Pr Leonard Ritter, président
Leonard Ritter est titulaire d'un doctorat en biochimie de l'Université Queen's et professeur permanent en toxicologie à la School of Environmental Sciences de l'Université de Guelph depuis 1993. Avant sa nomination à ce poste, M. Ritter a occupé différentes fonctions à Santé Canada, y compris celles de directeur du Bureau des médicaments vétérinaires, de chef de la Division de la sécurité des produits et de chef de la Division des pesticides. Depuis qu'il travaille à l'Université de Guelph, il dirige le Réseau canadien des centres de toxicologie et coordonne un réseau national de recherche sur les métaux. En 2002, M. Ritter a été nommé membre de l'Academy of Toxicological Sciences.
Le professeur Ritter est un expert en toxicologie reconnu à l'échelle internationale qui s'est vu octroyer de nombreux prix en reconnaissance de ses travaux, y compris un prix de l'Organisation mondiale de la Santé en 2006. Il a écrit de nombreux documents et son opinion est vivement sollicitée en raison de ses travaux sur les pesticides et les herbicides. Il a déjà participé aux travaux de comités nationaux et internationaux (ou présidé ces derniers) relatifs à la toxicologie d'une vaste gamme de produits chimiques potentiellement toxiques, y compris les pesticides et les herbicides. Plus récemment, M. Ritter a agi à titre de président du Comité d'experts sur les tests intégrés pour les pesticides du Conseil des académies canadiennes, qui évalue les stratégies de tests utilisées pour évaluer et réglementer le risque des pesticides sur les humains et l'environnement.
En 2006 et 2007, M. Ritter a collaboré étroitement à l'enquête du gouvernement fédéral sur l'utilisation de l'herbicide 2,4,5-T à la base des Forces canadiennes (BFC) Gagetown. Il a présidé deux comités d'examen, l'un sur les aspects historiques et scientifiques de l'utilisation des herbicides et l'autre sur l'évaluation des risques de l'exposition aux herbicides pour la santé humaine. Il a également été un membre important d'un troisième comité qui a mené une évaluation des risques toxicologiques de l'exposition possible aux herbicides épandus à la BFC Gagetown dans l'exercice d'activités professionnelles ou connexes. M. Ritter a collaboré avec le gouvernement fédéral dans le cadre d'un certain nombre d'examens scientifiques. Il a notamment travaillé étroitement avec l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada.
Points saillants de l'expérience du professeur Ritter
- Président - Comité spécial d'évaluation par les pairs. Évaluation des risques de l'exposition actuelle aux herbicides et aux produits chimiques apparentés pour la santé humaine à la BFC Gagetown (2006)
- Président - Comité spécial d'évaluation par les pairs. Ministère de la Défense nationale. Historique et données scientifiques des essais des herbicides à la BFC Gagetown de 1952 à nos jours (2006)
- Président - Conseil Consultatif des Sciences d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (2004-2008)
- Président - Commission d'examen sur le Lindane de Santé Canada (2004-2005)
- Président - Groupe d'experts scientifiques sur le 2,4-D de l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada (2003-2004)
- Expert invité et auteur principal d'une section du rapport - Commission d'enquête sur Walkerton : qualité de l'eau potable (2001)
- Expert-conseil - Organisation mondiale de la santé (1992 à aujourd'hui)
- Président - Comité d'experts sur les tests intégrés pour les pesticides du Conseil des académies canadiennes (2009-2011)
Pr Aaron Blair
Aaron Blair est scientifique émérite du National Cancer Institute (NCI]) des National Institutes of Health des États-Unis. Il a agi à titre de chef de la direction de l'épidémiologie professionnelle et environnementale du NCI pendant plus de 25 ans. Bien qu'il ait pris sa retraite en 2007, il poursuit ses activités de recherche à titre de scientifique émérite. Il a occupé le poste de directeur intérimaire dans le cadre du lancement du Centre de recherche sur le cancer professionnel de Toronto en 2009 et 2010.
