À la recherche de renseignements sur l'esturgeon jaune

En hausse, en baisse, rapides, lentes . . . les variations du niveau et du débit des eaux dans la rivière Kaministiquia sous les chutes Kakabeka ont-elles des conséquences défavorables sur le frai de l'esturgeon jaune?

Jeune esturgeon jaune né au cours de l'année de la rivière Kaministiquia
Jeune esturgeon jaune né au cours de l'année de la rivière Kaministiquia. Photo : Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs (MRN)

 

Des données permettant de répondre à cette question pourraient contribuer à rétablir une ancienne espèce de poisson très intéressante, l'esturgeon jaune. Avec ses barbillons rappelant ceux du poisson-chat et ses plaques osseuses, appelées scutelles, disposées le long de son corps, ce poisson peut vivre 100 ans et peser plus de 150 kilogrammes (300 livres). Ce poisson d’eau douce, le plus grand dans l'écosystème du bassin des Grands Lacs, figure, en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), sur la liste des poissons menacés dans la majeure partie de son aire de répartition historique.

 

Aux alentours des chutes, le débit et le niveau d'eau varient en raison des pratiques de gestion des eaux d'une centrale hydroélectrique située en amont. En outre, les chutes constituent le principal attrait du pittoresque parc provincial Kakabeka Falls. Dans le cadre d'une étude visant à évaluer l'effet des fluctuations d'eau attribuables au barrage, les biologistes du ministère ont équipé 20 esturgeons adultes d'un radioémetteur de façon à suivre leurs déplacements sur l'enregistreur de données installé sur la berge. Ils ont ainsi enregistré les mouvements des esturgeons à l'intérieur et à l'extérieur de leur frayère sous les chutes Kakabeka. Pour savoir si le frai avait réussi, indépendamment du débit des eaux, les biologistes ont également installé des filets dérivants pour recueillir des larves d'esturgeon flottant en aval de la frayère.

 

Les données que les biologistes du ministère ont recueillies sous les chutes Kakabeka contribueront à protéger l'habitat de frai et à rétablir les populations d'esturgeons jaunes dans la rivière Kaministiquia. Elles orienteront aussi à l'avenir la planification de la gestion des eaux et les activités d'aménagement hydroélectrique à d'autres endroits du bassin du lac Supérieur.

 

D'autres études sur l'esturgeon se poursuivent. Sur la rivière Black Sturgeon, les biologistes se servent de quatre enregistreurs de données à distance pour surveiller les mouvements de dix esturgeons adultes équipés d'un radioémetteur. Ils ont découvert que les poissons passent l'hiver dans la baie Black et migrent dans la rivière au printemps et au début de l'été, jusqu'à la hauteur du barrage du Camp 43. Le barrage, construit en 1966, empêche toutes les espèces d'avoir accès en amont à leurs aires de frai et d'alimentation traditionnelles.

 

Entre-temps, sur la petite rivière Gravel, des enquêtes et des études à l'aide de filets dérivants en aval d'une chute semblent montrer que l'esturgeon jaune ne s'y reproduit pas, alors qu'il s'agit de l'un de ses lieux de frai traditionnels.

 

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À propos de l'esturgeon jaune

• L'esturgeon jaune du lac Supérieur a besoin d'aide. Depuis 120 ans, le nombre des esturgeons a diminué de manière régulière en raison de la surpêche, de la destruction de l'habitat à la suite du développement urbain et rural et de la construction de barrages.
• Ce système de localisation électronique des esturgeons permet aux biologistes de déterminer leur distribution saisonnière, leurs habitudes migratoires et les habitats dont ils ont besoin pour proliférer. Les nouvelles connaissances serviront à élaborer de meilleurs plans de gestion des eaux et des mesures favorables à la protection des affluents pour donner accès à l'esturgeon à son habitat et à ses aires de reproduction, au lieu de lui en barrer la route, et stimuler ainsi la croissance de sa population.


Partenaires du projet :

  • Ontario Power Generation

 

Pour plus de renseignements, veuillez contacter :

  • Mike Friday, biologiste, spécialiste de l'étude des organismes aquatiques, Unité d'évaluation des pêches de Quetico-Mille Lacs, Section des sciences et de l'information du Nord-Ouest, Ministère des Richesses naturelles Ontario, Thunder Bay, 807 939-3155
  • Marilee Chase, coordonnatrice de l'ACO pour le bassin du lac Supérieur, Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs – Lac Supérieur, Ministère des Richesses naturelles, Thunder Bay 807 475-1371

 


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