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| Saumon de l’Atlantique |
Des gens comme vous et moi. Des organismes et des gouvernements. Des groupes communautaires et des groupes de conservation de la nature. Des particuliers et de généreux commanditaires du secteur privé. Tous viennent en aide au ministère des Richesses naturelles (MRN) pour protéger et rétablir la diversité biologique des Grands Lacs. Pour ce faire, il faut que nous travaillions tous en étroite collaboration sous l'égide de l’Accord Canada-Ontario concernant l’écosystème du bassin des Grands Lacs (ACO).
Il y a plus d'un siècle et demi, le saumon de l'Atlantique abondait
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| Mark Heaton avec un saumon de l’Atlantique adulte |
Vers 1850, le saumon de l'Atlantique abondait dans le lac Ontario. Réserve apparemment inépuisable. Pour les collectivités des Premières Nations qui campaient ou se déplaçaient dans la région des Grands Lacs, ce grand poisson constituait une importante source alimentaire. Les premiers colons s'en nourrissaient également. D'après Mark Heaton, biologiste au MRN, qui encadre les efforts visant le rétablissement du saumon de l'Atlantique dans la rivière Crédit, ce poisson représentait aussi une forme de richesse. Comme il le dit, « …de nombreux immigrants n'achetaient des terres qu'en fonction du nombre de saumons qu'ils pouvaient y pêcher. »
Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Le dernier saumon de l'Atlantique sauvage a été repéré dans le lac Ontario en 1896.
Que s'est-il passé?
Selon M. Heaton, en raison de la perte de son habitat et de la surpêche, la survie des populations de saumons de l'Atlantique du lac Ontario est devenue impossible. Au fil de la déforestation, les ruisseaux de frai se sont réchauffés. Quant aux frayères, elles se sont remplies de limon à cause des activités agricoles et des aménagements. Qui plus est, les barrages construits sur leurs routes migratoires naturelles empêchaient les saumons de l'Atlantique adultes de rejoindre en amont leurs frayères.
Que se passe-t-il aujourd'hui?
La recherche et l'ensemencement expérimental ont prouvé que les saumoneaux peuvent aujourd'hui survivre dans les ruisseaux du lac Ontario. En vertu de l'ACO, une cinquantaine de partenaires, dont des organismes de conservation, des organismes de pêche, des entreprises intéressées, des groupes communautaires et des propriétaires fonciers privés, travaillent avec acharnement pour rétablir dans ses eaux natales le seul saumon indigène du lac Ontario.
Les efforts se concentrent sur trois ruisseaux, car ils représentent le meilleur « pari » : la rivière Crédit, le ruisseau Duffins et le ruisseau Cobourg. Le choix s'est porté sur ces ruisseaux en raison de la haute qualité des frayères et nourriceries ainsi que du soutien et de l'intérêt soutenus des collectivités locales.
Depuis 2006, le MRN et ses partenaires ont élevé et ensemencé plus de deux millions de saumons de l'Atlantique. Les équipes d'intervention recueillent les données voulues pour faire le suivi des progrès accomplis et des bénévoles font un nombre incalculable d'heures pour restaurer l'habitat dans les cours d'eau. Des milliers d'élèves ont participé en classe à un programme d'écloseries du saumon de l'Atlantique, apprenant ainsi sur place ce qu'est la conservation.
« Nous faisons participer des gens de tous âges au nettoyage des cours d'eau, à la plantation d'arbres, à l'empoissonnement, à la surveillance des poissons, voire à l'évaluation des habitats et à des cours en classe », observe M. Heaton.
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| Warren May (à droite) libère des alevins d’automne. |
Quels genres d'activités de remise en état ont un effet bénéfique?
La plantation d'arbres et d'arbrisseaux le long des berges ralentit l'érosion et empêche les sédiments de sol et d'autres polluants d'atteindre les cours d'eau. En outre, arbres et arbrisseaux procurent un ombrage supplémentaire qui maintient la fraîcheur des eaux.
La construction de clôtures supplémentaires tient le bétail à l'écart des lits et berges des ruisseaux, empêchant ainsi d'une part leur destruction et, d'autre part, leur pollution (matières fécales).
La construction de passages permet aux saumons d'accéder plus facilement à d'importantes frayères en amont. De plus, les barrages sont modifiés pour faire remonter du fond des rivières et ruisseaux de l'eau fraîche et faire en sorte que l'eau en aval soit plus froide. D'autres espèces indigènes des Grands Lacs profitent aussi de ces changements, comme le méné long et l'omble de fontaine.
Il incombe au personnel ministériel, comme Warren May, biologiste de la région de Durham, ruisseau Duffins, de veiller à la protection de l'habitat des cours d'eau et, le cas échéant, à leur remise en état. M. May dit : « Ce sont vraiment aux partenaires, y compris aux propriétaires fonciers locaux, que revient la plus grande part du mérite. Ils travaillent inlassablement au côté du personnel du ministère à des projets, petits et grands, sur l'habitat. »
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| Marion Daniels (à gauche) aide un bénévole. |
Marion Daniels, biologiste auprès de l'Unité de gestion des ressources du lac Ontario et coprésidente de l'équipe chargée du rétablissement du saumon de l'Atlantique, souligne qu'il est important d'évaluer tous les progrès réalisés dans le cadre de ce rétablissement.
« Les enquêtes sur le terrain du personnel du MRN, de nos partenaires et des bénévoles communautaires nous aident à savoir comment se portent les saumons de l'Atlantique qui ont été ensemencés dans les ruisseaux et le lac. Elles nous sont également utiles pour cerner les problèmes à résoudre », dit-elle.
Deux étapes clés ont récemment encouragé tous les membres des partenariats : des rapports indiquant le retour pour frayer des premiers saumons adultes dans les ruisseaux remis en état et la découverte du premier saumoneau sauvage.
Pour les professionnels et les bénévoles dévoués qui poursuivent leurs travaux de rétablissement de cette espèce indigène du lac Ontario et jadis abondante, ces indicateurs de succès ne sont qu'un premier pas.
Aider, c'est possible! Aider, c'est possible! Pour de plus amples renseignements sur le programme et les partenariats, veuillez consulter le site Web www.bringbackthesalmon.ca.www.bringbackthesalmon.ca(en anglais seulement)
Les principaux commanditaires, partisans et partenaires : tous participent aux activités de rétablissement :
• Fédération des pêcheurs et chasseurs de l'Ontario
• Ontario Power Generation Inc.
• Régie des alcools de l'Ontario (LCBO)
• Établissement vinicole australien Banrock Station
• La Fondation TD des amis de l’environnement
• Canadian Sportfishing Industry Association
• Pêches et Océans Canada
• Fleming College
• Trout Unlimited Canada
• Credit Valley Conservation
• Office de protection de la nature de Toronto et de la région
• Office de protection de la nature de la région de Ganaraska
• Commission des Pêcheries des Grands Lacs
• ainsi que des exploitants locaux de bateaux affrétés, des clubs de pêche, des organismes de conservation, des groupes communautaires, des conseils scolaires et des propriétaires fonciers



