Inventaire des ressources forestières

L’inventaire des ressources forestières est un sondage exhaustif des ressources forestières de l’Ontario. Il a été conçu en 1946 pour repérer les essences de bois commercialisables destinées aux scieries.

 

Il s’agit d’un sondage de grande envergure visant à dresser le caractère des forêts selon leur essence, leur état et leur cycle de régénération. On dresse l’inventaire d’après des photos aériennes ainsi que des levés sur le terrain.

 

Améliorations

 

Le public et les utilisateurs de l’Inventaire des ressources forestières (IRF) disent, depuis quelques années, qu’il serait utile d’améliorer l’IRF pour qu’il puisse être actualisé plus souvent et mieux répondre aux besoins croissants en ce qui concerne l’aménagement forestier, les rapports à remettre au gouvernement provincial, les activités des exploitants forestiers et la gestion des données des entreprises. C’est pour répondre à ces besoins que le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRN) a annoncé, le 29 septembre 2005, qu’il reconcevrait l’IRF et s’en occuperait à la place de l’industrie forestière.

 

Le nouvel IRF englobera une superficie d’environ 555 000 km2 de terrains forestiers et qui comprend des zones où les activités forestières sont régies par des permis, des zones à l’intérieur d’unités d’aménagement forestier où les activités ne sont pas encadrées par des permis, des parcs provinciaux, des parcs fédéraux et des aires protégées (voir la figure 1).

 

Voici les améliorations qu’il est prévu d’apporter à l’IRF :

 

  • le cycle d’inventoriage sera ramené de 20 à 10 ans;
  • au lieu d’être mis à jour périodiquement, l’inventaire le sera continuellement;
  • les relevés sur le terrain seront améliorés pour qu’ils soient reliés plus étroitement au programme « croissance et rendement »;
  • l’inventaire renfermera davantage de données non conventionnelles.

 

Le nouvel inventaire sera de nature écologique et reposera sur l’utilisation de nouvelles technologies, de nouvelles sources de données et de nouveaux procédés, le but étant de fournir une information de qualité supérieure.

 

La Section de l’évaluation, de la surveillance et de l’inventaire est en train de déterminer les besoins des entreprises relativement au nouvel IRF. Dans le cadre de cette détermination, les utilisateurs de l’IRF peuvent dire ce qu’ils attendent du nouvel IRF pour que celui-ci réponde bien à leurs besoins particuliers.

 

Réalisation de l’IRF

 

La réalisation de l’inventaire est un effort qui se poursuit sur trois ans et qui fait appel à divers procédés tant manuels qu’informatisés.

 

Première année :

 

Les photographies numériques aériennes sont la principale source de données qu’utilise le ministère pour réaliser l’IRF. Le ministère sous-traite généralement ce travail au secteur privé.
Des appareils photo numériques qui prennent des images en noir et blanc d’une définition de 20 centimètres, ainsi que des images en couleur et en infrarouge d’une définition de 40 centimètres, sont utilisés pour obtenir les données pendant l’été lorsque les arbres ont leurs feuilles.

 

Grâce au fait que les photographies numériques peuvent être transmises au ministère relativement plus rapidement que les photographies non numériques, les activités qui avaient lieu la deuxième année pourraient commencer la première année, ce qui écourterait le cycle d’inventaire d’une forêt, qui était de trois ans.

 

Deuxième année :

 

Au cours de la deuxième année, des spécialistes choisissent des placettes d’échantillonnage sur les photographies aériennes et coordonnent la collecte des données sur le terrain. Pour le nouvel IRF, le ministère utilisera un nouvel ensemble de parcelles d’échantillonnage fixes, en plus des placettes circulaires à rayon variable normalement utilisées pour inventorier une forêt.

 

Après avoir défini un peuplement, le ministère y relève les caractéristiques distinctives (essences présentes, âge et hauteur des arbres, densité relative, type d’écosystème forestier, etc.).

 

La classe de station, qui est un indicateur de la croissance et du rendement d’un peuplement, est obtenue à partir du rapport entre l’âge et la hauteur des arbres. Les données recueillies par les équipes sur le terrain servent à parfaire la caractérisation des peuplements obtenue grâce aux photographies aériennes.

 

Notons que le ministère utilise souvent aussi l’information que les utilisateurs de l’IRF lui communiquent au sujet des peuplements forestiers qu’ils connaissent bien. Bien que les peuplements productifs constituent la presque totalité des zones inventoriées, les peuplements non productifs et les terrains non boisés sont également définis, caractérisés et inventoriés.

 

Troisième année :

 

La troisième année du processus de l’inventaire est consacrée à transcrire les données concernant les limites et les attributs tirés des photographies aériennes sur des cartes préparées d’après le système de cartographie de base de l’Ontario.
Un système informatique conçu spécialement à cet effet valide l’information recueillie alors que celle-ci est transformée en format numérique. Les cartes de travail produites antérieurement sont scannées et après plusieurs étapes de conversion automatisées, on obtient le produit fini. Voici des exemples de documents d’information qui peuvent être remis à des clients :

 

  • cartes de peuplements forestiers;
  • rapports sommaires sur une région;
  • fichiers sur les attributs d’un peuplement forestiers tant pour une carte particulière que pour une unité de gestion entière;
  • information cartographique numérique.

 

Cycle de planification de l'IRF

 

Les forêts de la Couronne de l’Ontario sont divisées en 46 unités d’aménagement forestier. Un inventaire des ressources forestières doit être réalisé pour chaque unité environ tous les 10 ans, et être mis à jour au début de l’élaboration de chaque nouveau plan d’aménagement forestier (tous les 10 ans), pour qu’il donne une bonne idée des changements que la forêt a subis.

 

Ces changements peuvent inclure des pertes dues aux récoltes ou à des causes naturelles comme les feux de forêt, les insectes, les maladies et le vent. On assiste aussi à des augmentations en raison de la régénération forestière et des soins sylvicoles prodigués dans les zones de régénération tant assistée que naturelle. Pour l’heure, les mises à jour de l’inventaire sont entreprises uniquement dans les zones de planification faisant l’objet d’un plan de gestion forestière.

 

L’information tirée des inventaires forestiers a fortement contribué à perfectionner nos connaissances sur l’une des ressources renouvelables de l’Ontario. Les données qu’ils contiennent continuent à constituer la base des activités de planification visant les ressources et des décisions politiques du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRN).

 

 

Figure 1