre de la vallée de l’Outaouais de Muskies Canada prêtent main-forte au chercheur Steven Cooke de l’université Carleton, qui fait une étude visant à déterminer les réactions physiologiques du maskinongé à la pêche et à examiner les taux de survie suite à la remise à l’eau. Les résultats de cette étude devraient permettre l’élaboration de directives pour la manipulation et la remise en liberté sécuritaires de gros poissons comme le maskinongé.

 

Surveillance des jeunes de l’année dans le fleuve Saint-Laurent – Chaque année, des membres du chapitre de Gananoque, en collaboration avec le ministère des Richesses naturelles et le parc national du Canada des Îles-du-Saint-Laurent, attrapent à la seine des maskinongés nés au printemps. Ce projet permet au MRN de cibler et d’évaluer les habitats de nourricerie du maskinongé en vue de sa protection future.