Résumé
Parmi les moyens mis en oeuvre dans le monde pour s’attaquer au changement climatique, le reboisement est considéré comme une façon relativement peu coûteuse d’améliorer le stockage terrestre du carbone, de ralentir l’accumulation dans l’atmosphère de dioxyde de carbone (CO2) et d’atténuer les effets nuisibles associés au changement climatique. La création de nouvelles forêts est un élément clé du plan d’action contre le changement climatique dont s’est doté le gouvernement de l’Ontario pour réduire les émissions provinciales de gaz à effet de serre. Le gouvernement de l’Ontario s’est engagé récemment à planter, entre 2008 et 2020, 50 millions d’arbres sur un territoire d’environ 25 000 hectares dans le Sud de la province. Il est prévu que la plantation de pins rouges ou d’épinettes blanches (ou des deux essences) dans le cadre de ce plan de reboisement pourrait stocker entre 0,5 et 3,6 mégatonnes de carbone dans la biomasse forestière et enlever de l’atmosphère entre 1,7 et 13,3 mégatonnes de CO2 d’ici à 2050, selon les caractéristiques des terrains et des sols, et le degré d’aménagement forestier. Le reboisement sera centré sur des terrains privés dans la région sud de la province, où se trouvent la plupart des 1,26 million d’hectares de terres agricoles marginales ou en jachère qui pourraient être reboisées. En concevant des plans de reboisement qui incitent davantage les propriétaires de terrains privés à planter des arbres, il serait possible d’accroître la superficie totale qu’on pourrait reboiser, ainsi que la quantité de carbone qu’on pourrait stocker et la contribution que cela représenterait pour atteindre les objectifs provinciaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
| Date de publication : | janvier 14, 2010 | |
| Editeur : | Gouvernement de l'Ontario, Le ministère des Richesses naturelles | |
| Auteur : | Division des ressources scientifiques et informationnelles (DRSI) |