Ressources halieutiques des Grands Lacs

 
On tente à l'heure actuelle de réintroduire le saumon atlantique dans le lac Ontario.
 

On tente à l'heure actuelle de réintroduire le saumon atlantique dans le lac Ontario.


 
 
Le doré jaune est très recherché des amateurs de pêche sportive.
 

Le doré jaune est très recherché des amateurs de pêche sportive.


 
 
La perchaude est l'une des nombreuses espèces de poissons des Grands Lacs.
 

La perchaude est l'une des nombreuses espèces de poissons des Grands Lacs.


 

Les Grands Lacs ont plus de 150 espèces de poissons. Ils fournissent de bons poissons à manger et bien des heures de plaisir aux pêcheurs.

 

Le ministère des Richesses naturelles est chargé de gérer les ressources halieutiques des Grands Lacs.

 

La gestion de ces ressources est une affaire internationale, parce que l'Ontario partage les Grands Lacs et leurs poissons avec les États-Unis. Le ministère collabore avec de nombreux organismes et gouvernements pour protéger, rétablir et maintenir les populations de poissons des Grands Lacs, grâce à des plans, à des règlements, à des études scientifiques, à des programmes d'empoissonnement et à une bonne gestion écologique.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les accords et les organismes gouvernementaux qui participent à cet important travail.

 

Il y a plusieurs sortes de pêches dans les Grands Lacs :

  • Pêche chez les Autochtones. Plusieurs collectivités autochtones prennent du poisson dans les Grands Lacs.
  • Pêche commerciale. La pêche commerciale fait partie du patrimoine et de la culture des populations des Grands Lacs ontariens. Elle existe toujours dans certaines collectivités.
  • Pêche sportive. Les Grands Lacs sont parmi les meilleurs endroits au monde pour la pêche en eau douce.
  • Pisciculture. Il y a plusieurs stations piscicoles dans les Grands Lacs ontariens.
     

  

Pêche chez les Autochtones


Plus de 60 collectivités autochtones sont établies dans le bassin des Grands Lacs. Nombre d'entre elles pêchent pour se nourrir et plusieurs font de la pêche commerciale.

  

 

Pêche commerciale

 

Pêche commerciale en Lac Huron.
Pêche commerciale en Lac Huron

La pêche commerciale fait partie intégrante du patrimoine et de la culture des populations des Grands Lacs ontariens et rapporte tous les ans des millions de dollars à l'économie provinciale. Elle a donné naissance à de nombreuses petites villes, comme Port Dover et Port Stanley sur les rives canadiennes du lac Érié. Aujourd'hui, Kingsville et Wheatley Harbour comptent quelques-unes des plus grandes usines canadiennes de conditionnement de poisson d'eau douce.
Le ministère établit des quotas annuels (les prises maximales autorisées pendant une période donnée) et délivre chaque année des permis aux pêcheurs commerciaux des Grands Lacs.

Le poisson attrapé dans les eaux ontariennes des Grands Lacs est vendu sur les marchés intérieurs et internationaux. Tout le poisson pris au Canada et destiné aux marchés étrangers est inspecté conformément aux règles du gouvernement du Canada. Le poisson destiné au marché ontarien est inspecté par le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario et le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario. Le poisson des Grands Lacs, de haute qualité, est une source de nourriture importante.
 

En 2011, les titulaires de permis de pêche commerciale de l'Ontario ont pris presque 12 000 tonnes métriques (32,6 millions de livres) de poisson. La valeur à quai, ou le prix de gros, de ces prises varie selon les années. En 2011, elle a représenté 33 millions de dollars. (La valeur à quai est le prix du poisson au moment où il est déchargé des bateaux de pêche, avant qu'il soit transformé et commercialisé.)

En 2011, on estime que le conditionnement et la vente des produits de la pêche commerciale à des magasins d'alimentation et à des restaurants en Ontario, aux États-Unis et aux quatre coins du monde a rapporté à l'économie ontarienne 234 millions de dollars canadiens. Il y a plus de 500 titulaires de permis de pêche commerciale en Ontario.

