Histoire des incendies et faits relatifs aux incendies

Histoire

L’Ontario s’étend sur plus d’un million de kilomètres carrés, dont 85 % est recouvert par divers types de forêts. Le feu a toujours été et continuera d’être un phénomène important et naturel dans les forêts ontariennes. L’environnement de la forêt boréale est un écosystème dépendant du feu. Le feu en soi n’est ni un ami ni un ennemi; il devient bon ou mauvais selon les valeurs des êtres humains.

 

Au cours de l’histoire, des incendies causés par la foudre ont brûlé sans contrôle jusqu’à ce qu’ils soient éteints par des barrières naturelles, un manque de combustible ou des changements de température. La présence d’incendies au cours des années a créé une mosaïque de forêts en santé comprenant des essences et des classes d’âge différents, ce qui est essentiel pour préserver cette ressource renouvelable.

 

Les incendies de forêt posaient peu de problèmes aux bandes nomades qui se servaient souvent du feu pour défricher des terres, encourager la croissance des plants fruitiers et rassembler les troupeaux d’animaux. Les premiers colons ont parfois eu des résultats désastreux lorsqu’ils ont utilisé le feu pour défricher leurs terres. Le début du XXe siècle a été marqué par plusieurs incendies allumés à des fins agricoles.

 

En 1910, à la frontière de l’Ontario et du Minnesota, un incendie de forêt qui a sévi dans la région de Baudette/rivière à la Pluie a tué 42 personnes et brûlé 125 000 hectares de terres.

 

L’année suivante, le fameux incendie de Porcupine, un des plus gros incendies de l’histoire ontarienne, a brûlé 200 000 hectares, y compris les villes de Timmins, South Porcupine, Porquis Junction et Cochrane. On estime que 73 personnes ont perdu leur vie dans cet incendie.

 

En 1916, un incendie dans la région de Matheson a brûlé les villages de Kelso, Val Gagne, Porquis Junction et Iroquois Falls, tuant 244 personnes.

 

L’incendie d’Haileybury en 1922 a tué 43 personnes et détruit 6 000 demeures.

 

Le 10 octobre 1938, des incendies causés par le défrichement dans le canton de Dance à 20 kilomètres au nord-ouest de la ville de Fort Frances s'étaient changés en incendies non maîtrisés en raison des conditions sèches, des vents en progression et des températures automnales exceptionnellement chaudes. L'incendie brûla 74 049 acres d'arbres précieux, des résidences et des entreprises, en plus de causer le décès de 17 personnes principalement des membres de jeunes familles. Dix-huit autres personnes avaient dû recevoir des soins médicaux pour des brûlures et des blessures aux yeux causées par les cendres.

 

Développement des mesures de protection contre les incendies

 

Le gouvernement commença à se préoccuper des incendies de forêt vers 1849. En 1878, la province adopta sa première loi concernant les incendies de forêt, établissant des districts d’incendie et réglementant le brûlage pendant les périodes dangereuses.

 

L’Ontario mis en oeuvre sa première démarche organisée de gestion des incendies de forêt en nommant des gardes forestiers en 1885. Payés conjointement par le gouvernement et l’industrie forestière, ces gardes forestiers patrouillaient de vastes zones forestières pendant la saison des incendies, éteignant les feux qui brûlaient et avertissant les travailleurs forestiers et les propriétaires fonciers des dangers de l’utilisation négligente du feu.

 

Inspiré par le désastre de l’incendie de Matheson, le gouvernement ontarien promulgua la Loi sur la prévention des incendies de forêt en 1917. Cette loi marque la naissance d’un système moderne de contrôle des incendies.

 

Une organisation régionale permanente de gestion des incendies fut créée et équipée avec du matériel mécanisé tout nouveau. Un réseau de tours de détection des incendies, de postes de gardes forestiers et d’entrepôts pour le matériel fut créé dans les régions forestières de la province et relié par radio/téléphone.

 

En 1924, le gouvernement établit le service aérien provincial de l’Ontario, utilisant des aéronefs pour faire l’inventaire forestier, la détection des incendies et le transport des équipes et du matériel de lutte contre les incendies. Des essais d’arrosage aérien eurent lieu dès 1944 et ces activités connurent du succès en 1957.

 

Bien que les développements en matière d’aéronefs aient beaucoup contribué aux efforts de gestion des incendies au cours des années, l’organisation de lutte contre les incendies et l’industrie privée ont connu des progrès importants dans la conception du matériel de lutte contre les incendies. Parmi ces nouveautés, comptons les pompes et les boyaux, le matériel de communication et un mode de transport – l’hélicoptère.

 

Plus récemment, les gestionnaires des incendies ont mis l’accent sur la prévision des incendies, de leur comportement et de leur emplacement. La Méthode canadienne d’évaluation des dangers d’incendie de forêt, comprenant l’indice de forêt-météo et le système de prévision du comportement des incendies, permet aux gestionnaires des incendies de réaliser ces tâches et bien plus.

 

Pour ne pas se laisser dépasser par les avances technologiques dans l’aviation, le matériel de lutte, la formation, les systèmes de prévision des incendies et, plus récemment, la modélisation informatique, l’organisation de la gestion des incendies de forêt en Ontario a également évolué. Au cours des dernières années, il y a eu de gros changements dans le système d’équipes afin de renforcer l’importance cruciale de mesures efficaces d’attaque initiale. De plus, la structure de gestion même a changé, passant d’un réseau multirégional à une organisation axée sur deux régions et appuyée par un centre provincial d’intervention.

 

On a mis un accent plus gros sur les partenariats avec le secteur privé dans le domaine de la formation et de la fourniture d’équipes de lutte supplémentaires, ce qui résulte en un système d’équipes plus efficient et efficace.

 

Le programme de gestion des incendies de forêt de l’Ontario continue d’évoluer dans sa recherche de l’excellence. L’adaptation, la créativité et les connaissances de ce programme ont donné à l’Ontario une réputation internationale en matière de leadership dans la gestion des incendies de forêt.

Liens connexes

Cliquez ICI pour plus de renseignements sur les tours d'observation des incendies de l'Ontario (disponible en anglais seulement):