On trouvera plus bas le sommaire du Plan ontarien de surveillance et d'intervention en ce qui concerne l'encéphalopathie des cervidés. La version intégrale du plan en n'existe qu'en anglais.
Le ministère des Richesses naturelles, le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, et le ministère de la Santé et des Soins de longue durée ont élaboré, en coopération avec l'Agence canadienne d'inspection des aliments, le Plan ontarien de surveillance et d'intervention en ce qui concerne l'encéphalopathie des cervidés.
Le plan relève les risques que l'encéphalopathie des cervidés (maladie du dépérissement chronique) présente pour les animaux de la famille des cervidés (cerf de Virginie, wapiti, etc.), qu'ils soient sauvages ou élevés en captivité. Y sont décrites les mesures d'intervention, coordonnées entre plusieurs agences gouvernementales, qui se rapportent à cinq principales activités : prévention, surveillance et dépistage, contrôle et éradication, rétablissement et communications.
Le plan décrit les rôles et les obligations des ministères et agences en ce qui concerne les mesures d'intervention éventuelles. Il souligne la nécessité de favoriser une bonne coopération avec le public et les parties intéressées, pour que les précautions et les mesures d'intervention qui s'imposeraient donnent les résultats recherchés.
Le plan fait fond sur et incorpore les leçons qu'ont apprises d'autres provinces canadiennes et des États américains. Le Comité des ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables des forêts, de la faune, des espèces en péril, des pêches et de l'aquaculture a approuvé, récemment, la Stratégie nationale sur les maladies des espèces sauvages du Canada, ainsi que la Stratégie canadienne de lutte contre la maladie débilitante chronique. Le plan de l'Ontario concorde avec les méthodes et les principes des deux stratégies nationales.
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L'encéphalopathie des cervidés (« maladie du dépérissement chronique ») est une maladie dégénérative du cerveau qui frappe le cerf (le chevreuil) et le wapiti. La maladie est causée par une protéine appelée « prion ». Elle est apparentée à des encéphalopathies spongiformes transmissibles, telle la maladie de la vache folle.
L'encéphalopathie des cervidés a été diagnostiquée la première fois en 1967, au Colorado, chez un cerf-mulet élevé en captivité. Elle a été décelée la première fois dans un chevreuil sauvage en 1981, au Colorado, mais on croit qu'elle aurait infecté des hardes sauvages avant cela.
Dans les zones au Canada et aux États-Unis où la maladie risque d'être présente, les services de la faune ont élargi leurs activités de dépistage dans le but d'attester la présence ou l'absence de la maladie, qui poursuit sa progression aux États-Unis et dans les provinces de l'Ouest.
Le gouvernement de l'Ontario essaie de dépister la maladie chez le chevreuil sauvage depuis 2002. Il a commencé un programme de surveillance du chevreuil en automne 2003.
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Aux États-Unis, des cas de la maladie ont été décelés chez le cerf-mulet, le cerf de Virginie et le wapiti élevés en captivité dans les États suivants : Colorado, Dakota du Sud, Kansas, Minnesota, Montana, Nebraska, New York, Oklahoma, Wisconsin, Michigan.
La maladie a été dépistée chez le cerf-mulet, le cerf de Virginie et le wapiti sauvages dans les États suivants : Colorado, Dakota du Sud, Illinois, Nebraska, New York, Nouveau-Mexique, Utah, Virginie occidentale, Wisconsin, Wyoming.
Le Colorado, qui essaie de dépister la maladie chez l'orignal depuis 2002, en a confirmé un cas en septembre 2005.
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Au Canada, l'encéphalopathie des cervidés a été signalée la première fois au milieu des années 1970, chez des cerfs-mulets gardés en captivité au zoo de Toronto. (Les symptômes n'ont pas été confirmés avant 1981, après la mort de tous les cerfs-mulets.)