Quelques faits saillants sur la pêche commerciale dans les eaux ontariennes des Grands Lacs :

 

  • Indépendamment de l'année, la pêche commerciale dans le lac Érié, surtout de la perchaude et du doré, représente environ 80 pour cent de la valeur globale des prises commerciales dans les Grands Lacs ontariens.
  • Parmi les Grands Lacs, c'est le lac Huron qui produit la plus grande quantité de grand corégone, poisson essentiellement vendu sur les marchés ontariens et américains. Le touladi, le doré et la perchaude sont également pêchés pour le commerce.
  • La principale espèce de poisson commercial du lac Supérieur est le grand corégone. Les baies Thunder et Black dans les eaux canadiennes du lac Supérieur représentent 90 pour cent des prises commerciales du cisco (hareng de lac). Le cisco est surtout pêché pour ses œufs, qui sont principalement exportés aux États-Unis et en Europe.
  • Le lac Ontario soutient une importante industrie de la pêche commerciale sur le plan local. La récolte commerciale provient essentiellement des eaux canadiennes du lac Ontario, à l'est de Brighton, dont la baie de Quinte et le Saint-Laurent. Diverses espèces y sont pêchées, dont la perchaude et le crapet-soleil.

 

 

Pêche sportive

 

Les Grands Lacs sont des plus populaires auprès des amateurs de pêche sportive.
Les Grands Lacs sont des plus populaires auprès des amateurs de pêche sportive.

En Ontario, plus d'un million de personnes pratiquent tous les ans la pêche sportive, plus de 30 p. 100 d'entre le faisant dans les Grands Lacs et leurs affluents. Les pêcheurs sportifs des Grands Lacs dépensent chaque année plus de 600 millions de dollars en matériel, en frais de transport, en nourriture et en hébergement.
Le ministère établit les règlements qui servent à gérer cette ressource et à garantir une pêche sportive florissante dans les Grands Lacs.


Faits saillants :

  • Le lac Supérieur contient des ombles de fontaine dignes des plus beaux trophées.
  • La pêche à l'achigan dans la baie Georgienne (lac Huron) et dans la baie Long Point (lac Érié) est incomparable.
  • Dans le lac Érié et dans la baie de Quinte (lac Ontario), on trouve les dorés parmi les plus gros des Grands Lacs.
  • Dans les lacs Huron et Ontario, la pêche aux saumons-trophées et à la truite est la plus exceptionnelle de la province.


Chaque Grand Lac a sa zone de gestion des pêches, soit une zone géographique pour laquelle sont établis des règlements de pêche, comme les quotas et les périodes de pêche autorisées.


À quelques exceptions près, le poisson pris dans les Grands Lacs est bon à consommer. Pour plus de renseignements sur la consommation de poisson, veuillez consulter le Guide de consommation du poisson-gibier de l'Ontario et les lignes directrices de Santé Canada.


Vous avez besoin de plus d'informations sur la pêche sportive en Ontario? Consultez Pêche en ligne.

 

 

Pisciculture


Le ministère est responsable des lois et règlements régissant la pisciculture et les exploitations piscicoles. En Ontario, l'industrie de l'aquaculture commerciale (Grands Lacs et terrestre) rapporte de 55 à 60 millions de dollars à l'économie provinciale et produit annuellement plus de 3 900 tonnes (environ neuf millions de livres) de poisson.


En Ontario, la pisciculture en cages (à des fins commerciales) est principalement pratiquée dans le chenal du Nord du lac Huron (île Manitoulin) et la baie Georgienne. La truite arc-en-ciel est la seule espèce de poisson élevée dans des stations piscicoles des Grands Lacs. Environ 3 700 tonnes (environ 8,2 millions de livres) de truites arc-en-ciel sont produites chaque année, ce qui rapporte annuellement à l'économie ontarienne environ 50,7 millions de dollars.
 

 

Empoissonnement

Des stocks de poissons servent souvent à reconstituer les populations piscicoles autochtones
Des stocks de poissons servent souvent à
reconstituer les populations piscicoles autochtones.

 

Des stocks de poissons servent souvent à reconstituer les populations piscicoles autochtones.

L'empoissonnement (peuplement des eaux en poissons) est un des outils qu'emploient les gestionnaires des ressources halieutiques. L'Ontario introduit dans les Grands Lacs plus de quatre millions d'alevins chaque année.

Des espèces non indigènes, tel le saumon quinnat, sont introduites dans les Grands Lacs pour soutenir la pêche de loisir. Des espèces indigènes, tels le touladi et le doré, sont introduites dans les Grands Lacs pour aider à accroître leurs populations, qui étaient nombreuses autrefois.

Le saumon de l'Atlantique, une espèce indigène, croissait en abondance autrefois dans le lac Ontario, mais il a disparu du lac à la fin des années 1800. On s'efforce maintenant de le réintroduire dans le lac. L'empoissonnement est un des outils que l'on emploie à cette fin.
 

 

 

 

 

 

Photographie:
Saumons atlantiques: Russ Bobrowski, Trent University
Doré jaune: Ministère des Richesses naturelles
La perchaude: Michigan Sea Grant
Pêche commerciale : Jason Mortlock
Coffre à pêche: Stock Photo
D'œufs de saumons: Ministère des Richesses naturelles