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Nom : Pluvier siffleur
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En Ontario, on retrouve de grands oiseaux comme le grand héron ou de très petites espèces comme le colibri à gorge rubis. Cette importante diversité d’espèces d’oiseaux est une conséquence de leur évolution, permettant ainsi à chacune d'entre elles de se nourrir de certains types d'aliments dans un habitat faunique particulier. Pour certaines espèces, le type de nourriture qu’elles consomment tout comme leur habitat leur sont très particuliers alors que d’autres sont plus généralistes.
Il y a environ 10,000 espèces d’oiseaux dans le monde et le Canada en compte 664. L'Ontario abrite 483 espèces, soit près de 73 % des espèces canadiennes.
De ce nombre, environ 12 % sont une cause de préoccupation. La tourte voyageuse n’existe plus et le tétras des prairies est considéré disparu du Canada. Dix espèces, dont la pie-grièche migratrice et le pluvier siffleur (réglementés en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario), sont en péril. Trois espèces, dont l'effraie des clochers et le colin de Virginie, sont menacées en Ontario (non réglementés en ce moment en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition). Le petit blongios et le faucon pèlerin sont menacés et dix (10) autres espèces, comme le pic à tête rouge, sont une source particulière de préoccupation en Ontario.
Selon le site Web Situation générale des espèces au Canada (2010), presque la moitié (252) des espèces d’oiseaux de l’Ontario sont classées comme n’étant pas en danger. Neuf espèces (3 %) sont exotiques. C’est-à-dire qu’elles nous viennent d'ailleurs et, dans la plupart des cas (p. ex., l'étourneau sansonnet et le moineau domestique) sont des espèces nicheuses bien établies. Une espèce n'existe plus (le tétras des prairies) et une autre a disparu (la tourte voyageuse). Seize (16) espèces sont en péril (p. ex., le pluvier siffleur, le pygargue à tête blanche et la paruline orangée) et dix (10) autres peuvent être en danger. L'état de 36 autres espèces est considéré critique (espèces non menacées de disparition ou d’extinction immédiate, mais qui ont besoin d'une attention et d’une protection particulières afin de prévenir le danger). Cent soixant treize (173) espèces sont étrangères (des espèces qui surviennent peu fréquemment et de façon imprévisible en dehors de leur parcours naturel usuel).

L’appauvrissement de l’habitat est l’un des facteurs les plus importants dans la perte et le déclin de la population des oiseaux en Ontario. Parmi les autres menaces, il faut mentionner la fragmentation de l’habitat, les contaminants, les pesticides, la mortalité accidentelle et les prédateurs domestiques comme les chats de maison. La plupart des espèces d’oiseaux de l’Ontario migrent et ne passent ici que la saison de reproduction. Elles passent l’hiver dans le sud des États-Unis, dans les Caraïbes ou en Amérique Centrale ou du Sud. La migration est un défi d'importance dans la protection des oiseaux parce qu'elle implique une coopération multinationale. L’Initiative de conservation des oiseaux de l'Amérique du Nord et le Plan nord-américain de gestion de la sauvagine sont des exemples d’efforts coordonnés entre pays en vue de protéger la migration des oiseaux.
Pour plus d’informations sur les oiseaux, consultez la liste des espèces sur le site du Centre national d'information sur le patrimoine. (Site en anglais seulement)
Pour plus d’informations sur les espèces en péril et leur état actuel, consultez le site de la Liste des espèces en péril en Ontario (EEPEO) et le site du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).
Photographie
J. Paul Goossen