M. Blair possède une vaste expérience en matière de réalisation et d'évaluation d'études visant à examiner le risque de cancer et d'autres maladies découlant d'expositions professionnelles et environnementales. Il a mené d'importantes études épidémiologiques visant à évaluer le cancer parmi les travailleurs exposés à différents dangers potentiels, y compris le formaldéhyde, l'acrylonitrile, divers solvants organiques, le phénol, l'amiante et la silice. De plus, il a étudié en profondeur les pesticides dans le cadre de ses travaux de recherche. Pour évaluer les risques de cancer découlant de l'exposition à des pesticides, il a réalisé des études cas-témoins des cancers lymphatique et hématopoïétique, des études de cohortes sur les opérateurs antiparasitaires commerciaux ainsi qu'une étude prospective à long terme sur la santé en milieu agricole (Agricultural Health Study) d'exploitants agricoles et d'opérateurs antiparasitaires commerciaux en Iowa et en Caroline du Nord.
Aaron Blair est auteur et coauteur de plus de 350 publications. Il a été membre et (ou) a présidé des groupes d'étude de plusieurs organismes et institutions, notamment pour le Centre International de Recherche sur le Cancer, l'U.S. Environmental Protection Agency, l'U.S. National Toxicology Program ainsi qu'Action Cancer Ontario.
M. Blair est titulaire d'un doctorat en génétique de l'université d'État de la Caroline du Nord qui lui a été octroyé en 1970, ainsi que d'une maîtrise en hygiène publique spécialisée en épidémiologie de l'université de la Caroline du Nord, obtenue en 1976. Il a été nommé membre de l'American College of Epidemiology, du Ramazzini Collegium, de l'American Epidemiological Society et de l'Epidemiology in Occupational Health. De nombreux prix lui ont été décernés, notamment : le prix du directeur des instituts nationaux de la santé (NIH) (1987), le prix de reconnaissance spéciale du service de santé publique (PHS) (1995), le prix H.A. Tyroler pour les diplômés du département d'épidémiologie de l'université de la Caroline du Nord qui se sont le plus illustrés (1997), le prix pour services exemplaires de la Division of Cancer Epidemiology and Genetics (2002), le prix John-Goldsmith pour les réalisations exceptionnelles en épidémiologie environnementale de l'International Society for Environmental Epidemiology (2004), le prix de la recherche du National Institute for Farm Safety Research (2006), le prix Harriet-Barr pour le diplômé s'étant le plus illustré remis par l'association des diplômés de la santé publique de l'école de santé publique de l'université de la Caroline du Nord (2007), la médaille de bronze pour un soutien exceptionnel à la recherche sur l'exposition dans le cadre de l'étude interagence sur la santé en milieu agricole du bureau de la recherche et du développement de l'U.S. EPA Office of Research and Development (2010), ainsi que le prix d'excellence des instituts nationaux de la santé (NIH) pour ses contributions à l'intervention relative au déversement de pétrole dans le golfe du Mexique et à la mise sur pied du programme de recherche en matière de déversement de pétrole dans le golfe du Mexique (2010).
Elliot A. Sigal
Elliot Sigal est vice-président directeur et scientifique principal chez Intrinsik Environmental Sciences Inc. M. Sigal a dirigé des équipes d'évaluation des risques dans le cadre de l'identification de l'exposition potentielle à des récepteurs et leurs risques liés aux sites contaminés problématiques, aux mines ou aux fonderies, aux fermetures de base militaire, aux réservoirs souterrains, aux incinérateurs et aux émissions de la valorisation énergétique des déchets, aux sites d'enfouissement et aux processus industriels. Il a collaboré à des centaines d'évaluations des risques (et en a également supervisé), que ce soit des évaluations de grande envergure dans la collectivité ou de petits projets de réaménagement de friches contaminées. M. Sigal s'est acquitté de différentes responsabilités dans le cadre de ces projets, dont la gestion de projet, l'énoncé du problème, l'analyse de la voie d'exposition, l'évaluation des dangers, l'analyse d'incertitude, la caractérisation du risque et la consultation du public. De plus, il a réalisé des examens interprétatifs de la toxicologie et des bases de données mécanistes pour différents produits chimiques, y compris les herbicides (p. ex., le 2,4-D, le 2,4,5-T et le glyphosate), les métaux (p. ex., l'arsenic et le nickel), les substances organiques chlorées (p. ex., le chlorure de vinyle, les BPC, la dioxine et le furane), les composés organiques volatils (p. ex., le benzène et le toluène), les hydrocarbures pétroliers, les gaz de combustion (NOx et SOx) et les HAP (p. ex., le benzo[a]pyrène).
