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| Tieleman Westerhout (à gauche) voulait préserver l’habitat de la faune sauvage. Photo : Jason Mortlock |
En direction nord de Clinton, en Ontario, juste avant le chemin Londesboro, la route de comté 8 grimpe. Arrivé au sommet, on découvre en contrebas vers le nord-ouest une vallée verdoyante. Sur les pentes, de jeunes feuillus lui font reprendre vie et, dans les terres humides, une eau limpide s’écoule dans la rivière Maitland.
Cette vallée est un site de démonstration qui vise à montrer aux propriétaires fonciers que le rétablissement des terres humides est du domaine du possible, que de nouvelles forêts peuvent stabiliser les terres sujettes à l’érosion et que la prairie gérée par couvert arbustif fournit une oasis à la faune. Lieu enchanteur où des chevreuils, des dindons sauvages et d’autres bêtes intéressantes se promènent en liberté.
Il y a à peine quelques années, devant un petit morceau de terre de 36 hectares (90 acres environ), Brad Westerhout et son père, Tieleman, ne purent que se gratter la tête. Éleveurs de volaille et producteurs de cultures industrielles prospères dans une région où les cultures sont reines, cette parcelle de terrain ne valait tout simplement pas la peine d’être labourée.
« Mais nous étions d’accord pour que cette terre soit au moins de quelque utilité », dit Brad. Ces avides chasseurs et amoureux de la nature s’adressent alors au Conseil d'intendance environnementale du comté de Huron pour qu’il leur donne des conseils et les aide.
La partie centrale de ce terrain, situé dans une petite vallée entre deux pentes, était jadis une terre humide. À l’époque où l’on utilisait une charrue tirée par un cheval pour labourer les champs, un fossé de drainage avait été creusé dans ce lopin de terre humide pour pouvoir y faire un peu de cultures. Mais, lorsque l’agriculture mécanisée à grande échelle prit le relais, cette petite parcelle de forme irrégulière fut abandonnée et devint un pâturage.
Lorsqu’ils achètent la ferme, les Westerhout se disent qu’ils pourraient planter quelques arbres dans la vallée. « Mais nous nous sommes sans doute laissé un peu emporter », dit Brad Westerhout en riant. Encouragés et soutenus par divers offices de protection de la nature et après la plantation de six mille arbres, Brad et son père ont redonné aux terres humides du fond de la vallée leur fonction première et reboisé quelques parties des pentes et des hautes terres. Ils ont laissé d’autres parties en prairie avec un couvert arbustif pour fournir une diversité d’habitats.
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| Brad Westerhout (à droite) admire un des 6 000 arbres plantés. Photo : Jason Mortlock |
Les Westerhout ont rétabli les zones humides à l’automne 2008 et terminé la plantation des arbres au printemps 2009 : caryers cordiformes, cerisiers tardifs, chênes rouges, chênes à gros fruits et chênes bicolores. La restauration des terres humides a exigé la création de quatre cellules séparées pour intercepter et retenir les eaux de surface traversant la zone. Compte tenu du potentiel de démonstration de la zone, ils ont utilisé un type de contrôle du niveau d’eau différent dans chaque cellule.
Le Conseil d'intendance environnementale a travaillé en étroite collaboration avec le bureau de Clinton du ministère des Richesses naturelles et l’Office de protection de la nature de la vallée de la Maitland pour obtenir de l’aide et les permis nécessaires. Le MRN dans le cadre de l’Accord Canada-Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs (ACO), Canards Illimités Canada, le Plan environnemental de la ferme, le Projet d'assainissement de l'eau du comté de Huron (Huron Clean Water Project) et la fondation Arbres Ontario ont aussi participé au projet à titre de bailleurs de fonds, de conseillers et en offrant d’autres formes d’aides.
Grâce au rétablissement de ses terres humides et au reboisement de ses pentes, cette petite vallée a plus d’eau, de meilleure qualité qui plus est, et une plus grande variété d’habitats pour la faune. Un clin d’œil pour les propriétaires curieux qui possèdent une parcelle de terre humide « orpheline », marginale, mais précieuse et susceptible d’être restaurée, dans le comté de Huron.
For more information, contact:
- Steve Bowers, coordonnateur de l'intendance environnementale, Conseil d'intendance environnementale du comté de Huron, Ministère des Richesses naturelles, Clinton, 519 482-3661
- Andy McKee, coordonnateur de l'écosystème du bassin des Grands Lacs – Lac Huron, Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs, ministère des Richesses naturelles, Owen Sound, 519 371-5449

