Projets de gestion de l’information et de la connaissance

Des travaux sont en cours sur une gamme de projets de gestion de l’information et de la connaissance qui fourniront des outils et des informations, par exemple, sur la topographie, la couverture terrestre et la cartographie géologique.

 

L’information recueillie dans le cadre de ces projets sera utilisée pour prendre des décisions éclairées concernant l’utilisation des terres tandis que l’Ontario et les Premières nations travaillent ensemble à l’élaboration de plans communautaires d’aménagement du territoire. De plus, l’information tirée de ces projets facilitera la préparation de la stratégie générale d’aménagement du territoire du Grand Nord qui fournira des outils et un cadre pour la planification communautaire de l’aménagement du territoire.

 

Pour découvrir certains des résultats de ces projets, veuillez consulter notre page Web sur les Produits de gestion de l’information et de la connaissance.

 

 

La Direction du Grand Nord et la Direction de la recherche-développement appliquée du ministère des Richesses naturelles de l'Ontario ont le plaisir d'annoncer la publication de l'ouvrage intitulé Aquatic Ecosystems of the Far North State of Knowledge Report  (pdf; 2.1 mo) de T. R. Marshall et de N. E. Jones. (Remarque : Ce document technique est offert en anglais seulement.)

 

Télécharger Wetlands of the Hudson Bay Lowland: an Ontario Overview, préparé par John L. Riley (pdf; 19 mo) (Remarque : Ce document technique est offert en anglais seulement.) 

 

Les changements climatiques dans le Grand Nord

 

Les forêts et les tourbières du Grand Nord entreposent l’équivalent de 97 milliards de tonnes de dioxyde de carbone et contribuent ainsi à réduire les effets des changements climatiques. Cependant, les forêts et les tourbières seront elles-mêmes touchées par les changements climatiques et le développement industriel. Deux projets de recherche entrepris en partenariat avec l’Université de Toronto ont pour but de modéliser la façon dont les changements climatiques pourraient influencer l’emmagasinage du carbone.

 

Le but à long terme des projets consiste à estimer l’emmagasinage actuel et futur du carbone dans les forêts et les tourbières du Grand Nord. Avec les autres données, les modèles élaborés nous aideront à prédire la quantité de carbone que les tourbières et les forêts peuvent emmagasiner au cours des années à venir.

 

La technologie des satellites, la génétique et le savoir autochtone pour apprendre à connaître les espèces sauvages

 

Un projet de recherche sur le caribou des forêts dans le Grand Nord complète la recherche menée par le Ministère sur cette espèce qui est considérée comme « menacée » aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Le travail comprendra des enquêtes verbales auprès des collectivités des Premières nations, le dénombrement des faons et la collecte de données par satellite sur les caribous munis d’un collier. Nous avons besoin des données recueillies sur la taille de la population et ses déplacements pour pouvoir tenir compte de la protection du caribou dans la prise des décisions concernant l’aménagement du territoire.

 

Un autre projet consistera à recueillir du matériel génétique à partir de la fourrure et des déjections des carcajous pour déterminer dans quelle mesure la population de carcajous de l’Ontario dépend de l’immigration en provenance du Québec et du Manitoba. Cette collecte d’information se situe dans le prolongement du projet de l’Ontario sur le carcajou entrepris en 2002 en partenariat avec le Ministère, la Wolverine Foundation et la Wildlife Conservation Society. L’information recueillie nous aidera à protéger cette espèce qui est considérée comme « menacée » aux termes de laLoi sur les espèces en voie de disparition.

 

Le savoir autochtone traditionnel jouera un rôle central dans l’élaboration d’un rapport sur l’état de l’esturgeon de lac dans le Grand Nord. Cet effort de collaboration entre le centre de recherche sur l’environnement de Mushkegowuk et le ministère des Richesses naturelles permettra de recueillir des informations sur la présence, la distribution et les aires de frai auprès des membres de la collectivité du Grand Nord. L’esturgeon de lac est une espèce considérée comme « préoccupante » aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

 

Apprendre à connaître l’assise territoriale physique

Avant que ne soient amorcés les projets de gestion de l’information et de la connaissance, une bonne partie du Grand Nord n’avait pas encore été cartographiée à une échelle qui permettrait la planification de l’aménagement du territoire. Même les zones cartographiées l’ont été pour la dernière fois il y a plus de 30 ans et à une échelle à laquelle seuls les plus importants éléments sont visibles.

 

Ce projet, entrepris en partenariat avec Ressources naturelles Canada, a produit pour la totalité du Grand Nord des cartes plus détaillées qui montrent les rivières, les ruisseaux, les lacs et l’infrastructure existante de façon suffisamment détaillée pour qu’on puisse prendre des décisions concernant l’aménagement du territoire. À ce jour, le projet de cartographie topographique du Grand Nord est achevé à 90 %.

 

Les cartes indiquant la couverture terrestre (la végétation) et la topographie du Grand Nord et qui sont destinées à faciliter l’aménagement du territoire sont aussi achevées à 40 %. Ce genre de cartographie facilite la détermination de l’habitat des espèces sauvages et des autres zones d’importance écologique et peut être utilisé pour déterminer les modifications du paysage dans le temps, qu’elles soient produites par des perturbations naturelles ou non.

 

Un autre projet de cartographie axé sur les sources d’eau et les bassins hydrographiques tirera parti d’une nouvelle technologie mise au point par la NASA (la National Aeronautics and Space Administration). Les données permettront aux collectivités, aux planificateurs et aux scientifiques de déterminer les choses et les personnes qui sont en amont et en aval de tout emplacement du paysage.

 

Aires naturelles importantes

 

Plus de 50 sites du Grand Nord ont déjà été reconnus lors d’études antérieures comme étant des aires naturelles particulièrement importantes. Ces sites feront l’objet de recherches ultérieures en raison de leurs concentrations uniques de diverses caractéristiques topographiques, espèces et conditions écologiques. Cette information, combinée à la connaissance de la terre des Premières nations, améliorera notre connaissance du Grand Nord.