M. Sigal a effectué l'évaluation du risque pour la santé humaine visant à estimer les expositions potentielles, à décrire les risques potentiels sur la santé et à déterminer, de manière objective, si l'utilisation de l'agent orange et de l'agent pourpre en juin 1966 et 1967, ainsi que l'utilisation d'autres herbicides pulvérisés à la base des Forces canadiennes (BFC) Gagetown de 1952 jusqu'à aujourd'hui étaient associées à des risques pour la santé humaine. La valeur de la preuve devait comprendre l'évaluation du risque pour identifier les groupes de personnes qui peuvent avoir subi une incidence négative en raison d'expositions antérieures. Grâce à l'identification des potentiels de risque élevé pour la santé humaine de groupes de personnes et (ou) d'activités particulières, comme les personnes qui participent directement à l'épandage des herbicides (les ouvriers affectés au mélange et ceux qui s'occupent du chargement, les opérateurs et les signaleurs) et les activités qui ont lieu après celui-ci (débroussaillage et dépistage, soit des activités qui ont lieu peu de temps après l'épandage), l'évaluation du risque a permis d'orienter les études subséquentes, comme les évaluations épidémiologiques ciblées, en isolant ces activités et (ou) les groupes récepteurs présentant un intérêt particulier.
M. Sigal a obtenu un baccalauréat spécialisé en toxicologie de l'Université de Toronto en 1988 et possède plus de 20 ans d'expérience en matière d'évaluation du risque et en toxicologie, plus particulièrement dans les enjeux liés à la santé humaine. Il est membre à part entière de la Society of Toxicology et agit à titre de personne compétente pour effectuer l'évaluation des risques en vertu du Règlement de l'Ontario 153/04 relatif au dossier de l'état des sites.
M. Sigal a effectué des examens par les pairs d'un bon nombre d'évaluations des risques dans des territoires de compétence du Canada et des États-Unis, y compris des examens des évaluations des risques au nom du ministère de l'Environnement de l'Ontario depuis 1997. Depuis 2004, il a agi à titre de chef de projet et de toxicologue principal/évaluateur des risques chez Intrinsik dans le cadre du contrat de services de consultation conclu avec Santé Canada.
Pre Jeanne Mager Stellman
Mme Jeanne Mager Stellman est professeure émérite et conférencière spéciale à la Mailman School of Public Health de l'université Columbia, à New York. Elle est au service de cet établissement depuis plus de 30 ans et y a occupé le poste de vice-présidente des politiques et de la gestion en matière de santé ainsi que le poste de directrice du programme général de santé publique. À l'heure actuelle, elle est également professeure de sciences de la santé environnementale et professionnelle au centre médical SUNY-Downstate de New York.
Mme Stellman possède une vaste expérience dans un éventail de domaines liés à la santé environnementale et professionnelle, particulièrement dans l'évaluation de l'exposition aux herbicides. Elle a agi à titre de chercheuse principale dans le cadre d'un grand projet de l'U.S. National Academy of Sciences visant à élaborer des méthodologies d'évaluation de l'exposition pour des études épidémiologiques portant sur l'agent orange et d'autres herbicides militaires. L'U.S. Institute of Medicine a approuvé sans réserve ses méthodologies. Celles-ci ont été largement citées et mises en œuvre. Ses publications comprennent entre autres un article ayant paru à la une du journal Nature. Elle prépare actuellement un site Web scientifique sur les herbicides militaires sous l'égide de la U.S. National Library of Medicine et collabore avec des groupes de recherche internationaux qui mettent en œuvre ses méthodologies en matière d'exposition. Le travail relatif aux herbicides militaires de Mme Stellman a été présenté dans le cadre d'une exposition tenue au musée des sciences de Londres. Il a été choisi parmi les 100 études les plus importantes de 2003 par la revue Discover.
