Activité no 2  Ressource 1 - Truite brune

Truite brune

Avec la permission de:  Wisconsin Department of Natural Resources


 

Truite brune


Nom scientifique :  Salmo trutta


Salmo signifie saumon en latin, le groupe auquel appartient la truite brune.
trutta est le mot latin pour truite.   

 

Native de l'Europe, la truite brune a été introduite volontairement dans les cours d'eau de l'Ontario en 1913. La truite brune peut vivre dans des eaux plus chaudes que la majorité des autres truites, ce probablement pourquoi elle a été introduite en Amérique du Nord. Elle est une espèce robuste et agressive qui devient une résidente permanente dans la plupart des régions où elle a été mise à l'eau. Elle est un prédateur important dans les cours d'eau actuellement trop chaud pour l'omble de fontaine.


Description

Truite brune=
Wisconsin Department of Natural Resources
  • Dos brun, flancs brun pâle ou argentés, ventre blanc
  • Gros points noirs ou rouges sur le corps, souvent entourés par un cercle plus pâle
  • Peu de points sur la queue
  • Rayon principal de la nageoire anale s'étend sur toute la longueur de la nageoire
  • Nageoire caudale (queue) courte et trapue
  • La gueule se prolonge au-delà des yeux
  • Nageoire caudale non fourchue

 

Poissons semblables

truite brune
Photo : Keith Scott
  • omble de fontaine
  • touladi
  • saumon de l'Atlantique


Caractéristiques principales pour l'identification

 

  • Peu de taches sur la queue.
  • Nageoire caudale non fourchue
  • La gueule se prolonge au-delà des yeux


Taille

 

  • Longueur moyenne dans les cours d'eau de l'Ontario : 20 à 40 cm (8 à 16 po); poids typique : 0,45 à 1,36 kg (1 à 3 lb)
  • Longueur moyenne dans les Grands Lacs : 35 à 60 cm (14 à 24 po); poids typique : 0,9 à 4,3 kg (2 à 9,5 lb)
  • Record pour l'Ontario : poids – 15,6 kg (34,4 lb), longueur – 96,5 cm (38 po), dans le lac Ontario.  


Répartition et habitat

Carte

Carte modifiée à partir de: Mandrak and Crossman (1992)

  • La truite brune a été introduite dans toutes les provinces canadiennes sauf à l'Île-du-Prince-Édouard et au Manitoba.
  • La truite brune se trouve dans beaucoup de cours d'eau du sud de l'Ontario, et on peut en récolter en bon nombre dans plusieurs tributaires de Grands Lacs et les ruisseaux intérieurs empoissonnés. Elle est aussi présente dans le lac Ontario et la baie Georgienne.
  • Dans le sud de l'Ontario, la truite brune fréquente les fosses ou les étangs alimentés par des cours d'eau. Bien qu'elle puisse se maintenir dans beaucoup de cours d'eau turbulents ou à courant rapide, elle semble préférer les eaux calmes.

 

Alimentation

 

  • Juvéniles : plancton, larves d'insectes, insectes et autres invertébrés.
  • Adultes : gros insectes aquatiques, écrevisses, salamandres, grenouilles et poissons plus petits.

Prédateurs

 

  • Poissons de plus grande taille, y compris la truite brune;
  • Nombreux parasites, y compris la lamproie;
  • Les humains.

 

Reproduction

 

  • Elle se reproduit à l'âge de 3 à 5 ans.
  • Elle fraie sur le gravier peu profond des cours d'eau supérieurs, et à l'occasion sur des hauts-fonds rocheux en bordure des lacs.
  • La femelle construit un nid peu profond, battant de la queue pour nettoyer le fond et chasser le limon.
  • La température propre au frai est habituellement de 6,7 à 8,9 °C (44 à 48 °F).
  • Elle fraie à l'automne ou au début de l'hiver, généralement après l'omble de fontaine.
  • Plusieurs mâles fraient avec une seule femelle.
  • Lorsque le frai est terminé, la femelle recouvre le nid de gravier.
  • Les œufs hivernent pendant cinq ou six mois avant d'éclore.
  • Il n'y a pas de soins parentaux.
  • Contrairement au saumon du pacifique, la truite brune ne meurt pas après le frai.

 

Conseils de gestion

 

  • Poursuivre la surveillance de la lamproie dans les Grands Lacs.
  • Faire en sorte que les limites de prises et les occasions de pêche sont compatibles avec les populations, et respecter les règlements de la pêche.
  • Si possible, insister sur la croissance et la naturalisation des populations plutôt que l'empoissonnement.
  • Protéger l'habitat et sa qualité.
  • Protéger et rétablir les zones riveraines afin de prévenir l'érosion, l'écoulement des polluants et l'augmentation des températures de l'eau.
  • Utiliser des pratiques exemplaires de gestion en ce qui concerne le développement rural et urbain, l'agriculture, la foresterie et d'autres industries.
  • RRéduire les surfaces dures (comme le béton) près des plans d'eau, qui ont pour conséquence d'augmenter les températures de l'eau d'écoulement.
  • S'asurer que les fosses septiques sont adéquates
  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre qui sont la cause de changements climatiques responsables de l'augmentation des températures de l'eau.
  • Recueillir des données à long terme qui permettent de surveiller la santé des communautés aquatiques ainsi que de déterminer et d'aborder les problèmes.

 

 

 

Retournez en Activité no 2