Résumé
Le Grand Nord de l’Ontario englobe 45,2 millions d’hectares de terres, dont la majeure partie, soit près de 50 p. 100 de la surface terrestre de la région, est formée de tourbières – définies ici comme étant les baissières et les marais non boisés – lesquelles stockent environ 36 Gt (1 Gt = 1015 g) de dioxyde de carbone. Les basses-terres de la baie d’Hudson (BTBH) représentent près de 50 p. 100 de ce territoire et stockent environ 75 p. 100 du carbone séquestré par les tourbières du Grand Nord. Les BTBH constituent la zone de tourbières la plus vaste, située le plus au sud du pergélisol non alpin en Amérique du Nord. Plus de 75 p. 100 des BTBH se trouvent en Ontario, où la Loi de 2010 sur le Grand Nord provinciale exige que l’aménagement du territoire tienne compte de la vulnérabilité des écosystèmes au changement climatique, de même que de leur potentiel de séquestration et de stockage du dioxyde de carbone. Vu que les tourbières forment près de 75 p. 100 de la superficie des BTBH, nous avons étudié la littérature pertinente et repéré la succession écologique des tourbières, le dégel du pergélisol, l’hydrologie et les incendies comme indicateurs possibles du changement climatique et de son influence sur le bilan de carbone des tourbières. Par ailleurs, la télédétection peut servir à hiérarchiser ces indicateurs, de sorte à pouvoir estimer l’état présent et prévisionnel des BTBH et de leur robustesse en tant que puits de carbone.
| Date de publication : | mai 28, 2013 | |
| Editeur : | Gouvernement de l'Ontario, Le ministère des Richesses naturelles | |
| Auteur : | Division des ressources scientifiques et informationnelles |