Aucun autre cas ne fut constaté au Canada jusqu'en 2001, quand on décela la maladie chez deux cerfs-mulets de la Saskatchewan. Depuis, la maladie persiste dans les populations de cerfs-mulets et de cerfs de Virginie vivant en liberté en Saskatchewan. Elle a été confirmée dans des hardes de chevreuils et de wapitis élevés en captivité en Alberta et en Saskatchewan et de cerfs-mulets sauvages en Alberta.
Ces cas et ceux qui ont été confirmés récemment chez des cerfs de Virginie sauvages et en captivité, dans l'État de New York, ont accentué les craintes que la maladie puisse se propager en Ontario.
Rien n'indique que l'encéphalopathie des cervidés est présente, en Ontario, chez des cerfs de Virginie et des wapitis sauvages ou en captivité.
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Il n'y a pas de preuve non plus que la maladie aurait été ou pourrait être transmise à l'être humain. Toutefois, ses liens avec des maladies comme l'encéphalopathie spongiforme bovine (« maladie de la vache folle »), qui peuvent affecter l'être humain, éveillent des inquiétudes parmi la population, inquiétudes qui ont eu des retombées négatives pour les éleveurs de chevreuils et de wapitis.
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Pour que l'Ontario soit bien prêt à réagir aux menaces posées par l'encéphalopathie des cervidés, le gouvernement a mis sur pied une équipe composée de porte-parole des agences suivantes :
- ministère des Richesses naturelles de l'Ontario;
- ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario;
- ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario;
- Agence canadienne d'inspection des aliments.
Les membres de l'équipe vont collaborer à l'élaboration du Plan de surveillance et d'intervention en ce qui concerne l'encéphalopathie des cervidés.
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Le plan relève les risques que l’encéphalopathie des cervidés (maladie du dépérissement chronique) présente pour les animaux de la famille des cervidés (cerf de Virginie, wapiti, etc.), qu’ils soient sauvages ou élevés en captivité. Y sont décrites les mesures d’intervention, coordonnées entre plusieurs agences gouvernementales, qui se rapportent à cinq principales activités : prévention, surveillance et dépistage, contrôle et éradication, rétablissement et communications.
Le plan décrit les rôles et les obligations des ministères et agences en ce qui concerne les mesures d’intervention éventuelles. Il souligne la nécessité de favoriser une bonne coopération avec le public et les parties intéressées, pour que les précautions et les mesures d’intervention qui s’imposeraient donnent les résultats recherchés.
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D'après une analyse des conséquences sociales et économiques réalisée, en avril 2004, par Stratus Consulting (annexe IV), il a été confirmé que l'encéphalopathie des cervidés pourrait avoir d'importantes répercussions primaires et secondaires sur l'économie provinciale.
La découverte de la maladie chez des chevreuils, qu'ils soient sauvages ou élevés en captivité, pourrait occasionner, en Ontario, une perte directe d'au moins 11 millions de dollars en revenus pour le secteur de la chasse.
La découverte de la maladie n'importe où en Ontario créera des difficultés pour les éleveurs de cervidés qui veulent commercialiser leurs produits. En outre, s'il s'avère nécessaire de détruire des animaux élevés en captivité, l'indemnisation des éleveurs pourrait représenter plusieurs millions de dollars.
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L'engagement du public et des intéressés sera crucial pour atteindre les objectifs liés à la prévention de la maladie et à la gestion des hardes de chevreuils et de wapitis sauvages. En coopération avec le public et les intéressés, l'équipe d'intervention concevra encore d'autres mesures préventives et prendra les moyens qui s'imposent pour que l'on atteigne les objectifs dans les sphères d'action biologique et socioéconomique.
La surveillance est la meilleure façon de déceler tôt la maladie et de garantir le succès des mesures d'intervention. Le programme de surveillance de l'Ontario a été créé à titre de projet-pilote en 2002. Il se poursuit à titre de programme annuel depuis 2003.
L'équipe d'intervention réexaminera périodiquement le plan avec les intéressés et le public.
Le plan sera mis à jour lorsqu'il faudra y ajouter des conseils et directives, ou réagir à des changements, qu'ils aient trait à des organisations, à des conditions, à des données scientifiques ou à une expérience accrue du sujet.
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