En Ontario, on surveille la santé des forêts depuis les années trente et ce, en collaboration avec le gouvernement fédéral. Jusqu’à 1998, la surveillance sur le terrain et les comptes rendus étaient la responsabilité du Service canadien des forêts ou de ses prédécesseurs. La province octroyait son appui en déployant ce qui suit : conseils, avions, terrains pour ériger des postes d’observation, financement pour ces projets précis et collaboration occasionnelle à des levés.
De nos jours, la province veille à la santé de ses forêts au moyen d’un programme de surveillance systématique comprenant des activités terrestres et aériennes.
Le personnel technique affecté à la vitalité forestière enregistre et signale l’état de santé des forêts, ainsi que la présence d’éléments perturbateurs biotiques (p. ex., insectes, maladies) et abiotiques (p. ex., conditions météorologiques particulièrement mauvaises). Les résultats du programme de surveillance servent à évaluer l’état de santé des forêts de l’Ontario et les principaux facteurs qui influent sur la vitalité forestière. Par exemple, le personnel cherche à détecter la présence d’un insecte envahissant, l’agrile du frêne, dans des sites à risque élevé et aide les municipalités à effectuer leurs propres relevés.

Ces données sont utilisées pour :
La santé globale de la forêt est surveillée sur un réseau de terrains qui représentent soit un problème très spécifique, tel que le dépérissement du peuplier faux-tremble et la sécheresse, soit la vitalité écosystémique, telle que celle des forêts d’épinettes et de sapins.
Les principaux facteurs qui déterminent la santé d’une forêt sont surveillés d’une année à l’autre. Cette surveillance annuelle sert à dépister, détecter, quantifier, évaluer et rendre compte des principales perturbations que la forêt a subies.
Le dépistage se fait habituellement par des activités de reconnaissance, telles que les levés photoaériens, les vérifications sur le terrain et les rapports d’enquêtes entrepris par le personnel du MRN, l’industrie forestière et la population ontarienne.
Bien qu’elle soit effectuée souvent sur le terrain, la détection est vérifiée par les spécialistes.
La quantification consiste à effectuer la cartographie de grandes perturbations par voie aérienne et, sur le terrain, à prélever des échantillons, déterminer la densité de la population et recueillir des données relatives aux effets sur la croissance et la mortalité des arbres.
L’évaluation consiste à estimer les répercussions sur les ressources forestières, telles que sur l’approvisionnement en bois, les loisirs et le tourisme; analyser les tendances historiques; compiler des prévisions sur les effets de la présence d’insectes ou l’incidence de maladies; et prévoir les répercussions sur les ressources forestières.
Les résultats sont transmis de manière informelle par des communications personnelles avec les gestionnaires des ressources forestières. Plusieurs rapports officiels sont préparés chaque année pour faire le point sur la santé des forêts, comme notamment les rapports techniques suivants : Status of Factors Affecting Forest Health in Ontario, Regional Forest Health Reports et Annual Forest Health Review. Par ailleurs, le personnel fait des présentations sur la situation dans le cadre de réunions, ateliers et conférences divers.
Outre les rapports, sont aussi compilées annuellement des estimations des pertes en bois occasionnées par les insectes déprédateurs, les maladies et les facteurs abiotiques. Ces pertes de volume sont calculées d’après des inspections effectuées sur le terrain ou des données tirées de publications scientifiques.