Capture de l’esturgeon jaune dans tout le lac Supérieur

Les organismes de gestion des pêches provinciaux, fédéraux et ceux des États américains de la région du lac Supérieur surveillent ensemble les populations d’esturgeons jaunes dans le lac. Selon une méthode conçue par le Lake Superior Lake Sturgeon Working Group (groupe de travail sur l’esturgeon jaune du lac Supérieur) de la Commission des pêcheries des Grands Lacs, les organismes travaillent indépendamment et conjointement à la capture et à l’étiquetage des jeunes esturgeons jaunes à proximité des rivières de leur naissance.

Lake Huron fisheries technicians sort fish
Ian Senecal tient un esturgeon jaune pesant 22 kg (48,5 lb)

À Sault Ste. Marie, en Ontario, les biologistes de l’Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs du ministère des Richesses naturelles et du programme des espèces en péril du district capturent et étiquettent les jeunes esturgeons jaunes, en collaboration avec le Laboratoire des Grands Lacs pour les pêches et les sciences aquatiques de Pêches et Océans Canada.

 

Tous les jours, une équipe d’évaluation de l’Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs remonte quatre ou cinq filets maillants et effectue des mesures (longueur, poids, etc.) sur les esturgeons qu’elle capture. Un membre de l’équipe retire un peu de matériel osseux de chaque poisson, matériel qui sert à déterminer l’âge de celui-ci. Une petite étiquette à transpondeur passif intégré (PIT) est introduite sous l’une des plaques osseuses dures ou scutelles, situées le long du dos du poisson. Un autre membre de l’équipe fait une petite incision dans le ventre du poisson et y insère une étiquette externe légèrement plus grande, celle-ci indiquant que ce poisson a été capturé dans le cadre de l’étude sur l’esturgeon jaune menée dans les eaux de l’Ontario.

 

Pendant l’examen, les poissons attrapés sont conservés au frais et bien oxygénés dans un grand abreuvoir muni d’une pompe de circulation.

 

L’équipe attrape régulièrement des esturgeons jaunes mesurant de 15 centimètres à 1,5 mètre de long. À l’occasion, elle remonte un esturgeon d’une taille monstrueuse qui, sans attendre, brise le filet et s’échappe. Au cours des deux étés pendant lesquels il a fait partie de l’équipe d’évaluation, Ian Senecal, un technicien des pêches à l’Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs du ministère, a manipulé plus de 450 esturgeons, bien plus que la plupart des biologistes des pêches au cours de toute leur vie professionnelle.

 

Les poissons gardent les étiquettes PIT toute leur vie. Il est possible de lire l’étiquette d’un poisson à l’aide d’un scanner portable pour déterminer si celui-ci a déjà été capturé. Comme l’esturgeon est un poisson qui vit longtemps (quelquefois plus de 100 ans) et que les étiquettes externes ont tendance à se détacher, cette technologie aidera les biologistes des pêches pour un bon nombre d’années. En outre, les biologistes seront en mesure de rechercher des données et d’autres renseignements sur le site Web consacré à l’esturgeon jaune des Grands Lacs à site que maintient le Fish and Wildlife Service des États-Unis.

 

Les biologistes du ministère et leurs partenaires essaient de constituer un portrait détaillé du cycle de vie des populations d’esturgeons jaunes du lac Supérieur. Dans le cadre d’un projet future, les biologistes se serviront d’une antenne-réseau immergée reliée à un receveur terrestre pour aider à suivre les déplacements des esturgeons étiquetés d’âge adulte qui commencent à remonter au printemps les affluents du lac Supérieur pour frayer. Il faut constamment surveiller les populations d’esturgeons jaunes, jeunes et adultes, du lac Supérieur pour évaluer les progrès réalisés vers le retrait du poisson de la catégorie des espèces dites menacées dans les Grands Lacs.

 

L’étude sur l’esturgeon jaune dans le lac Supérieur a pu être réalisée grâce aux subventions octroyées dans le cadre de l’Accord Canada-Ontario concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs de 2007 et à l’appui apporté à l'Initiative binationale coopérative scientifique et de surveillance par les gestionnaires des pêches d’Environnement Canada et de la Environmental Protection Agency des États-Unis.

 

Cliquer ici pour voir une carte des affluents du lac Supérieur comptant des populations reproductrices d’esturgeons


Partenaires et promoteurs du projet :

 

Les partenaires de cette étude panlacustre sont :

  • En Ontario :
      • Laboratoire des Grands Lacs pour les pêches et les sciences aquatiques de Pêches et Océans Canada
      • Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario
  • Aux États-Unis :
      • Fish and Wildlife Service des États-Unis, Ashland
      • Minnesota Department of Natural Resources
      • Michigan Department of Natural Resources
      • Wisconsin Department of Natural Resources
      • 1854 Treaty Authority
      • Great Lakes Indian Fish and Wildlife Commission
      • Redcliff Tribe Natural Resource Division
      • Keweenaw Bay Indian Community
      • Fond du Lac Tribe
      • Bay Mills Tribe
      • Lake Superior State University
      • Michigan Technical University
      • Tribu Grand Portage

Pour plus de renseignements, veuillez contacter :

  • Sue Greenwood, biologiste, Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs – Lac Supérieur, Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Sault Ste. Marie, 705 946-7488
  • Marilee Chase, coordonnatrice de l'ACO pour le bassin du lac Supérieur, Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs – Lac Supérieur, Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Thunder Bay, 807 475-1371

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