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| La rive nord du lac Ontario regorge de paysages pittoresques et diversifiés. |
Le lac Ontario est le plus oriental des Grands Lacs et le plus petit en superficie. Il reçoit les eaux du lac Érié par la rivière Niagara et se jette dans le Saint-Laurent, l’un des plus longs fleuves du monde.
Le Saint-Laurent prend sa source aux Milles Îles, dans l’Est de l'Ontario, et coule sur 1 200 kilomètres avant de se jeter dans l'océan Atlantique. Il traverse la Voie maritime du Saint-Laurent, un axe de transport fluvial international qui relie des villes intérieures (p. ex., Thunder Bay, sur les rives du lac Supérieur) au golfe du Saint-Laurent et à l'Atlantique.
Dans les bassins du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, la population s’élève à plus de huit millions d’habitants. Les grands centres industriels et urbains de l'Ontario, dont Toronto, Mississauga et Hamilton, se concentrent sur la rive nord-ouest du lac Ontario, dans la région appelée « Golden Horseshoe », une des régions du Canada connaissant la croissance la plus rapide. Parmi les agglomérations situées sur les rives du lac Ontario, citons Oakville, Cobourg, Brighton, Kingston et Cornwall, sur le Saint-Laurent.
L’ouest et le centre du lac Ontario soutiennent une importante pêche sportive (on les empoissonne de saumons et de truites). La baie de Quinte est également bien connue pour son excellente pêche au doré et à l'achigan. Le bassin Est du lac abrite des espèces de poissons d'eaux chaudes et d’eaux froides, comme l'achigan, le grand brochet, les crapets et le maskinongé.
La partie orientale du lac Ontario soutient une importante industrie de la pêche commerciale sur le plan local. La récolte commerciale provient essentiellement des eaux canadiennes du lac Ontario, à l’est de Brighton, dont la baie de Quinte et le Saint-Laurent. Plus d’une douzaine d’espèces de poissons d'eaux chaudes et froides y sont pêchées, dont la perchaude et le crapet-soleil, principalement pour le marché américain.
Comme le lac Ontario est situé en aval des autres Grands Lacs, il reçoit des polluants produits par les activités industrielles, agricoles et d'autres activités humaines de toute la région des Grands Lacs. Il n'est donc pas surprenant que son écosystème ait radicalement changé depuis deux derniers siècles.
Heureusement, l'état du lac s'est amélioré grâce à l'interdiction des rejets de substances toxiques. Plusieurs espèces fauniques indigènes, dont l'aigle à tête blanche et le balbuzard pêcheur, ont fait un retour spectaculaire. Le combat n'est toutefois pas gagné pour d'autres espèces. À titre d’exemple, les populations de poissons du lac Ontario subissent l'agression d'espèces envahissantes comme la moule zébrée et le gobie, qui ont été introduites dans les Grands Lacs. C'est pourquoi les travaux de gestion des ressources halieutiques qui ont lieu à divers endroits du lac Ontario commencent à se concentrer sur la reconstitution des populations d'espèces indigènes, dont le touladi, le cisco de profondeur, le saumon de l'Atlantique et l'anguille d’Amérique.
Photographie:
Doug Hamilton

(en anglais
seulement) objectifs reliés aux populations de poissons, objectifs reliés aux écosystèmes aquatiques, rapport sur l'état du lac Ontario, etc.