Poissons d’eau douce

Méné long
Nom : Méné long
Nom latin : Clinostomus elongatus
Situation : Espèce en voie de disparition en Ontario et Canada
Détails et carte géographique de répartition : Musée royal de l’Ontario (site en anglais seulement)

Les eaux canadiennes renferment près de 1 400 espèces de poissons et 11 % d’entre eux vivent en eau douce. C’est l'Ontario qui, de loin, compte la plus grande diversité d'espèces de poissons d'eau douce de toutes les provinces et territoires du Canada, avec 154. Cette abondance d’espèces en Ontario est attribuable au nombre élevé et à l'importance de ses plans d'eau, au climat doux et au fait que la province possède deux bassins hydrographiques, l’Atlantique et la baie d’Hudson, et un grand nombre de voies de colonisation postglaciaires.

 

Environ 26 % de ces espèces sont une source de préoccupation à l’échelle de la province.

 

Selon le site Situation générale des espèces au Canada (2010), six espèces ont disparu ou n’existent plus (le spatulaire, l’alose savoureuse, le gravelier, le cisco de profondeur. Un peu plus de la moitié (86) des espèces de poissons de l'Ontario sont classées comme n'étant pas en danger. À l’échelle provinciale, dix le sont (p. ex., le lépisosté tacheté, le méné long, le suceur noir et le dard gris) et trois pourraient l’être. L'état de 21 espèces est considéré critique (espèces non menacées de disparition ou d’extinction immédiate, mais qui ont besoin d’une attention et d’une protection particulières afin de prévenir le danger).

 

Incroyablement, 20 espèces de poissons d’eau douce de l’Ontario sont exotiques.  Sur le site Situation générale des espèces au Canada (2005), on qualifie d’«exotiques » les espèces déplacées au-delà de leur aire naturelle en raison d’activités humaines. À l’échelle de la province, on utilise l’expression « espèces envahissantes (ou expansives) » pour décrire des espèces dont l’introduction et la prolifération menacent l’environnement, l’économie ou la société, y compris la santé humaine. La présence d’espèces exotiques est l’un des facteurs pouvant menacer les espèces de poissons d’eau douce indigènes. Les changements à l’habitat, la pêche excessive et la pollution sont d’autres facteurs qui influent sur la répartition et l’abondance.

 

La principale menace pour les papillons provient des changements et de la perte d’un habitat convenable. Les papillons les plus menacés et vulnérables en Ontario sont ceux associés à des communautés végétales comme les landes à pinède à chênes et les prairies à herbes hautes. À vrai dire, les deux espèces ayant disparu de l’Ontario (le lutin givré et le bleu mélissa) sont toutes deux associées aux landes à pinède à chênes.

 

Pour plus d’informations sur les espèces en péril et leur état actuel, consultez le site de la Liste des espèces en péril  en Ontario (EEPEO) et le site du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

 

 

 

Photographie
W. N. Roston