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| Le lac Supérieur est le plus étendu des Grands Lacs de l'Ontario. |
Le lac Supérieur est au début de la chaîne des Grands Lacs et celui qui est le plus au nord. Il est aussi le plus étendu, le plus profond, le plus froid et le plus vierge des Grands Lacs. Par sa superficie, il est le plus grand lac d’eau douce au monde. Il se déverse dans le lac Huron par la rivière Sainte-Marie. Très lentement.
Presque toute l'eau du lac Supérieur provient de la fonte de glaciers, il y a plus de 10 000 ans. Il faut près de 200 ans pour que toute son eau soit remplacée, par les précipitations (pluie, neige, etc.) et l'eau des rivières et ruisseaux qui s'y déversent. C'est celui parmi les Grands Lacs dont la période de reconstitution des eaux est la plus longue.
Comptant plus de 113 000 habitants, Thunder Bay est la plus grande ville sur les rives canadiennes du lac Supérieur et un port international de grande activité. Vient ensuite Sault Ste. Marie, appelée le « centre » des Grands Lacs, car elle est située au point de contact entre les lacs Supérieur et Huron.
Que ce soit la pêche à la traîne (saumon et touladi), la pêche sous la glace (grand corégone) ou la pêche dans les baies protégées (perchaude), les pêcheurs sont choyés. Il y a aussi d’excellentes possibilités de prendre de la truite et du saumon dans les nombreux affluents du lac Supérieur. En raison de leur grande taille, le touladi et l'omble de fontaine sont des espèces très prisées des pêcheurs.
Le grand corégone est la principale espèce commerciale. Les baies Thunder et Black représentent 90 p. 100 des prises commerciales du cisco dans les eaux canadiennes du lac Supérieur. Le cisco est pêché surtout pour ses œufs, qui sont expédiés principalement aux États-Unis et en Europe.
Il y a peu d'agriculture et peu de présence humaine du côté canadien du bassin du lac Supérieur. La région est presque entièrement sauvage. Elle est riche en ressources naturelles et en beaux paysages. Le lac Supérieur étant si vaste et si éloigné du centre industriel de l'Ontario, il est difficile de croire qu'il puisse être atteint par bon nombre des problèmes qui touchent les autres Grands Lacs. C'est pourtant le cas.
Les rives à l'est est et à l'ouest de Thunder Bay et celles au nord de Sault Ste. Marie – les zones les plus densément peuplées sur les rives canadiennes du lac Supérieur – sont en train de perdre d'importantes zones naturelles et, par conséquent, d'importants habitats halieutiques et fauniques, à cause de l'urbanisation et d'autres sortes d'aménagement régional. Le lac Supérieur a très peu de zones humides riveraines. Par conséquent, même les petites pertes sont préoccupantes.
Toute cette activité humaine exerce des pressions sur les ressources halieutiques du lac Supérieur. Les biologistes du ministère des Richesses naturelles collaborent avec des exploitants forestiers à grande échelle dans le cadre du processus de planification de la gestion forestière afin de s'assurer que la construction des routes d'accès et les autres activités ne nuisent pas aux habitats où frayent l'omble de fontaine, le doré jaune et l'esturgeon de lac. Les biologistes du Ministère travaillent également de concert avec les exploitants d'installations hydroélectriques afin de maintenir des niveaux et des débits d'eau favorables pour les adultes en frai et les jeunes de ces espèces.
Étant à la fois au début et à la fin du système des Grands Lacs, le lac Supérieur boucle la boucle du transport maritime par les Grands Lacs. Il est par conséquent un endroit où sont libérées de nombreuses espèces aquatiques dites « envahissantes ». Parmi les Grands Lacs, c'est dans le lac Supérieur où la présence d'espèces envahissantes est la plus grande par rapport à celle des espèces indigènes. Certaines espèces indigènes sont aujourd'hui moins nombreuses qu'autrefois. Heureusement, aucune n'a disparu du lac Supérieur.
Photographie
Phil Kor

(en anglais seulement)