Après de grands travaux de dragage et de réaménagement, une zone humide d'importance provinciale située sur l'île Wolfe, près de Kingston, regorge aujourd'hui de poissons et d'animaux sauvages.
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| Un martin-pêcheur d'Amérique. Photo : Doug Hamilton |
Comme bien d'autres terres humides au bord des Grands Lacs, le marais de la baie Bayfield n'était plus qu'un dense peuplement de quenouilles mortes. Pour redonner vie à cet habitat potentiellement riche, un groupe d'écologistes a fait venir des pelles rétrocaveuses et d'autres machines lourdes pour y ouvrir des « artères ». Les équipes ont creusé un réseau de canaux d'une largeur de trois mètres et créé de vastes étangs dans l'épaisse masse de quenouilles qui asphyxiait la baie. L'espace aménagé par les canaux va favoriser la croissance d'une variété accrue de plantes de marais, et créer un milieu propice au poisson et à diverses espèces d'oiseaux aquatiques, dont le canard de surface et la sterne noire.
Les déblais ont été déposés en monticules le long des canaux, pour que puissent y nicher des oiseaux comme le canard, l'hirondelle de rivage et le martin-pêcheur d'Amérique. Les plaines de boues créées par les travaux vont attirer des oiseaux de rivage migrateurs, qui y trouveront des escargots et des insectes aquatiques, une nourriture dont ils raffolent. Les gros rochers, les souches et les troncs flottants nouvellement exposés vont devenir des endroits où la tortue mouchetée et la couleuvre d'eau pourront se prélasser au soleil, et des plateformes où le vison, le rat musqué et le castor pourront manger.
Le périmètre aride du marais a également été amélioré. Au moyen d'un bulldozer, les équipes ont refait une bande de 487 mètres (1 000 pieds) d'une rive escarpée très érodée.
Puis, pour que la berge ne puisse plus s'éroder (ce qui dégraderait les frayères et l'habitat des oiseaux de rivage), elles ont planté au moins 1 000 arbres et diverses variétés d'arbustes et de graminées indigènes (dont le panic raide, le faux-sorgho penché et le barbon de Gérard).
Le marais de la baie Bayfield n'est qu'un parmi de nombreux projets réalisés sur les rives du lac Ontario pour revitaliser des zones humides dégradées par l'aménagement urbain et l'agriculture, un déséquilibre en éléments nutritifs et l'envahissement par des espèces non indigènes.
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Les terres humides des Grands Lacs
• Les terres humides au bord des Grands Lacs ont beaucoup en commun avec les terres humides intérieures, mais leur hydrologie, leur végétation et leur faune sont habituellement assez différentes de celles qu'on associe aux marais, tourbières et marécages intérieurs. Elles abritent une vaste variété de plantes, de poissons et d'animaux sauvages présents dans le bassin des Grands Lacs. Parce qu'elles côtoient les eaux des Grands Lacs, elles sont souvent les premiers endroits à subir les effets des espèces nouvellement introduites.
• Les terres humides des Grands Lacs ont un rôle énorme à jouer pour améliorer la qualité des eaux locales (une profonde préoccupation pour les millions de personnes dont l'eau potable provient des Grands Lacs). Elles ralentissent l'écoulement des eaux de drainage provenant des zones aménagées. En outre, les sédiments causés par l'érosion en amont s'y déposent, et les matières fertilisantes associées à l'industrie et à l'agriculture y sont absorbées par les plantes.
Collaborateurs et parraineurs :
- Brigadiers d'intendance environnementale de l'Ontario
- Canards Illimités Canada
- Conseil d'intendance environnementale de Frontenac
- Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
- Office de protection de la nature de la région de Cataraqui
- Propriétaires de terrains privés
- Trees for Peace
Renseignements :
- Alastair Mathers, coordonnateur (lac Ontario) des travaux reliés à l'Accord Canada-Ontario concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs, Unité de gestion des ressources du lac Ontario, ministère des Richesses naturelles, Picton, 613 476-8733
- Cam McCauley, coordonnateur (intendance environnementale), Conseil d'intendance environnementale de Frontenac, ministère des Richesses naturelles, Kingston, 613 531-5714
