Chauves-souris et syndrome du nez blanc

Les chauves-souris en Ontario 

 
Comme toute la faune, les chauves-souris sont un élément important de la biodiversité de l'Ontario. On rencontre huit espèces différentes de chauves-souris dans notre province, les petites chauves-souris brunes et les grandes chauves-souris brunes étant les plus communes.  Pour en savoir plus.


Les chauves-souris sont les principales prédatrices des insectes nocturnes, comme les papillons de nuit et les moustiques.  Chaque nuit, une seule chauve-souris peut manger trois fois son poids en insectes.


Les chauves-souris sont des animaux sauvages qui, comme tous les autres, ne doivent pas être dérangés. Elles peuvent être porteuses d'un certain nombre de maladies. Un petit nombre sont porteuses de la rage.  Pour en savoir plus.

 

Le syndrome du nez blanc


Une chauve-souris présentant le syndrome du nez blanc.Cette maladie a été appelée « syndrome du nez blanc » en raison des anneaux visibles de champignons blancs sur la face des animaux contaminés. Le responsable de ce syndrome serait un champignon (Geomyces destructans) qui se développe dans la peau des chauves-souris et produit un duvet blanc sur le museau, les ailes et les oreilles. Les individus infectés sortent de leur torpeur (ralentissement des fonctions vitales chez les animaux qui hibernent) plus souvent que la normale durant l’hiver et, donc, épuisent leurs réserves d’énergie avant de pouvoir accéder à de la nourriture au printemps. 

 

Le syndrome du nez blanc a décimé plus de cinq million de chauves-souris dans le nord-est des États-Unis.  Il a été détecté pour la première fois en 2006 dans une grotte près d'Albany, dans l'État de New York. On a aussi relevé des cas dans une douzaine d'États américains et au Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse.

 

En mars 2010, le syndrome du nez blanc a été confirmée pour la première fois en Ontario.
 

À l'heure actuelle, on ne pense pas que le syndrome du nez blanc représente un problème pour la santé des êtres humains. Le syndrome circule depuis au moins six ans dans les grottes du nord-est des États-Unis.  Parmi ces grottes, certaines ont été visitées par des milliers de personnes et aucun cas de maladie n'a été signalé.

 

On trouve une feuille de renseignements sur le syndrome en bas de cette page.

 


Surveillance du syndrome du nez blanc


De la fin de l'automne au printemps, le ministère surveille les grottes d'hivernage des chauves-souris pour déceler tout signe du syndrome dans la province.  Dans les grottes les plus proches des sites américains où le syndrome du nez blanc a été détecté, des activités de surveillance ponctuelles sont menées.

 

Le ministère vous encourage à signaler toute activité inhabituelle des chauves-souris  (voler à l'extérieur pendant la journée) ou les cas de chauves-souris mortes au Centre canadien coopératif de la santé de la faune au 1 866 673-4781, au Centre d'information sur les ressources naturelles au 1 800 667-1940 (ATS pour les personnes malentendantes au 1 866 686-6072) ou au bureau régional du ministère
 

 

 

Map showing the spread of White Nose Syndrome since 2006

 

 

Cette carte indique comment le syndrome du nez blanc s'est propagé depuis sa découverte dans l'État de New York en 2006. En 2010, il a été signalé pour la première fois au Canada, soit en Ontario et au Québec. En 2011, il a été détecté au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Les régions mises en évidence indiquent les limites des municipalités ou des comtés et pas nécessairement l'ampleur de la maladie.

 

 

 


 

Prévenir la propagation du syndrome du nez blanc en Ontario


Les effets possibles du syndrome du nez blanc sur les populations de chauves-souris de l’Ontario inquiètent le ministère. Bien que cette maladie soit encore mal comprise, on croit que les activités humaines dans les grottes contribuent à sa propagation.
 

Le personnel du ministère collabore avec des chercheurs, des spécialistes de la réadaptation faunique et des groupes explorant les grottes dans le but de promouvoir les pratiques réduisant le risque de propagation du syndrome. Il s'agit notamment de désinfecter les vêtements et le matériel après la visite d'une grotte et de ne pas utiliser le même matériel d'une grotte à l'autre. De plus, on demande aux gens qui se rendent dans des grottes du nord-est des États-Unis et du Canada de ne pas se servir du même matériel en Ontario.

 

De plus, en élaborant des stratégies de lutte contre le syndrome du nez blanc, le ministère collabore étroitement avec d'autres pouvoirs publics, notamment ceux des États voisins et du Québec, et avec l'United States Fish and Wildlife Service, dans le but d'appliquer les mesures de surveillance et de prévention d'une manière cohérente.

 

Le public est prié de ne pas entrer dans des grottes non aménagées pour le tourisme ou des mines abandonnées qui pourraient abriter des chauves-souris. De plus, on demande aux Ontariens de ne pas aller dans des grottes ou des mines abandonnées aux États-Unis ou au Canada où l'on a détecté le syndrome du nez blanc (voir la carte ci-dessus).