Question : Quel est le meilleur moyen de faire en sorte que les collectivités aient de l’eau saine, moins d’inondation et une bonne pêche?
Réponse : Conserver les rivières et les terres marécageuses dans leur état naturel pour qu’elles puissent faire leur travail, naturellement.
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| La ministre des Richesses naturelles Linda Jeffrey inaugure l’agrandissement de la zone de conservation Upper Credit le 11 septembre 2010 |
Quatre organisations ont réuni leurs efforts dans ce sens pour protéger une partie de la rivière Credit, dans la ville de Caledon, ainsi que les terres marécageuses, les forêts et les prairies qui l’entourent.
Grâce à Credit Valley Conservation, au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, à la municipalité régionale de Peel et à Canards Illimités Canada, 57 hectares (142 acres) de terres, près des routes 9 et 10 près d’Orangeville, font maintenant partie de la zone de conservation Upper Credit.
Ces nouvelles terres de la zone de conservation Upper Credit protègent une bonne partie du cours naturel de la rivière et contribueront à la propreté et à la santé de la rivière Credit. Les terres marécageuses, les forêts et les prairies donnent un habitat aux espèces comme le monarque, les serpents et le rat musqué, et favorisent, en aval, la pêche à l’omble de fontaine.
Par ailleurs, les gens de la région pourront, tout près de chez eux, profiter du milieu naturel et découvrir la riche biodiversité de l’Ontario.
Situées dans la ceinture de verdure de l’Ontario, protégée de façon permanente, ces terres renferment des terres agricoles, des collectivités dynamiques, des forêts, des terres marécageuses et les bassins versants entourant le Golden Horseshoe. La ceinture de verdure a été créée en 2005 pour que le développement urbain ne dégrade pas ces terres importantes du point de vue écologique et agricole.
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| Einstein, grand-duc d’Amérique, était présent à l’inauguration de la nouvelle zone de conservation Upper Credit. Cette espèce d’oiseau vit dans la région. |
Autrefois indésirables, les terres marécageuses, aussi appelées marais, marécages, bogues ou tourbières basses, étaient drainées ou comblées. Seulement 30 pour cent des terres marécageuses qu’il y avait dans le Sud de l’Ontario avant l’arrivée des Européens existent encore aujourd’hui. Aussi, de nombreux rivages ont été altérés et ne sont plus dans leur état naturel. Or, combler des terres marécageuses et modifier les rivages des cours d’eau enlèvent aux collectivités des avantages indéniables.
« Les rivages et les terres marécageuses laissés à l’état naturel remplissent pour l’écosystème une fonction qui serait très coûteuse, voire impossible, à reproduire artificiellement », déclare Rae Horst, directeur général de Credit Valley Conservation.
Les terres marécageuses agissent comme un filtre, éliminent les sédiments et absorbent les nutriments, comme le phosphore et l’azote. Par ailleurs, les rivages naturels abritent une grande variété de plantes et d’animaux et réduisent les risques d’inondation et d’érosion.
Vu les avantages que présentent les terres marécageuses et les rivages laissés à l’état naturel, diverses organisations, comme le gouvernement de l’Ontario, des administrations municipales et des offices de protection de la nature, ont pris des mesures visant à protéger ces éléments de l’environnement.
Ainsi, ces organisations aident les rivières et les terres marécageuses à remplir leur fonction naturelle et permettent aux gens de profiter de tous les avantages qui en découlent.
Pour plus de renseignements sur les terres marécageuses et sur le Programme de protection des terres, consulter les pages sur les terres humides et le Programme de protection des terres du site du ministère des Richesses naturelles. Pour plus de renseignements sur la zone de conservation Upper Credit, consulter le site de Credit Valley Conservation.
Photographie : Credit Valley Conservation

