Une Action Concertée Pour Rétablir La Santé Des Grands Lacs

En 1972, le Canada et les États-Unis ont signé un accord jugé historique : l'Accord relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs (AQEGL). Cet accord vise à rétablir et à maintenir l’intégrité chimique, physique et biologique de l’écosystème du bassin des Grands Lacs au profit des générations d'aujourd'hui et de demain.

 

L'accord est administré par la Commission mixte internationale, créée il y a près de 100 ans pour régler, au nom des deux gouvernements fédéraux, les différends relatifs aux eaux limitrophes.

 

L'accord a donné lieu à deux outils importants, outils que le ministère des Richesses naturelles soutient très activement et qui aident toutes les intéressés à concrétiser ses objectifs. Ces outils sont :

  • les plans d'aménagement panlacustre ou PAP
  • les plans d'assainissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

 

Plans d'aménagement panlacustre (PAP)

Le lac Huron au parc provincial Killbear
Le lac Huron au parc provincial Killbear – Photo: MRN

Les Grands Lacs et le lac Sainte-Claire sont reliés entre eux, mais sont physiquement, biologiquement, chimiquement et géographiquement différents les uns des autres. La planification de la gestion globale des lacs est une approche écosystémique à laquelle participent des agences fédérales, provinciales et américaines. Ces dernières travaillent ensemble pour protéger, restaurer et surveiller la santé de l'écosystème de chaque Grand Lac et du lac Sainte-Claire.

 

 

 

 

Aujourd'hui, le lacs Supérieur, Érié et Ontario ont chacun leur PAP. Le lac Huron fait l'objet d'un partenariat binational.

 

Chaque PAP décrit l'état du lac, les causes de la dégradation et les mesures à prendre pour rétablir la santé du milieu.

 

Secteurs préoccupants (SP)

Rivage du lac Supérieur
Rivage du lac Supérieur – Photo : MRN


Un secteur dit « préoccupant » est une zone où la dégradation de l'eau ou de l'habitat est telle que la santé de la population peut en être affectée et où il n'est peut-être plus possible de maintenir des populations fauniques en bonne santé. Donnons à ce titre des exemples : malformations chez les poissons, pollution des plages et altération du goût ou de l'odeur de l'eau potable.

 

Des secteurs préoccupants ont été détectés à divers endroits dans tout le bassin des Grands Lacs, dont plusieurs dans les eaux canadiennes.

  • Sur le lac Supérieur : Thunder Bay, baie Nipigon, baie Jackfish, havre Peninsula et la rivière Sainte-Marie
  • Sur le lac Érié : rivière Sainte-Claire, rivières Détroit et Niagara
  • Sur le lac Ontario : port de Hamilton, Toronto, Port Hope, baie de Quinte et Saint-Laurent à Cornwall

Concernant le lac Huron, deux des zones les plus dégradées, le havre Collingwood et le bras Severn, ont été si bien rétablies grâce aux travaux d'assainissement qu'elles ne figurent plus sur la liste des secteurs préoccupants. Un troisième endroit, le havre Spanish, fait de bons progrès et est maintenant considéré comme un secteur en voie de rétablissement.

 

En avril 2010, le Canada et l'Ontario ont célébré la radiation du port de Wheatley (lac Érié) de la liste des secteurs préoccupants dans le bassin des Grands Lacs. Aujourd'hui, l'écosystème est rétabli. Les poissons et les populations fauniques dans le port de Wheatley sont sains. Les poissons y sont abondants et la qualité de l'eau s'est améliorée.

 

De plus, toutes les mesures prévues par le Canada, l'Ontario et les partenaires communautaires pour restaurer la qualité environnementale à Cornwall, sur le fleuve Saint-Laurent, et dans la baie Jackfish, sur le lac Supérieur ont été prises et des consultations sont en cours avec ces communautés pour décider des prochaines étapes.

 

De nombreux partenaires, dont le ministère des Richesses naturelles, unissent leurs efforts pour dépolluer les secteurs préoccupants des Grands Lacs.