Le Canadian Aquatic Invasive Species Network (CAISN) : une solution salée

Gros plan de moules zébrées
Gros plan de moules zébrées. Photo : MRN

Un excès de sel est mauvais pour la santé de l'être humain ? et mortel pour les espèces aquatiques envahissantes. C'est le fondement d'une nouvelle méthode prometteuse qui est mise au point pour détruire les espèces introduites dans les Grands Lacs par les eaux des ballasts de navires provenant de l'étranger. La méthode consiste à saler les eaux des ballasts. Les essais en laboratoire ont été tellement positifs que la méthode est aujourd'hui mise à l'essai sur le terrain.

 

Il a été démontré qu'une eau très salée (7,5 fois plus salée que l'eau de mer) tue les organismes d'eau douce et ceux qui vivent dans la zone littorale des mers, lorsqu'ils sont exposés longtemps à une telle eau.

 

Le projet est géré par le Canadian Aquatic Invasive Species Network (CAISN), qui comprend plus de 30 chercheurs rattachés à 21 universités et à cinq laboratoires fédéraux. Le CAISN s'attaque au problème des espèces aquatiques non indigènes qui sont introduites dans les lacs canadiens, dont les Grands Lacs, et les écosystèmes marins des côtes est et ouest du pays.

 

Le CAISN a prélevé, sur une période de trois ans, des échantillons de ces organismes dans les eaux de la coque et des ballasts de 20 navires océaniques, pour voir comment ces envahisseurs sont introduits chez nous et comment ils s'établissent une fois ici. La plupart des échantillons ont été examinés et 60 espèces ont été identifiées, parmi elles des espèces dont on sait qu'elles ont déjà envahi les Grands Lacs. Il reste encore des échantillons à examiner, mais de nouvelles espèces envahissantes n'ont pas pour l'instant été relevées.

 

Cliquez ici pour voir une carte de la zone du projet


Les espèces aquatiques envahissantes et le CAISN

• Trois facteurs favorisent l'introduction et le transport d'espèces envahissantes partout au Canada : la croissance démographique, le commerce international et les déplacements humains entre les pays. Les espèces envahissantes comptent parmi les plus graves problèmes environnementaux du monde et sont la principale cause de l'appauvrissement de la biodiversité dans les écosystèmes lacustres. Dans les Grands Lacs, le taux d'envahissement serait d'une espèce tous les sept mois ? et au moins 180 espèces aquatiques non indigènes y sont déjà présentes.
• Les données que le CAISN a recueillies sur les espèces aquatiques envahissantes vont être mises dans une base de données nationale, qui aura aussi des données sur le zooplancton, le phytoplancton, les bactéries et les virus transportés par les eaux de ballastage de navires. Elles vont aider à voir comment les règlements fédéraux sur la gestion des eaux de ballastage pourraient être améliorés. Elles vont aussi enrichir une base de données internationale qui pourra montrer comment le commerce maritime facilite les invasions à l'échelle planétaire.
• Les études du CAISN nous font mieux comprendre le processus d'envahissement. Elles permettent aussi de tracer les invasions actuelles et nous aident à prédire l'arrivée de nouvelles espèces aquatiques envahissantes, afin de prévenir les dégâts qu'elles causeraient aux précieux écosystèmes aquatiques du Canada.
 


Collaborateurs :

  • Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
  • Environnement Canada
  • Fédération des pêcheurs et des chasseurs de l'Ontario
  • Fédération maritime du Canada
  • Ministère de l'Environnement de l'Ontario
  • Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
  • Pêches et Océans Canada
  • Transports Canada
  • Université de Windsor

 

Renseignements :

  • Jeff Brinsmead, biologiste des espèces envahissantes, Direction de la biodiversité, ministère des Richesses naturelles, Peterborough, 705 755-5424
  • Penny Kollar, gestionnaire du réseau, Canadian Aquatic Invasive Species Network (CAISN), Great Lakes Institute for Environmental Research (GLIER), Université de Windsor, 519 253-3000, poste 3751

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