Le comté de Brant, situé dans le sud-ouest de l'Ontario, a de quoi être fier de ses habitats de prairie à herbes hautes et de savane de chênes. Les propriétaires fonciers ruraux travaillent de concert à la revitalisation de ces « poches » d'écosystèmes si rares dans le monde et au rétablissement de liens entre eux.
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| Certaines espèces, comme la paruline azurée, tirent parti du rétablissement de liens entre des « poches » isolées d'habitats Photo : Brian Small |
Sur place, un réseau d'intendance des ressources d'organismes de protection de la nature aide les propriétaires fonciers ruraux, dont les terrains sont souvent adjacents, à créer des voies d'eau engazonnées, des haies, des brise-vent et d'autres éléments naturels ou artificiels pour relier et protéger des zones d'habitat séparées les unes des autres et établir des couloirs de verdure ou des « routes » pour la faune. En ralentissant l'écoulement des eaux de surface, les propriétaires fonciers améliorent aussi la qualité de l'eau et réduisent l'érosion du sol.
Des équipes d'intendance et des propriétaires fonciers réaliseront des projets sur cinq affluents de la rivière Grand : les ruisseaux Big, Fairchild Est, Beaver, Landon's et Blue Lake. Ils planteront des arbres, des arbustes et d'autres plantes pour stabiliser les zones érodées et créer des haies et des voies d'eau engazonnées. Un certain nombre d'ateliers entre voisins ont eu lieu dans les bassins versants des ruisseaux Jones et Beaver.
Parmi les autres activités, citons :
- installation d'une clôture de 900 mètres le long des rives, élimination de 10 hectares d'espèces de plantes envahissantes, création de 12 hectares d'habitat et plantation de 3 000 arbres indigènes;
- enlèvement du barrage de Five Oaks qui entrave la migration des poissons et contribue à l'érosion;
- financement d'un rapport de géomorphologie (processus de formation du paysage) professionnel sur le ruisseau Whiteman, un écosystème très dynamique et controversé;
- installation d'une levée de terre et revitalisation d'une voie d'eau engazonnée existante pour créer une zone de contention des eaux de ruissellement de l'agriculture et empêcher ces dernières d'atteindre le réseau du ruisseau Beaver; grâce aux dispositifs de contrôle du niveau d'eau installés sur la levée de terre, le propriétaire foncier peut circonscrire les eaux dans la zone de contention et créer ainsi un marécage saisonnier pour la faune.
Pour obtenir plus de renseignements sur le projet de revitalisation de la prairie et de la savane et de rétablissement de liens entre elles, visitez le site Web duRéseau d'intendance des ressourcesde Brant (en anglais seulement).
Cliquez ici pour voir une carte de la zone du projet
À propos du rétablissement des liens entre les habitats dans le comté de Brant
• Jadis, les habitats de prairie à herbes hautes et de savane de chênes, qui couvraient respectivement 1 000 et 2 000 kilomètres carrés, abondaient dans le sud-ouest de l'Ontario. Le comté de Brant a de la chance d'avoir conservé des vestiges de cet écosystème unique au monde, qui abrite des plantes et des animaux rares et menacés ne pouvant habiter nulle part ailleurs, comme le chêne nain et la paruline azurée.
• Le Réseau d'intendance des ressources de Brant contribue à deux importantes activités de conservation : protection et rétablissement des liens. Les propriétaires fonciers participent à des brûlages dirigés pour régénérer la savane de chênes et prévenir la propagation des espèces envahissantes, ce qui, à son tour, contribue à sauvegarder des espèces de la prairie à herbes hautes, comme l'asclépiade tubéreuse, le polygale verticillé et la desmodie du Canada.
• Afin de relier des « poches » isolées d'habitats, les agriculteurs plantent en collaboration avec des propriétaires fonciers voisins des arbres, arbustes et herbes indigènes à proximité de zones naturelles. Ils créent ainsi des abris et des passages naturels pour les espèces rares et menacées et favorisent le renouvellement des habitats de prairie à herbes hautes et de savane de chênes, qui sont rares dans le monde, le long de clôtures, de routes, de voies d'eau et de drains agricoles.
Partenaires et partisans du projet :
- Boss Gobblers of Brant-Oxford (National Wild Turkey Federation)
- Brant County 4-H Club
- Brant Rod and Gun Club
- Caledonia Anglers and Hunters
- Comté de Brant
- Fédération de l'agriculture de l'Ontario
- Inner Edge Youth at Risk Program
- Millennium Grow Green Program
- Offices de protection de la nature de la rivière Grand
- Propriétaires fonciers
- The LUNA Project
- Trout Unlimited Canada
- Université de Guelph
- Université de Waterloo
Pour plus de renseignements, veuillez contacter :
- Kathy Hodgins, coordonnatrice, Réseau d'intendance des ressources de Brant, Ministère des Richesses naturelles, Guelph 519 448-1714
- Khahy Ho, coordonnatrice (lac Érié) des travaux reliés à l'Accord Canada-Ontario concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs, Unité de gestion des ressources du lac Érié, ministère des Richesses naturelles, London, 519 873-4647
