Terres humides de la côte est de la baie Georgienne : aller où le besoin est le plus grand

Zone côtière humide de la baie Georgienne
Zone côtière humide de la baie Georgienne

Les terres humides sont un aspect important de la côte est de la baie Georgienne, car elles définissent son caractère. Elles sont aussi un habitat menacé par l'aménagement de rives et la construction de routes, activités qui s'intensifient.

 

Pour savoir quelles sont les terres humides de la côte est de la baie Georgienne qui nécessitent la protection la plus immédiate, des biologistes du ministère des Richesses naturelles vont étudier et hiérarchiser six des plus importantes terres humides de la grande baie.

 

Pour ne retenir que six zones humides parmi bien d'autres, les biologistes du ministère vont s'appuyer sur des données (relevés de poissons et d'habitats) obtenues grâce aux études actuelles sur les zones humides de la baie Georgienne. Ils vont ensuite se tourner vers le Système d'évaluation des terres humides de l'Ontario (SETHO), un système scientifique qui sert à évaluer les fonctions des zones humides, leurs utilités pour la société et leur importance en matière d'aménagement du territoire.

 

Les biologistes auront besoin d'IKONOS, un satellite qui transmet des images d'une haute définition. Celles-ci permettront de cartographier différentes sortes d'habitats et de communautés de végétaux aquatiques, et de déterminer les limites des zones humides prioritaires.

 

Viendra ensuite le travail sur le terrain. Les biologistes vont d'abord confirmer les limites des zones humides. Ils vont ensuite, dans chaque zone humide, inventorier les communautés végétales, noter la présence d'espèces en péril et classifier les principaux aspects du milieu.

 

Les nouvelles données vont être mises dans le Système de données intégrées sur la nature et la géographie de l'Ontario (DINGO), un outil du ministère des Richesses naturelles qui est une ressource pour les municipalités. Celles-ci vont obtenir des cartes, des évaluations et un classement hiérarchique pour chaque zone humide, ce qui les aidera à prendre de bonnes décisions relativement à l'aménagement de leur territoire.

 

Les données vont aussi aider le ministère à recommander des terrains qui pourraient être remis en état ou acquis par des organismes de protection de la nature, tels que Conservation de la nature Canada et d'autres membres du partenariat associé au Plan conjoint des habitats de l'Est en Ontario.

 

Cliquez ici pour voir une carte de la zone du projet


Les terres humides de la côte est de la baie Georgienne

• La côte est de la baie Georgienne est une étendue de 5 300 kilomètres, composée de terrains rocheux sans végétation, d'archipels et de zones humides de haute qualité, lesquelles, selon Conservation de la nature Canada, « sont un important habitat pour les oiseaux aquatiques qui nichent en colonies, et abritent une des plus fortes densités, au Canada et dans le monde, de rares espèces animales et de rares communautés végétales ».
• Les terres humides fournissent un important couvert à des oiseaux de marais comme le butor d'Amérique et le râle de Virginie. Elles sont aussi un endroit où des faucons et des oiseaux aquatiques peuvent faire une halte et se reposer pendant leur migration, et un endroit où peuvent nicher des oiseaux aquatiques coloniaux comme la grande aigrette, le goéland marin et la sterne caspienne.
• Les terres humides de la côte est de la baie Georgienne nourrissent et abritent maintes espèces de tortues et de serpents qui sont en péril, notamment le serpent à sonnettes massasauga et la tortue mouchetée, et le seul lézard en Ontario, le scinque pentaligne. Elles sont aussi un habitat crucial en fait de frayères et de nourriceries pour les poissons de la baie Georgienne, tels le lépisosté osseux et le maskinongé, qui ont besoin de terres humides.
 


Collaborateurs :

  • Georgian Bay Association
  • Georgian Bay Land Trust
  • Propriétaires de terrains privés
  • Conservation de la nature Canada

 

Renseignements :

  • Ron Black, biologiste de la faune, ministère des Richesses naturelles, Parry Sound, 705 773-4225
  • Andy McKee, coordonnateur (lac Huron) des travaux reliés à l'Accord Canada-Ontario concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs, Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs (lac Huron), ministère des Richesses naturelles, Owen Sound, 519 371-5449

 


...Profils de projets d'accueil                                                                                                                   Projet prochain ACO...