On trouve quatre grands types de terres humides en Ontario :
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| Tourbière d’épinettes noires (Photo : Sam Brinker) |
Les tourbières hautes, également appelées tourbières bombées, accumulent de la tourbe (des végétaux partiellement décomposés) et absorbent et stockent le dioxyde de carbone de l’atmosphère à long terme, contribuant ainsi à lutter contre le changement climatique.
Les tourbières hautes, alimentées par l’eau de pluie, sont habituellement pauvres en substances minérales, très acides et généralement recouvertes d’un tapis de sphaigne.
On y trouve également d’autres végétaux parmi lesquels de chétives épinettes noires, des plantes éricacées comme les lauriers et les bleuets, et des plantes carnivores comme les droséras et les sarracénies pourpres.
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| Mélèzes éparpillés dans une tourbière minérotrophe à carex Photo : Sam Brinker |
Les tourbières basses, également appelées tourbières plates, sont généralement moins acides et plus riches en substances nutritives que les tourbières hautes.
Elles se forment dans des zones où les eaux souterraines remontent à la surface.
La végétation typique des tourbières basses est composée de carex et de mousses, ainsi que de graminées, de roseaux, d’arbustes, de mélèzes, de thuyas d'Occident, de droséras, de sarracénies pourpres et d’orchidées.
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| Dans ce marais, les quenouilles poussent en touffes au milieu des nénuphars flottant sur l’eau. (Photo : Donald Kirk) |
Les marais sont inondés d’eau de façon périodique ou permanente.
La végétation des marais est principalement composée de plantes vivaces comme les quenouilles, les joncs, les roseaux, les graminées et les carex. On peut également trouver des plantes flottantes et des végétaux submergés comme les nénuphars et les potamots dans les marais d’eau libre.
De nombreux marais côtiers des Grands Lacs fournissent d’importants habitats aux poissons, aux oiseaux aquatiques et à une variété d’espèces rares.
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| Il y a peu ou pas d’eau stagnante dans ce marécage, mais les plantes et les arbres qui poussent ici indiquent que le sol est très humide. Photo : Sam Brinker |
Les marécages sont courants à la fois au Sud et au Nord de l’Ontario et sont majoritairement composés de plantes ligneuses (arbres ou arbustes).
Les marécages sont très divers : on y trouve une grande variété de communautés végétales et de cadres écologiques de tous âges.
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De nombreuses grenouilles se reproduisent dans ce marécage à céphalante occidental. (Photo : Erin Sanders) |
Un quart à un tiers des terres humides du Canada et 6 % des terres humides du monde se situent en Ontario.
On estime que l’Ontario est constituée de 24 à 31 millions d’hectares de terres humides, soit 22 à 29 % de la surface de la province.
Bien que les terres humides soient encore nombreuses dans le Nord de l’Ontario, plus de 70 % des terres humides qui peuplaient autrefois le Sud de l’Ontario ont disparu.
Les Grand Lacs constituent un important écosystème à l’échelle mondiale. Les terres humides qui longent leurs côtes fournissent en effet un habitat à de nombreuses espèces animales et communautés végétales, dont certaines sont rares dans le monde entier.
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