
Le gouvernement de l'Ontario a adopté un règlement interdisant la possession, en Ontario, de parties à risque élevé de chevreuils et de wapitis pris hors de la province.
Le règlement concorde avec le Plan ontarien de surveillance et d'intervention en ce qui concerne l'encéphalopathie des cervidés. Le plan a été élaboré par le ministère des Richesses naturelles, le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée, en coopération avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments.
Le plan décrit les risques que l'encéphalopathie des cervidés (maladie du dépérissement chronique) présente pour les animaux de la famille des cervidés (cerf de Virginie, wapiti, etc.), qu'ils soient sauvages ou élevés en captivité. Y sont décrites les mesures d'intervention, coordonnées entre plusieurs agences gouvernementales, qui se rapportent à cinq principales activités : prévention, surveillance, lutte contre la maladie et éradication de la maladie, rétablissement et communications.
Les parties à risque élevé sont la tête, la colonne vertébrale, le cuir et les bois non traités, les sabots, les ganglions lymphatiques, les yeux, la rate, les glandes mammaires, les entrailles et les organes internes. Ces parties animales sont considérées comme dangereuses parce qu'elles sont riches en prions susceptibles de transmettre la maladie.
Le règlement s'applique à presque tous les membres de la famille des « cervidés », dont le cerf de Virginie (cerf à queue blanche), le cerf-mulet, le wapiti et toute autre espèce de cervidés élevés en captivité (p. ex., sur des fermes) qui sont abattus hors de l'Ontario et apportés en Ontario. Aux fins du règlement, l'orignal et le caribou ne sont pas considérés comme des « cervidés ».
Le règlement est entré en vigueur le 4 novembre 2005.
En voici les principales dispositions :
On ne pense pas que l'encéphalopathie des cervidés soit présente en Ontario à ce moment-ci.
Toutefois, des prions pathogènes pourraient se propager dans l'habitat des cervidés si des parties infectées de carcasses étaient introduites en Ontario. Les prions peuvent vivre durant des années, ce qui accroît le risque de transmission de la maladie à des chevreuils ou wapitis de l'Ontario. Le règlement vise à réduire ce risque au minimum.
La plupart des provinces et des États d'Amérique du Nord prennent des mesures pour prévenir le plus possible la propagation de la maladie, que celle-ci ait été décelée ou non dans leur territoire. Le Manitoba et plus de 20 États américains ont déjà pris des mesures pour prévenir la propagation de la maladie par des parties animales présentant un risque élevé.

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