Espèces d’arbres non recommandés pour la plantation

Le ministère des Richesses naturelles vous recommande de planter des arbres indigènes. Certains arbres de la liste sont considérés comme des espèces envahissantes, ce qui signifie qu’elles prennent la place de nos arbres indigènes qui finissent par être tassés les uns sur les autres, ce qui nuit à leur croissance. D’autres arbres de cette section peuvent être susceptibles de contracter des maladies et nous vous déconseillons de les planter présentement, car ils pourraient favoriser la propagation de maladies et risqueraient de ne pas se rendre à maturité.


Catalpa remarquable

Catalpa speciosa

 

Le catalpa remarquable n’est pas une espèce indigène. Il pousse ordinairement dans des climats beaucoup plus chauds, mais on le plante aussi plus au nord pour ses belles grandes fleurs blanches, qui s’épanouissent au milieu de l’été.

 

Ses grandes feuilles cordiformes mesurent entre 10 et 30 cm de longueur. Ses gousses minces et très longues, dans lesquelles poussent les graines, font entre 35 et 60 cm de long et ressemblent à des haricots.

 

Le catalpa remarquable peut atteindre plus de 30 m de hauteur et son écorce est brun foncé.

La plantation de cet arbre est déconseillée, car les espèces indigènes, qui sont adaptées au milieu naturel local, sont toujours préférables aux espèces importées, lesquelles ne contribuent presque jamais à notre écologie et au réseau d’êtres vivants dont nous dépendons pour notre survie.
 


Marronnier d’Inde

Aesculus hippocastanum

 

Le marronnier d’Inde est une espèce européenne, mais est aussi planté au Canada en raison de sa rusticité et du fait qu’il pousse bien en milieu urbain et qu’il se couvre de beaux gros bouquets de fleurs blanches au printemps.

 

Arrondies à une extrémité et pointues à l’autre, ses feuilles mesurent entre 10 et 25 cm de longueur et sont disposées en éventail autour d’un pétiole central.

 

Le marronnier d’Inde peut atteindre 25 m de hauteur et avoir un tronc de 50 cm de diamètre. Brun foncé ou gris foncé, son écorce devient très écailleuse et craquelée avec l’âge. Ses fruits sont protégés par une coque vert vif couverte de piquants.

La plantation de cet arbre est déconseillée, car les espèces indigènes, qui sont adaptées au milieu naturel local, sont toujours préférables aux espèces importées, lesquelles ne contribuent presque jamais à notre écologie et au réseau d’êtres vivants dont nous dépendons pour notre survie.

 


Tilleul à petites feuilles

Tilia cordata

 

Bien qu’il soit originaire d’Europe, le tilleul à petites feuilles peut pousser au Canada, car il s’agit d’une espèce rustique qui se plaît en milieu urbain. On le trouve dans le centre et le sud de l’Ontario et il peut atteindre 35 m de hauteur.

 

D’un vert terne, ses feuilles cordiformes mesurent entre 4 et 8 cm de longueur.

 

En juillet, cet arbre se pare de petites fleurs jaunes. Son écorce d’un brun verdâtre fonce avec l’âge.

 

La plantation de cet arbre est déconseillée, car les espèces indigènes, qui sont adaptées au milieu naturel local, sont toujours préférables aux espèces importées, lesquelles ne contribuent presque jamais à notre écologie et au réseau d’êtres vivants dont nous dépendons pour notre survie.


 

Chêne pédonculé

Quercus robur

 

Originaire d’Europe, le chêne pédonculé a été transplanté au Canada et aux États Unis à l’époque coloniale. Son aire de répartition couvre maintenant le centre et le sud de l’Ontario.

 

Ce grand arbre peut atteindre 35 mètres de hauteur et vivre plusieurs siècles. Ses feuilles, qui mesurent entre 5 et 12 mm de long, comptent de cinq à sept lobes. Deux lobes plus petits font saillie à la base de chaque feuille. Elles sont vert foncé sur le dessus et bleutées en dessous.

 

Les glands du chêne pédonculé ont entre 15 et 40 mm de long et poussent en grappes de deux à cinq sur une tige. 

La plantation de cet arbre est déconseillée, car les espèces indigènes, qui sont adaptées au milieu naturel local, sont toujours préférables aux espèces importées, lesquelles ne contribuent presque jamais à notre écologie et au réseau d’êtres vivants dont nous dépendons pour notre survie.



Érable de Norvège

Acer platanoides

 

Espèce européenne, l’érable de Norvège a été introduit au Canada et pousse maintenant dans le centre et le sud de l’Ontario. On le trouvait souvent dans les rues des villes.

 

D’un gris très foncé, son écorce comporte un motif de sillons entrecroisés. Ses feuilles comptent de 5 à 7 lobes et mesurent de 8 à 20 cm de longueur. Vert foncé, elles virent au vert pâle ou au jaune à l’automne.

 

L’érable de Norvège peut atteindre 35 m de hauteur et vivre des centaines d’années.

 

La plantation de cette espèce est déconseillée. Couramment vendus dans les pépinières, l’érable de Norvège et ses nombreux cultivars (issus de croisements) sont considérés comme des espèces envahissantes qui peuvent dominer notre écosystème naturel, éliminer nos espèces indigènes et réduire la biodiversité dans les régions naturelles avoisinantes.



 

Orme d’Amérique

Ulmus Americana

 

L’orme d’Amérique était autrefois répandu en Ontario, mais la maladie hollandaise de l’orme a eu raison des arbres les plus âgés. Certains spécimens plus jeunes ont survécu.

 

L’orme d’Amérique est un gros arbre qui peut atteindre jusqu’à 35 m de hauteur et avoir un tronc de 175 cm de diamètre. D’un brun grisâtre foncé, son écorce est couverte de profonds sillons entrecroisés. Ses feuilles ovoïdes sont vert foncé et se terminent en pointe. Elles mesurent entre 10 et 15 cm de longueur.

 

L’orme d’Amérique est facilement reconnaissable à sa forme. Dépourvu de branches jusqu’à mi-hauteur, l’arbre est coiffé d’un houppier évasé très touffu en forme de parasol.

La plantation de l’orme d’Amérique est déconseillée, car cette espèce est susceptible de contracter la maladie hollandaise de l’orme et risque de ne pas se rendre à maturité.


Robinier faux-acacia

Robina pseudoacacia

 

Le robinier faux-acacia est un arbre rustique. Par conséquent, on le trouve au Canada, même s’il n’est pas une espèce indigène. Son aire de répartition couvre le sud et le centre de l’Ontario.

 

Le robinier faux-acacia peut atteindre 25 m de hauteur et vivre 90 ans. L’été, il se pare de bouquets de fleurs blanches mesurant 14 cm de longueur. Ses petites folioles ovoïdes vertes sont portées par des pétioles de 20 à 30 cm de long.

 

Ses graines, dont se nourrissent oiseaux et petits mammifères, sont contenues dans des gousses mesurant entre 7 et 10 cm de longueur. Son écorce est brun foncé et devient écailleuse et craquelée avec l’âge.

La plantation de cet arbre est déconseillée, car les espèces indigènes, qui sont adaptées au milieu naturel local, sont toujours préférables aux espèces importées, lesquelles ne contribuent presque jamais à notre écologie et au réseau d’êtres vivants dont nous dépendons pour notre survie.

 

Photographie
Daniel Tigner, Essences des Arbres du Canada