La région la plus septentrionale de la province, les basses-terres de la baie d’Hudson, présente un paysage végétal de toundra subarctique, peuplé d’épinettes noires, d’épinettes blanches et de saules. Cette région représente une vaste étendue de terre humide au relief plat dont la superficie est la plus importante du monde. S’étendant sur 26 millions d’hectares (soit le quart de la superficie provinciale), les basses-terres de la baie d’Hudson sont composées à la fois de terrains marécageux boisés et non boisés (plus des deux-tiers de sa superficie) et d’innombrables petits lacs et étangs. La région est parsemée de tourbières et de marais (qu’on appelle aussi muskegs). Le sol de ces écosystèmes à base de tourbe absorbe l’eau et est composé de végétaux morts en décomposition, de terre noire et de sphaigne.
La forêt productive couvre moins de 25 pour 100 du territoire et elle est généralement composée de mélèzes laricins rabougris et d’épinettes noires qui poussent le long des berges des rivières et dans d’autres zones bien drainées. Le bouleau blanc, le bouleau glanduleux et le saule sont les arbres à feuilles caduques les plus abondants dans cette région.

Abritant la totalité de la toundra ontarienne (284 000 ha), les basses-terres de la baie d’Hudson subissent fortement l’influence du climat froid du Nord. On y retrouve également la plus grande superficie protégée en Ontario, soit le parc provincial Polar Bear, qui s’étend sur 2,3 millions d’hectares.
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Autres donnèes en bref :
- Les basses-terres de la baie d’Hudson englobent 20 pour 100 des forêts de l’Ontario.
- Cette région est fréquentée par le caribou des bois, l’ours blanc, le renard arctique et le lièvre arctique.
- En été, des millions d’oiseaux migrateurs y nichent, notamment la bernache du Canada, l’oie des neiges, le lagopède des saules et d’autres canards de mer.

Basses-terres de la baie d’Hudson
