La gestion de la faune
 

Vivre avec la faune

 

La population et la faune : Gérer les conflits et en réduire le nombre


Trois biches au crépuscule

Une collision avec un animal sauvage entraîne souvent des coûts de réparation, des frais médicaux et d’assurance. Plus grave encore, une collision peut blesser, voir tuer, des personnes ou un animal, notamment quand elle implique un chevreuil ou un orignal.

 

 

Dans toute la province de l'Ontario, les gens et les animaux sauvages vivent côte à côte, généralement en paix.


Dans le sud de l'Ontario, les gens partagent leurs quartiers résidentiels avec des Ratons laveurs, des Moufettes rayées, des Renards roux, des chauves-souris, des oiseaux, des Coyotes et même des Cerfs de Virginie. Les Moufettes rayées et les Ratons laveurs, par exemple, peuvent très bien vivre en région urbaine.


Dans le centre et le Nord de l'Ontario, la contrée des animaux sauvages, les humains côtoient aussi des Orignaux, des Loups gris et des Ours noirs.


Au fur et à mesure que la population et les établissements humains s'accroissent, nous exerçons de plus en plus de pressions sur la faune et ses habitats. Les contacts plus nombreux entre les gens et les animaux sauvages augmentent les risques de conflits. Il est cependant possible de prévenir certains d'entre eux.


La population et les établissements humains ont d'innombrables répercussions négatives sur la faune, dont la fragmentation et la perte des habitats et la pollution. Voici certains types de conflits qui ont une incidence sur les humains :

 

  • Enjeux urbains : Des préoccupations surviennent lorsque les animaux sauvages causent des dommages aux domiciles ou aux parcs publics (p. ex. les Ratons laveurs, les chauves-souris, les oiseaux qui s'infiltrent dans les cheminées et les greniers et qui fouillent dans les potagers et les déchets.)

 

  • Enjeux sur le plan de sécurité et de la santé publique : Parmi les enjeux concernant la sécurité et la santé publiques, il y a les collisions entre véhicules et animaux sauvages, les attaques d'animaux sauvages et la possibilité de transmission de maladies (p. ex. la rage, la maladie de Lyme, la fièvre du Nil occidental, etc.)

 

  • Enjeux économiques : Les coûts liés aux conflits entre les gens et les animaux (p. ex. dommages agricoles, coût des mesures de contrôle de la rage, dommages aux véhicules à la suite d'une collision avec un animal sauvage, les inondations causées par le Castor, etc.)

 

  • Enjeux écologiques : Ces enjeux concernent les écosystèmes (p. ex. les répercussions des maladies de la faune sur les populations fauniques indigènes, les activités d'espèces abondantes comme le Castor ou le Cerf de Virginie ou les espèces exotiques qui déplacent nos espèces indigènes ou qui font d'autres types de dommages).


Rôle du ministère des Richesses naturelles

Une mouffette rayée

Certains animaux sauvages, comme la mouffette rayée, s'habitue très bien aux humains.

 


Le ministère des Richesses naturelles (MRN) a travaillé en collaboration avec d'autres organismes comme le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales (MAAARO). Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD) et les municipalités pour gérer les conflits entre les individus et les animaux sauvages et en réduire le nombre.


Les efforts du MRN vont de fournir des fiches de renseignements, des conseils à la population et des programmes d'envergure provinciale (comme le contrôle de la rage) axés sur l'éducation publique jusqu'à réduire les risques et répondre aux préoccupations de la population.


Documents d'orientation


Le MRN a travaillé en collaboration avec d'autres ministères, des organismes fédéraux et des parties intéressées à la mise au point de la Stratégie sur la prévention et la gestion des conflits entre l'être humain est des animaux sauvages en Ontario.


Parmi les principes directeurs de cette stratégie, il y a les suivants :

 

  • La reconnaissance que la faune a une valeur intrinsèque sur les plans écologique, économique, social et culturel.

  • Les réactions aux conflits entre les humains et les animaux sauvages doivent toujours sans danger pour l'environnement et être fondées sur des données scientifiques et techniques.

  • La présence dans les collectivités et l'éducation sont des outils importants pour réduire le nombre de conflits entre les humains et les animaux sauvages.


Programmes du ministère des Richesses naturelles

Un jeune porc-épic dans un bois de printemps
L'habitat est un élément essentiel à la santé et à la survie de la faune. C'est là où habite une espèce, l'endroit qui lui fournit tout ce dont elle a besoin pour survivre.

Les chercheurs scientifiques du MRN en matière de poisson et de faune appuient les efforts faits pour gérer les conflits entre les humains et les animaux sauvages et en réduire le nombre.


Par l'entremise du programme Intendance environnementale Ontario, le MRN travaille de près avec les membres des collectivités et les propriétaires fonciers. Ces partenaires organisent ensemble des ateliers, publient de la documentation éducative et offrent d'autres ressources liées aux conflits avec la faune. Ils favorisent les mesures visant à aider les propriétaires fonciers à éviter ces conflits.


En 2004, le MRN a lancé son programme provincial Attention : Ours. Ce programme vise à réduire le nombre de conflits entre les humains et les ours en misant sur la prévention, la sensibilisation et l'éducation. Parmi les démarches entreprises, il y a les suivantes :

 

  • une campagne de sensibilisation de la population

  • une ligne téléphonique sans frais pour signaler tout problème avec un Ours noir

  • un programme de financement communautaire (pour appuyer des projets locaux comme l'installation de contenants à l'épreuve des ours et de clôtures électrifiées et des travaux de recherche et de surveillance)

  • la promotion de partenariats entre la police locale et la Police provinciale de l'Ontario.


Le MRN a aussi travaillé en collaboration avec l'Association pour l'amélioration des sols et des récoltes de l'Ontario. Un document publié conjointement, « Wildlife Wise », renseigne les exploitants agricoles sur les pratiques optimales pour gérer les conflits entre les humains et la faune.


La Loi sur la protection du poisson et de la faune traite aussi des conflits entre les humains et les animaux sauvages. Par exemple, en certaines situations, la loi permet aux propriétaires fonciers d'enlever ou d'abattre des animaux sauvages comme les Ours noirs, les Moufettes rayées, les renards, les loups ou les Ratons laveurs, s'ils endommagent leur propriété ou menacent leur bétail.