Mener la vie dure aux espèces envahissantes

Gros plan d'un gobie à taches noires
Gros plan d'un gobie à taches noires. Photo : George A. Coker

L'envahissement des Grands Lacs par plus de 185 espèces non indigènes est-il un problème qui vous inquiète ? Si c'est le cas, vous n'êtes pas seul. Et vous avez de l'aide : le Programme de sensibilisation aux espèces envahissantes.

 

Le ministère des Richesses naturelles (MRN) travaille chaque année en étroite collaboration avec la Fédération des pêcheurs et chasseurs de l'Ontario (OFAH) et plus de 170 organismes partenaires pour encourager le public à surveiller, à maîtriser et à prévenir la propagation d'espèces envahissantes, particulièrement dans le bassin des Grands Lacs.

 

Le programme se concentre sur l'introduction et la propagation de ces espèces par la pêche récréative, la navigation de plaisance, l'utilisation d'appâts vivants et le rejet, dans des plans d'eau naturels, de plantes et de poissons d'aquariums et de jardins d'eau.

 

 

 

 

Voici les éléments du programme :

 

Site Web interactif et numéro de téléphone pour signaler la présence d'espèces envahissantes. Le site est à l'adresse www.invadingspecies.com. Le numéro à composer est le 1 800 563-7711. L'OFAH s'occupe des deux. Jusqu'à présent, plus de 12 000 personnes ont transmis des courriels ou composé le numéro pour signaler la présence d'espèces envahissantes.

 

Formation, vidéos et imprimés. L'OFAH et le MRN forment divers publics à reconnaître les espèces envahissantes et les ont incités à afficher des pancartes éducatives près de plus de 4 000 rampes de mise à l'eau en Ontario. Ils ont aussi des vidéos et des imprimés éducatifs comme de petites cartes d'identification des espèces que peuvent utiliser les pêcheurs, les plaisanciers, les propriétaires de chalets et les naturalistes. Le personnel du programme donne des exposés dans le cadre de plus de 180 salons professionnels, festivals et autres activités, aux quatre coins de la province. Un « commando » d'étudiants travaille pendant l'été avec des partenaires communautaires pour faire un travail de sensibilisation dans toute la région des Grands Lacs.

 

Efforts qui ciblent certaines espèces envahissantes. Entre autres exemples, l'OFAH a créé des programmes pour éliminer la châtaigne d'eau de la rivière des Outaouais et l'aloès d'eau de la rivière Trent, avant que ces envahisseurs atteignent les Grands Lacs.

 

Travaux scientifiques et de recherche. En coopération avec des collèges et des universités, le MRN et l'OFAH financent des travaux de recherche pour approfondir les connaissances sur certaines espèces envahissantes. À l'Université de Windsor, les chercheurs ont ciblé le gobie à taches noires.

 

Lutte contre la lysimaque. Des centaines de propriétaires fonciers font des travaux d'éradication pour combattre la lysimaque dans les zones humides et les zones riveraines.

 

Le Programme de sensibilisation aux espèces envahissantes a deux fois remporté le Prix commémoratif Doug-Clarke, que la Fédération canadienne de la faune décerne pour des projets de conservation exceptionnels que réalisent des groupes qui sont affiliés à elle.

 

Cliquez ici pour voir une carte de la zone du projet


Nouveaux...et très nuisibles

• Les plantes et animaux non indigènes réussissent généralement à s'adapter à de nouveaux milieux et n'ont pas de prédateurs naturels ni d'autres ennemis, d'où leur pouvoir de destruction. Ils peuvent en effet décimer les espèces qui vivent naturellement dans un écosystème et appauvrir la biodiversité, particulièrement dans les Grands Lacs.
• Les espèces envahissantes comme la lysimaque, la moule zébrée et le gobie à taches noires livrent une féroce concurrence aux espèces indigènes, dont les espèces en péril, pour s'emparer de leur habitat. En outre, de nombreuses espèces envahissantes se nourrissent d'espèces indigènes et transforment les écosystèmes. La moule zébrée et la moule quagga, entre autres exemples, prennent l'habitat et la nourriture des moules indigènes. Elles se multiplient rapidement, enlèvent des eaux les matières nutritives qu'elles contiennent et modifient des écosystèmes lacustres en entier.
• Les envahisseurs détraquent l'équilibre délicat au sein des réseaux alimentaires et dégradent les pêches récréatives et commerciales. Et leur lutte coûte chaque année des millions de dollars aux entreprises et aux collectivités. Leur effet nuisible sur la biodiversité est incommensurable.

 


 

Collaborateurs :  
Canadian Biosphere Research Network (Georgian Bay Biosphere Reserve) Canton de Manitoulin Sud
Collège Sir Sandford Fleming Couchiching Conservancy
Éco-Canada Environnement Canada
Fédération des pêcheurs et chasseurs de l'Ontario Federation of Ontario Cottagers’ Associations
Goodrich Loomis Nature Camp Huit offices de protection de la nature de l'Ontario
Kensington Land Trust Kids for Turtles Environmental Education
Lake of the Woods District Property Owners’ Association Manitoulin Tourism Association
Ministère de l'Environnement de l'Ontario Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
Municipalité de Georgina Ontario Marina Operators Association
Ontario Streams Ontario Wildlife Foundation
Oregon State University (Oregon Sea Grant Extension) Parcs Ontario
Pêches et Océans Canada Plenty Canada
Plus de 50 associations de protection de lacs Propriétaires de terrains privés
Quinze conseils d'intendance environnementale de l'Ontario Ressources humaines et Développement des compétences Canada
Sault Ste. Marie Invasive Species Research Centre Science Enterprise Algoma
Timber Mart, Apsley University of Waterloo Community-based Mapping Project
Université de Windsor Université York
  Zones A, B, C et G de la Fédération des pêcheurs et chasseurs de l'Ontario

 

Renseignements :

  • Jeff Brinsmead, biologiste des espèces envahissantes, Direction de la biodiversité, ministère des Richesses naturelles, Peterborough, 705 755-5424
  • Sophie Bull, biologiste (introduction d'espèces), Fédération des pêcheurs et chasseurs de l'Ontario, Peterborough, 705 748-6324

 


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