Une brève histoire du wapiti en Ontario

La preuve archéologique de la présence la plus ancienne du wapiti en Ontario a été trouvée dans une tourbière, près de Sarnia. Les restes de cinq wapitis, remontant à plus de 3 000 ans, ont été trouvés à cet endroit. Ceci et d'autres preuves archéologiques laissent entendre que le wapiti serait venu en Ontario il y a des milliers d'années, dès après la dernière période glaciaire.

 


 

wapiti
La dernière fois qu'on sait qu'un wapiti a été abattu en Ontario remonte à 1893, quelque part entre North Bay et Latchford.

Des textes du début des années 1600 parlent de la présence de populations de wapitis dans le Sud de l'Ontario, et Alexander MacKenzie a écrit dans ses journaux qu'il avait vu de grandes hardes de wapitis lors de son parcours entre le lac Supérieur et la frontière du Manitoba, en 1789.

Vers le milieu des années 1800, le Sud de l'Ontario se colonise à un rythme accéléré. Un vaste territoire est défriché pour la production agricole et l'élevage. Le wapiti perd alors des habitats; la concurrence s'intensifie pour les ressources dont il dépend.

 

Jadis abondantes, ses populations s'appauvrissent rapidement dans le Sud de l'Ontario. De petites hardes subsistent tant bien que mal dans le Nord-Est de l'Ontario, le long du bassin hydrographique de la rivière des Outaouais, mais elles s'affaiblissent, elles aussi, en raison d'une chasse non contrôlée et des pressions exercées par la colonisation. Le wapiti finit par disparaître de la province.

 

carte - Territoire historique approximatif du wapiti en Ontario

Territoire historique approximatif du wapiti en Ontario

 

Aire de répartition historique du wapiti

 

Il y a plusieurs estimations de l'étendue vers le nord qu'aurait été l'aire de répartition historique du wapiti.

 

Il est clair, toutefois, que l'espèce était la plus abondante dans la forêt de feuillus du secteur est du Sud-Ouest de l'Ontario, où des hardes auraient pu compter 200 animaux ou  plus.

 

Le wapiti aurait aussi été présent, à des concentrations moins fortes, au nord de l'extrémité est du lac Ontario, dans la zone forestière des Grands Lacs et du Saint-Laurent (aujourd'hui les régions de Kingston et d'Ottawa).


Efforts faits dans le passé pour rétablir l'espèce en Ontario


La première tentative pour rétablir l'espèce dans le Sud de l'Ontario et le parc provincial Algonquin s'est traduite par un échec. Cela avait eu lieu entre 1900 et 1912.


Une deuxième tentative a été engagée au cours des années 1930 par le ministère des Terres et des Forêts de l'Ontario (aujourd'hui le ministère des Richesses naturelles). Des wapitis, transportés de l'Alberta, ont été gardés dans des enclos à divers endroits en Ontario. Ils ont ensuite été relâchés à au moins quatre endroits (Chapleau, North Bay, Burwash et Apsley). À la fin des années 1940, la forte concentration de wapitis encore en captivité dans des enclos a créé des conditions propices à une infestation par des douves (des vers parasites). Cela a engendré des craintes pour la santé des animaux d'élevage de l'Ontario et des populations de cervidés sauvages. La décision fut donc prise d'exterminer les wapitis toujours en captivité dans des enclos en Ontario.


Deux petites hardes des wapitis relâchés au cours des années 1930 avaient survécu lorsque le plus récent projet de rétablissement de l'espèce a été entrepris. Elles existent toujours. Elles sont présentes dans la région autour de la rivière des Français (centre de l'Ontario).