Les forêts doivent être protégées d’un certain nombre de menaces si l’on veut qu’elles comportent des avantages pour l’environnement et la société. Ces menaces comprennent, notamment, les suivantes :
- les insectes;
- les maladies;
- les phénomènes météorologiques extrêmes;
- les dommages causés par les animaux qui se nourrissent de feuillage et de petites brindilles;
- les feux de forêt.
Toutes ces menaces étant d’origine naturelle et faisant nécessairement partie de l’écosystème forestier, si elles se produisent à petite échelle, elles n’ont pas d’incidence importante sur la forêt. Mais lorsqu’elles atteignent d’immenses superficies ou des peuplements de très grande valeur, elles peuvent causer des pertes substantielles pour la productivité de la forêt gérée. Dans ces cas, une forme de protection peut s’avérer nécessaire.
Ce peut être la mise en place de mesures appropriées de planification de gestion et de pratiques de sylviculture adéquates. Par exemple, la régénération des forêts au moyen d’un mélange d’essences utilisant des semences ou des jeunes pousses génétiquement supérieures et le maintien d’un espacement optimal entre les arbres peuvent contribuer à réduire l’incidence des insectes et des maladies.
Jusqu’à récemment, des activités de protection contre les feux de forêt étaient entreprises si ces feux représentaient une menace pour la vie humaine, les biens immobiliers ou les investissements financiers de grande importance. De nos jours, puisqu’on reconnaît le rôle important que joue le feu dans l’écologie forestière, lorsqu’un incendie ravage une région très éloignée, on évalue d’abord les risques qu’il pose. Si la vie humaine, les biens immobiliers ou les investissements financiers d’importance sont en danger, les mesures de lutte contre l’incendie sont mises en branle. Dans le cas contraire, on laisse la nature suivre son cours.