Des bénévoles et des propriétaires fonciers qui vivent autour de l'extrémité est du lac Ontario et du cours supérieur du Saint-Laurent attendent avec impatience de voir si le pygargue à tête blanche va commencer à nicher dans leur région.
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| Pygargue à tête blanche adulte. Photo : MRN |
Huit plateformes installées à des endroits jugés idéaux font partie des efforts qui sont faits pour trouver, améliorer et protéger de bons sites de nidification dans la région. Tout a commencé par une étude réalisée en 2004, au moyen de la télémétrie par satellite, pour déterminer l'état de santé des pygargues à tête blanche, ainsi que leurs mouvements et leur succès de nidification. Les pygargues préfèrent construire leurs nids dans des forêts d'âge mûr, près de marais riverains ou d'eaux ouvertes, loin de routes et d'établissements humains. Les biologistes ont donc tracé des cartes (au moyen de systèmes d'information géographique) qui donnent de l'information sur le couvert forestier et les endroits boisés près des rives. En utilisant ces cartes et le bon vieux travail sur le terrain, ils ont relevé 43 excellents sites de nidification sur les rives du lac Ontario et du cours supérieur du Saint-Laurent, soit 24 en Ontario et 19 dans l'État de New York.
Les biologistes ont travaillé avec des propriétaires fonciers et d'autres collaborateurs pour construire et surveiller les huit plateformes de nidification. Ils ont l'intention d'étudier les effets des polluants sur la reproduction de l'espèce, en notant le succès de nidification et en prélevant des échantillons de tissus sur de petits pygargues. Ils vont aussi fixer un transmetteur satellite aux petits pygargues pour pouvoir suivre leurs mouvements l'année suivante.
La plupart des nids sont surveillés au sol par des bénévoles, mais des relevés sont parfois réalisés par avion pour obtenir de l'information sur les nids qui sont difficiles à voir à partir du sol.
Cliquez ici pour voir une carte de la zone du projet
Un œil vigilant sur l'environnement
• Le pygargue à tête blanche est une importante espèce indicatrice. Parce qu'il vit longtemps et se trouve au haut de la chaîne alimentaire aquatique, il est particulièrement exposé à des substances nocives comme le DDT et les BPC. Des populations de pygargues en bonne santé sont synonymes d'écosystèmes en bonne santé.
• Malheureusement, l'espèce a pratiquement disparu du bassin inférieur des Grands Lacs durant la première partie du 20e siècle, principalement en raison de la perte d'habitats où il peut nidifier, de sa persécution et de son exposition à des pesticides.
• Aujourd'hui, ce grand oiseau prédateur fait un retour spectaculaire aux endroits où il se reproduisait autrefois autour des Grands Lacs, sauf dans le bassin du lac Ontario. Dans le Sud de l'Ontario, le pygargue à tête blanche est inscrit sur la liste ontarienne des espèces en voie de disparition.
Collaborateurs et parraineurs :
- Études d'oiseaux Canada
- Fondation TD des amis de l'environnement
- Fonds de l'environnement de Shell
- Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
- Mountain Equipment Co-op
- New York Department of Environmental Conservation
- Ontario Power Generation Inc.
- Parcs Canada
- United States Environmental Protection Agency
Renseignements :
- Alastair Mathers, coordonnateur (lac Ontario) des travaux reliés à l'Accord Canada-Ontario concernant l'écosystème du bassin des Grands Lacs, Unité de gestion des ressources du lac Ontario, ministère des Richesses naturelles, Picton, 613 476-8733
- Monique Charette, biologiste (gestion des ressources), ministère des Richesses naturelles, Kingston, 613 531-5715
