Identification de l’ADN et lutte contre le braconnage

L’utilisation de l’ADN et les preuves médicolégales font désormais partie des outils de l’agent de protection de la nature. En 1991, l’Ontario était la première instance provinciale en Amérique du Nord à utiliser les éléments de preuve provenant de l’analyse de l’ADN dans une affaire devant le tribunal. Le ministère des Richesses naturelles a depuis utilisé cette technique dans de nombreux cas pour lesquels on a imposé des amendes record à l'échelle du continent.


Une enquête par infiltration effectuée conjointement par l’Ontario et le Québec a permis de mettre au jour un cas de chasse illicite à l’original dans la région de Cochrane et d'imposer une amende de 36 000 $.


Une affaire de chasse illégale au cerf dans la région de North Bay a valu aux contrevenants une amende de 40 000 $.


Il arrive que l’analyse de l’ADN produise des résultats étonnants. Par exemple, en 1995, on a trouvé 725 kg (1 600 lb) de viande de cerf dans le congélateur d’un homme. L’analyse d’ADN a permis de découvrir que la viande provenait d'au moins 33 animaux.


Étant donné que l’ADN est présent dans chacune des cellules, il suffit de prélever un petit échantillon de sang, de poil ou de tissu pour en effectuer l’analyse. Le Natural Resources DNA Profiling and Forensic Centre de Peterborough, en Ontario, procure aux agents de protection de la nature des renseignements de nature scientifique et des éléments de preuve pour leurs enquêtes visant à identifier individuellement les animaux, l’espèce, le sexe, l’ascendance et la population.

 


Rapport sommaire des enquêtes dont les éléments de preuve provenaient de l’analyse d’ADN
Du 1er avril 2006 au 31 mars 2007


Au cours de cet exercice, 210 échantillons ont été soumis dans 26 cas répertoriés dans la province, lesquels concernaient l’orignal, le doré jaune, la perchaude, le dindon, l’oie, le cerf, l’ours noir, le massasauga, le bœuf et le porc. Une identification individuelle a été nécessaire pour 16 de ces cas (soit 127 échantillons), une identification de l’espèce pour 25 (199 échantillons), une identification du sexe pour 15 (117 échantillons) et une analyse de l'ascendance pour 1 cas (5 échantillons).

 

  • 13 Orignal
  • 9 Cerf de Virginie
  • 1 Oie
  • 1 Bœuf (bovins) et porc (viande de porc)
  • 2 Dindon sauvage
  • 3 Poisson (doré jaune et perchaude)
  • 1 Ours noir
  • 1 Serpent (massasauga)


Base de données sur le doré jaune - on a analysé 50 échantillons afin de produire une base de données concernant un certain plan d’eau du district de Nipigon.


Sexospécificité - des marqueurs biologiques améliorés permettant de déterminer la sexospécificité à utiliser sur des échantillons d’ADN de faible concentration ou de mauvaise qualité sont actuellement mis à l’épreuve pour le cerf et l’orignal.

 


Rapport sommaire des enquêtes dont les éléments de preuve provenaient de l’analyse d’ADN
Du 1er avril 2005 au 31 mars 2006


Au cours de cet exercice financier, des échantillons ont été soumis dans 50 cas répertoriés dans la province, lesquels concernaient l’orignal, le cygne, le doré jaune, l’esturgeon, le dindon, l’oie, le cerf, l’ours noir, le bœuf et le porc. Une identification individuelle a été nécessaire pour 34 de ces cas (soit 484 échantillons), une identification de l’espèce pour 40 (494 échantillons), une identification du sexe pour 34 (442 échantillons) et une analyse d'ascendance pour 3 cas (12 échantillons).


On a analysé 1 432 échantillons d’ADN provenant de 26 endroits dans la province. Les 50 cas pour lesquels on a effectué une analyse de l’ADN concernaient les 11 espèces suivantes :

 

  • 21 Orignal
  • 17 Cerf de Virginie
  • 1 Oie
  • 1 Cygne
  • 2 Dindon sauvage
  • 1 Bœuf et porc
  • 5 Poisson (doré jaune, esturgeon, brochet)
  • 1 Loup commun
  • 4 Ours noir
  • 2 Oiseaux


L’identification de l’ADN et les preuves médicolégales font régulièrement partie des enquêtes du MRN sur les crimes relatifs aux ressources naturelles de l’Ontario.