Des partenariats bénéfiques
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| Pygargue à tête blanche en vol. Photo: D. Menke, USFWS |
Des gens comme vous et moi. Des organismes et des gouvernements. Des groupes communautaires et des groupes de conservation de la nature. Des particuliers et de généreux commanditaires du secteur privé. Tous viennent en aide au ministère des Richesses naturelles (MRN) pour protéger et rétablir la diversité biologique des Grands Lacs. Pour ce faire, il faut que nous travaillions tous en étroite collaboration sous l'égide de l’Accord Canada-Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs (ACO).
Faits concernant le pygargue à tête blanche
Le pygargue à tête blanche, qui vit uniquement en Amérique du Nord, appartient au groupe des aigles, qui compte 59 espèces dans le monde. À l'âge adulte, soit entre l'âge de quatre et huit ans, la livrée de l'oiseau est brun foncé et contraste vivement avec les plumes blanches de la tête ainsi qu’avec le bec et les pattes jaunes. Il peut atteindre une envergure de deux mètres (ou presque sept pieds) et mesurer autour d'un mètre de haut et de long (31 pouces).
Il se nourrit de poissons ou d'oiseaux aquatiques morts, mais aussi de petits mammifères, d'amphibiens et de reptiles. En hiver, son régime alimentaire se compose surtout de charognes de chevreuils.
En général, les pygargues à tête blanche forment des couples pour la vie, mais si un des partenaires meurt ou disparaît, l’autre s’en trouvera un nouveau. La femelle pond d'un à trois œufs blancs dans un immense nid, reconnaissable entre tous, car il est confectionné de grosses branches et perché dans la partie supérieure des arbres.
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| Alastair Mathers |
Alastair Mathers coordonne à Picton les projets du ministère dans le bassin du lac Ontario en vertu de l'ACO. « Le pygargue à tête blanche fait partie de la biodiversité et de l'écosystème naturel du bassin oriental du lac Ontario. Jadis, il était présent sur tout le continent », dit-il.
Pourquoi faut-il se porter au secours du pygargue à tête blanche?
« Au début du 20e siècle, le pygargue à tête blanche a commencé à disparaître des rives des Grands Lacs inférieurs, des rivières de l'est de l'Ontario et du haut Saint-Laurent. À cette époque, les observateurs avaient recensé 200 couples. Dans les années 1960, il n'y avait plus un seul pygargue à tête blanche dans le bassin du lac Ontario », souligne Alastair Mathers.
« Dans les années 1970, la fragilisation de nombreux écosystèmes, due en partie à l'utilisation de pesticides, comme le DDT, et de produits chimiques, comme les PCB, le plomb et le mercure, était manifeste. Le pygargue à tête blanche, qui se nourrissait à cette époque de poissons pleins de ces produits chimiques, n'en est pas sorti indemne », ajoute-t-il.
« De plus, en raison de l'étalement de la population et de la construction un peu partout de villes, de villages et de diverses installations, comme des usines, les lieux de nidification naturels des pygargues ont petit à petit disparu. Les lieux de nidification de ces oiseaux magiques, qui préfèrent les forêts et l'isolement, se sont fait rares au fil de l'abattage des boisés. Par ailleurs, selon une croyance populaire erronée, ces grands oiseaux volaient de petits animaux de ferme pour se nourrir, ou faisaient du mal aux animaux domestiques, voire aux petits enfants. Ces remarquables planeurs ont donc souvent été persécutés, chassés ou tués. »
Que fait-on?
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| Nid de pygargue à tête blanche. Photo: Bud Andress |
La technologie se porte à la rescousse du pygargue à tête blanche. Le ministère et de nombreux bénévoles (propriétaires fonciers et partenaires) ont commencé à chercher des lieux de nidification idéaux, à évaluer le succès de la nidification et à surveiller de près la santé et les mouvements des pygargues à tête blanche et de leurs petits.
Comme le pygargue à tête blanche préfère bâtir son nid dans des forêts matures, en bordure de plans d'eau ou de marais côtiers, loin des routes et des habitations, le ministère et ses partenaires ont recours à la télémesure par satellite pour détecter les oiseaux et trouver leurs aires de nidification.
M. Mathers s'explique : « Jusqu'à présent, nous avons trouvé de nombreux sites qui semblent se prêter presque parfaitement à une bonne reproduction du pygargue à tête blanche. Nous avons effectué des prélèvements d'échantillons sanguins sur les oisillons et avons été en mesure de fixer un émetteur électronique à leurs pattes pour surveiller leurs déplacements. »
Et la bonne nouvelle est…
« Le rétablissement du pygargue à tête blanche est étroitement lié à l'élimination des toxines de la chaîne alimentaire aquatique. Dans une grande mesure, c'est un succès », dit M. Mathers. « Si nous leur en donnons la chance, les aigles reviendront d'eux-mêmes. Pour ce faire, nous devons protéger leurs habitats et encourager le public à les accepter. »
Depuis deux ans, on a vu des pygargues à tête blanche autour de la plupart des Grands Lacs et, pour la première fois depuis 60 ans, ils ont niché le long des rives du lac Ontario et du Saint-Laurent. En 2009, neuf plates-formes de nidification ont été construites. Aucune n'est encore en activité, mais l'optimisme est grand de voir avant longtemps les pygargues investir les plates-formes et voler en plus grand nombre dans le ciel du sud de l'Ontario.
Si vous avez la possibilité de nous aider ou si vous souhaitez savoir comment repérer un nid de pygargue à tête blanche, veuillez visiter le site Web d'Études d'Oiseaux Canada à http://www.bsc-eoc.org/
Les principaux partenaires, commanditaires et partisans du rétablissement du pygargue à tête blanche
• Études d'Oiseaux Canada
• Fondation des amis de l'environnement
• Fonds de l'environnement de Shell
• Mountain Equipment Co-op
• New York State Department of Environmental Conservation
• Ontario Power Generation
• Parcs Canada
• Toronto Dominion Canada Trust
• United States Environmental Protection Agency


