La physconie pâle

(Physconia subpallida)

En voie de disparition

 
 
La physconie pâle
Carte de présence pour la physconie pâle

Description

La physconie pâle doit son nom à sa formation en croûte de couleur pâle, parfois blanc lumineux qui ressemble à du givre saupoudré sur le tronc d’un arbre. On la trouve habituellement dans des régions boisées où sa teinte pâle peut attirer les regards en contraste avec les surfaces plus foncées sur lesquelles elle pousse (p. ex., des arbres, des grosses pierres). La partie inférieure de la physconie pâle est de couleur pâle, comparativement à celle des autres espèces de sa catégorie pouvant être plus foncée, voire noire.

 
 

Aire de répartition

La physconie pâle n’est présente que dans l’est de l’Amérique du Nord. Au Canada, elle se limite au Sud de l’Ontario où elle a seulement été observée dans trois endroits, à savoir, dans les comtés de Frontenac, Lanark et Renfrew. Des échantillons historiques ont été prélevés dans quatre autres endroits dans le Sud de l’Ontario, bien que la physconie pâle n’ait pas été observée dans ces endroits historiques depuis plus de 100 ans.

Habitat

Dans toute son aire de répartition, la physconie pâle pousse sur l’écorce de feuillus tels que le frêne blanc, le noyer noir, et l’orme d’Amérique. Elle peut aussi pousser sur des poteaux de clôture et des grosses pierres. En Ontario, la physconie pâle pousse sur le tronc des ostryers de Virginie (aussi appelés bois de fer) à une hauteur de 0,5 à 2 mètres dans les régions boisées.

Menaces

La physconie pâle semble être sensible à la pollution atmosphérique, et surtout aux niveaux élevés de dioxyde de soufre. Ce lichen a la capacité d’étendre sa répartition si la qualité de l’air continue de s’améliorer. En plus de la pollution atmosphérique, les habitudes d’utilisation des terres découlant d’une perte globale de l’habitat forestier adéquat pourraient être à l’origine de son déclin à travers l’Ontario. La répartition limitée de la physconie pâle l’expose aussi à des événements perturbateurs comme les incendies et les tempêtes de verglas.

Protection

La physconie pâle et son habitat sont protégés vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

Pour obtenir plus de renseignements sur les mesures législatives qui permettent de protéger les espèces en péril de l’Ontario, consultez le site ontario.ca/especesenperil.

Que pouvez-vous faire pour venir en aide à la physconie pâle

  • Le ministère des Richesses naturelles surveille les espèces en péril comme la physconie pâle. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pour rapporter vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Des photographies et des coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html
  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires de terres privées ont un rôle très important à jouer dans le rétablissement des espèces en péril. Vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats. Pour obtenir de plus amples informations, visitez ontario.ca/especesenperil.
  • Faites du bénévolat auprès d’un club local de la nature ou d’un parc provincial afin de participer à des études ou à des activités d’intendance environnementale axées sur les espèces en péril.
  • Tout comme de nombreux autres végétaux et animaux rares, la physconie pâle est en danger à cause de la perte de régions boisées. Vous pouvez faire votre part en protégeant les forêts et la végétation naturelle avoisinante poussant sur votre propriété.

Le saviez-vous?

On en recense moins de 100 dans trois endroits en Ontario.

Le saviez-vous?

La physconie pâle peut se reproduire par multiplication sexuée et asexuée.

Le saviez-vous?

La physconie pâle est sensible à la pollution atmosphérique et pourrait servir d’indicateur de la qualité de l’air.

Le saviez-vous?

La physconie pâle n’utilise pas ses racines pour avoir accès aux nutriments dans le sol. Elle pousse plutôt sur la surface d’autres plantes (p. ex., des arbres) ou des structures (p. ex., des grosses pierres, des poteaux de clôture) et tire ses nutriments dans l’air et la pluie.

 

Loi sur les espèces en voie de disparition


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Souvent, la meilleure source de renseignements sur les espèces en péril est votre bureau du MRN. Communiquez avec lui pour poser des questions ou faire part de vos inquiétudes.