Le loup de l'Est

 
(Canis lupus lycaon)

Préoccupante

 
 
Le loup de l'Est

Description

Membre de la famille des chiens, le loup de l’Est est une forme distincte du loup vivant dans le centre de l’Ontario et l’ouest du Québec. Le loup de l’Est est plus petit que les autres sous-espèces du loup gris du Canada. Il mesure de 60 à 68 cm à l’épaule, et pèse entre 25 et 30 kg. Son museau est typiquement brun roux, comme le sont le derrière de ses oreilles et le bas de ses pattes, tandis que son dos est noir, blanc et gris. Avant la venue des colons européens, le loup de l’Est et le loup roux (Canis rufus) faisaient probablement partie de la même espèce et partageaient la même aire de répartition continue. En raison de leur quasi-disparition, la fragmentation de l’habitat, l’hybridation avec le coyote (et le loup gris), et enfin, de la dérive génétique, le loup de L’Est et le loup roux présentent de nettes différences génétiques et leur statut conspécifique (qui appartient à la même espèce) est aujourd'hui discutable.

Le loup de l’Est vit en meutes comprenant habituellement de trois à six individus; chaque meute consiste en une paire de géniteurs non apparentés et de leurs petits issus de portées précédentes. Chaque meute possède aussi son domaine vital qu’elle défend contre les meutes voisines.

 
 

Aire de répartition

Au Canada, il existe probablement moins de 500 loups de l’Est, dont la plupart vivent dans le centre de l’Ontario et dans l’ouest du Québec; les plus hautes densités de population se trouvent dans le parc Algonquin.

Habitat

Le loup de l’Est vit dans des forêts caducifoliées et mixtes dans la partie sud de son aire de répartition, et dans des forêts mixtes et de conifères plus au nord. Les meutes ont besoin de territoires forestiers ininterrompus relativement grands, et leur domaine vital peut être aussi vaste que 500 km carrés.

Menaces

Le loup de l’Est a disparu de presque tout le sud de l’Ontario, surtout à la suite de la disparition de l’habitat engendré par la coupe des forêts et l’aménagement agricole. L’hybridation pourrait aussi être une menace à long terme pour l’intégrité génétique des populations de loups de l’Est.

Protection

Le loup de l’Est est désigné en tant qu’espèce préoccupante aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Bien que les espèces préoccupantes ne fassent pas l’objet de protection juridique aux termes de cette loi, cette espèce est protégée aux termes de la Loi sur la protection du poisson et de la faune de l’Ontario. Il est interdit de chasser le loup dans les parcs provinciaux et les réserves de chasse de la Couronne, y compris le parc provincial Algonquin, la plus grande zone protégée du loup de l’Est. La chasse au loup et son piégeage sont également frappés d'interdiction dans les comtés qui entourent le parc provincial Algonquin.

Afin d’assurer la durabilité à long terme du loup en tant qu’élément d’un écosystème équilibré et diversifié en Ontario, le ministère des Richesses naturelles a publié la Stratégie pour la conservation des loups en Ontario en 2005. Simultanément, on a mis en œuvre des restrictions concernant la chasse au loup et au coyote, comme des saisons de chasse plus courtes et des occasions de récoltes limitées.

Ce que vous pouvez faire pour venir en aide au loup de l’Est

  • Le ministère des Richesses naturelles fait le suivi d’espèces en péril comme le loup de l’Est. Lorsque vous observez des spécimens de cette espèce, la façon la plus pratique de le signaler au Centre d’information sur le patrimoine naturel consiste à utiliser le formulaire en ligne qui se trouve au nhic.mnr.gov.on.ca (en anglais seulement). Il est aussi très utile d’ajouter des photos accompagnées de coordonnées cartographiques ou de données sur les emplacements précis.
  • Signalez toute activité illégale concernant les plantes et les animaux sauvages au 1-877-TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires de terrains privés ont un rôle important à jouer en ce qui concerne le rétablissement des espèces en péril. Vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance qui appuient la protection et le rétablissement des espèces en péril et de leurs habitats.
  • Faites du bénévolat auprès d’un club de naturalistes ou d’un parc provincial de votre région pour prendre part à des relevés ou à des travaux d’intendance concernant les espèces en péril.

Le saviez-vous?

Le loup de l’Est chasse principalement le cerf de Virginie et l’orignal.

Le saviez-vous?

Des tests génétiques effectués sur des loups de l’Est ont démontré qu’ils possèdent des gènes de loup roux et de coyote.

Le saviez-vous?

Certains biologistes croient que le hurlement des loups a diverses fonctions. Le hurlement simple pourrait servir à demeurer en contact avec d’autres membres de la meute s’ils sont dispersés et hors de vue tandis que le hurlement en meute sert probablement à protéger son territoire contre les intrus possibles. Les loups hurlent peut-être aussi pour maintenir l’unité de la meute.

Le saviez-vous?

Dans le parc provincial Algonquin, on a attaché des colliers portant un système de localisation GPS à plusieurs animaux, ce qui permet aux chercheurs de savoir les endroits où sont allés les loups ainsi que d’autres renseignements sur les conditions météorologiques, les activités des animaux et même les sons. Pour plus de renseignements, consultez le www.sbaa.ca/projects.asp?cn=314. (en anglais seulement).

 

Loi sur les espèces en voie de disparition


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