Des conseils d'intendance environnementale et leurs collaborateurs s'emploient à améliorer des habitats fauniques et à réduire la quantité d'algues et la prolifération d'autres plantes aquatiques devant 12 propriétés rurales établies sur les rives du bras Severn et de la rivière Nottawasaga, et sur les rives sud et est de la baie Georgienne.

Bénévoles plantant des arbres le long du ruisseau Black Ash, près de Collingwood – Photo : Fred Dobbs/NVCA
Les projets associent un travail de sensibilisation à des travaux manuels. Les eaux de ruissellement polluées par des déjections animales, des engrais et des eaux d'égout peuvent introduire de fortes charges de phosphore dans des plans d'eau, ce qui favorise la prolifération d'algues et d'autres plantes aquatiques. Le travail de sensibilisation consiste à encourager les propriétaires fonciers à adopter des pratiques d'utilisation des sols plus respectueuses de l'environnement. Pour ce qui est des travaux manuels, les partenaires ont installé une clôture électrique de 8 300 mètres pour protéger des eaux et des berges formant un habitat de 445 mètres. La clôture empêche les animaux d'élevage de piétiner cet habitat. Elle a aussi permis de retirer de l'agriculture 19 hectares d'anciennes terres agricoles, créant ainsi une zone tampon autour des ruisseaux environnants.
Voici grosso modo en quoi consistent ces travaux réalisés dans la région de Huronia :
- Ériger des clôtures pour limiter l'accès du bétail aux cours d'eau et la pollution qui y est associée. Dans certains cas, d'autres méthodes sont employées pour abreuver le bétail (p. ex., des réservoirs d'eau et des abreuvoirs à palette munis d'un dispositif antigel).
- Retourner à la nature des plaines d'inondation et des terres escarpées ou sujettes à l'érosion.
- Verdir les berges de ruisseaux et de rivières, ce qui comprend la plantation d'arbres à feuillage persistant pour atténuer l'érosion éolienne et hydrique, et créer un habitat pour la faune et de l'ombrage pour le poisson.
- Enlever des barrages pour améliorer l'écoulement et la qualité des eaux, et permettre la migration des poissons.
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Pas n'importe quel endroit
• Quand il est question d'« immobilier » pour la truite, l'endroit est réellement important ! La truite est une espèce d'eaux froides qui a des besoins très particuliers en matière d'habitat tout au long de son cycle biologique. L'omble de fontaine, tout particulièrement, ne peut survivre sans zones de remontée d'eaux souterraines.
• Les ruisseaux à truite les plus productifs ont des méandres et beaucoup de fosses et de zones de courant, des berges affouillées et une végétation riveraine en bonne santé, qui crée de l'ombrage pour maintenir les eaux à une température fraîche. Le lit est important, lui aussi. Pour le frai et l'alimentation des nourrains, la truite a besoin d'un assortiment de limon, de débris et de matériaux comme du sable, des gravillons ou des galets, tous exempts d'algues.
• Le Sud de l'Ontario est riche en endroits propices à la truite. À titre d'exemple, le bassin hydrographique de la rivière Nottawasaga renferme la plus grande population de truites arc-en-ciel migratrices dans le Sud de l'Ontario, ainsi que de bonnes populations d'ombles de fontaine et de truites brunes.
Collaborateurs :
- Canards Illimités Canada
- Dufferin/South Simcoe Land Stewardship Network
- Office de protection de la nature de la vallée de Nottawasaga
- Severn Sound Environmental Association
Renseignements :
- Graham Findlay et Brad Allan, biologistes, ministère des Richesses naturelles, Midhurst, 705 725-7530
- Andy McKee, coordonnateur (lac Huron) des travaux reliés à l'Accord Canada-Ontario concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs, Unité de gestion des ressources des Grands Lacs supérieurs (lac Huron), ministère des Richesses naturelles, Owen Sound, 519 371-5449