Travaux Scientifiques se Rapportant aux Grands Lacs

Des techniciens des pêcheries font des relevés de la température de l’eau, avec en arrière-plan un bateau de recherche de l’état de l’Ohio qui doit commencer des études hydroacoustiques de nuit sur le lac Érié.
Les agences de recherche américaines et le personnel du MRN collaborent à une étude de nuit sur les poissons du lac Érié.

La santé du bassin des Grands Lacs et l’utilisation de ses ressources naturelles sont reliées l’une à l’autre. Si les Grands Lacs jouissent d’une bonne santé écologique (si leurs eaux, leurs habitats, leur poisson, leur faune et leur flore sont en bonne santé), il s’ensuit que l’Ontario est en bonne santé, lui aussi.

 

Le ministère des Richesses naturelles est parmi plusieurs agences chargées de déterminer l’état de santé de l’écosystème du bassin des Grands Lacs. Il utilise pour cela plusieurs indicateurs.

 

Prenons entre autres le poisson. Le poisson est très sensible aux changements que subit son milieu. Si son milieu aquatique est en mauvaise santé, le poisson manifeste des signes de stress. Tel le canari dans une mine de charbon, le poisson stressé est un premier signe que l’environnement se porte mal. Et si les Grands Lacs sont en difficulté, il en est de même pour notre santé et notre bien-être.

 

Le ministère des Richesses naturelles recueille des données scientifiques sur les Grands Lacs. Il le fait pour plusieurs raisons :

  • pour avoir des données de base sur la santé des Grands Lacs, ce qui lui permet de noter les changements que subissent les espèces et les habitats (dont les zones humides riveraines);
  • pour aider les gestionnaires des ressources à prendre des décisions reposant sur des observations scientifiques, afin de gérer le mieux possible le poisson, les habitats aquatiques et les autres ressources vivantes des Grands Lacs (p. ex., pour aider à fixer des quotas de pêche qui pourront garantir la pérennité des ressources halieutiques);
  • pour prévoir les effets que les changements (changement climatique, espèces envahissantes, etc.) auront sur une espèce ou une population, ou sur la structure et la fonction d’un écosystème.

 

Il y a deux groupes au sein du ministère qui recueillent couramment des données et enrichissent nos connaissances sur les Grands Lacs. Ce sont ceux-ci :

  • les biologistes et les techniciens en ressources, qui surveillent l’état des populations de poissons et des réseaux trophiques des Grands Lacs;
  • les chercheurs scientifiques, qui font des études pour nous aider à comprendre la cause des changements et à voir ce que l’avenir pourrait nous réserver.
    Un biologiste mesure et étiquette un doré jaune pris dans une senne de la rivière Thames.
    Surveillance des populations de doré jaune de la rivière Thames, un affluent du lac Érié.

Sont parmi les travaux que font les biologistes, les scientifiques et les techniciens en ressources du ministère :

  • déterminer les effets que les espèces aquatiques envahissantes ont sur les espèces proies des lacs Supérieur et Huron, et comment cela se répercute sur les espèces prédatrices;
  • voir comment les espèces aquatiques envahissantes, telle la moule zébrée, perturbent les réseaux trophiques des Grands Lacs et réduisent l’abondance du grand corégone et de Diporeia spp. (un organisme ressemblant à une crevette minuscule, qui vit dans les fonds vaseux des Grands Lacs);
  • améliorer les outils (modèles informatiques) utilisés pour déterminer les stocks actuels et prévoir les stocks futurs du doré et de la perchaude dans le lac Érié, afin de fixer les quotas de prise pour les pêches commerciale et de loisir;
  • comprendre pourquoi une carence vitaminique pourrait nuire aux efforts déployés pour reconstituer les populations naturelles du saumon de l’Atlantique et du touladi dans le lac Ontario.

 

Les scientifiques et les biologistes font chaque année, aux réunions de la Commission des pêcheries des Grands Lacs, un compte rendu de l’état des ressources halieutiques des Grands Lacs ontariens.

 

Quel est donc l’état des Grands Lacs ontariens et de leurs ressources halieutiques ? Cliquez ici pour le savoir.

 

 

Photographie:

Techniciens des pêcheries: John Cooper, Ministère des Richesses naturelles

Doré jaune: Brian Locke, Ministère des Richesses naturelles