Ses activités relatives à la santé environnementale et professionnelle visent également un public plus large. Mme Stellman est la directrice de la rédaction de la 4e édition de l'Encyclopédie de sécurité et de santé au travail publiée par l'Organisation Internationale du Travail des Nations-Unies, une référence internationale à laquelle nombre de chercheurs et praticiens canadiens ont participé. Elle a également élaboré une version électronique de l'encyclopédie qui permettra au monde entier d'accéder à des documents portant sur la santé et la sécurité au travail, puisque l'encyclopédie est constamment mise à jour. Jeanne Mager Stellman a également mené des recherches et rédigé des articles sur des enjeux relatifs à la santé des femmes au travail. Ses articles ont été répertoriés et archivés à l'institut Radcliffe des études avancées de l'université Harvard. Elle demeure très active dans ce domaine et participe, notamment, au groupe de recherche sur la santé et le sexe, une initiative conjointe du Canada et des États-Unis.
Mme Stellman est titulaire d'un baccalauréat en chimie du City College de New York et d'un doctorat en chimie physique de la City University de New York. Elle a été lauréate d'une bourse Guggenheim pour découvrir des façons d'établir des liens entre la toxicologie et la chimie, et s'est vue octroyer un prix universitaire en oncologie préventive de l'U.S. National Cancer Institute ainsi que de nombreux autres prix et témoignages de reconnaissance. Elle a participé à différents comités d'examen et à diverses consultations, tant au Canada qu'aux États-Unis, ainsi qu'à des consultations pour le compte de l'Organisation mondiale de la Santé. Elle a écrit de nombreux ouvrages, monographies, chapitres et publications révisées par des pairs. Elle a également reçu un grand nombre de subventions dans le cadre de travaux de recherche examinés par des pairs au fil de sa carrière.
Pre Nancy Kerkvliet
Mme Nancy Kerkvliet est professeure de toxicologie au département de toxicologie environnementale et moléculaire ainsi que directrice adjointe du centre des sciences de la santé environnementale à l'université d'État de l'Oregon à Corvallis.
Mme Kerkvliet possède une vaste expérience en réalisation et en évaluation d'études liées à la toxicologie et aux effets des contaminants environnementaux sur la santé, ainsi que des connaissances pointues dans le domaine des dioxines et des produits chimiques de type dioxine. Les recherches menées par la Pre Kerkvliet portent principalement sur l'immunotoxicité des dioxines et des produits chimiques de type dioxine. Le financement à long terme offert par les instituts nationaux de la santé des États-Unis a permis à son laboratoire d'examiner le rôle du récepteur aryle-hydrocarbone (aussi appelé récepteur de la dioxine) dans la modulation des effets immunosuppressifs de l'exposition à la dioxine. Les recherches effectuées par la Pre Kerkvliet lui ont valu de nombreux prix, y compris le prix Vos, qui souligne une carrière exceptionnelle, remis par la Society of Toxicology.
Mme Kerkvliet est titulaire d'un baccalauréat en biologie et en chimie de l'université du Wisconsin - Eau Claire, ainsi que d'une maîtrise et d'un doctorat en toxicologie de l'université d'État de l'Oregon. Elle a siégé à de nombreux conseils et comités nationaux et comités d'examen aux États-Unis, y compris au National Toxicology Program Board of Scientific Counselors, au Committee on Toxicology (COT), au National Research Council, ainsi qu'au comité d'examen des effets de l'exposition aux herbicides sur la santé des anciens combattants du Vietnam du National Academies Institute of Medicine.