Espèce en voie de disparition
Description
Cette chouette à l’allure particulière est facilement reconnaissable grâce à son visage blanc en forme de cœur, ses yeux noirs, sa couleur dorée pâle, le dessous de son plumage légèrement tacheté et ses longues pattes. Autre caractéristique de l’effraie des clochers : elle ne possède pas les aigrettes au-dessus des oreilles que l’on trouve chez les autres types de chouettes en Ontario
L’effraie des clochers est une chouette de taille moyenne, atteignant une hauteur de 35 à 45 cm.
Contrairement à de nombreuses autres chouettes qui hululent ou sifflent, l’effraie des clochers émet un chuintement grinçant et criard, et produit d’autres sons étranges.
Mesures que nous prenons:
06/30/2008 En voie de disparition La liste des espèces « en péril » |
Aire de répartition
On rencontre l’effraie des clochers sur tous les continents, sauf en Antarctique. Au Canada, l’espèce niche uniquement dans l’extrême sud de l’Ontario et en Colombie-Britannique.
L’effraie des clochers ne supporte pas les froids rigoureux de l’hiver, et le sud de l’Ontario constitue la limite septentrionale de son aire de répartition. Les sites de nidification de la province semblent se trouver uniquement dans des régions bénéficiant du climat tempéré des Grands Lacs (dans un rayon de 50 km des Grands Lacs).
Aux États-Unis, l’effraie des clochers a disparu du Michigan et son nombre a chuté dans d’autres États du nord-est et du Midwest. À présent, moins de cinq couples d’effraies des clochers vivent en Ontario.
Habitat
Dans le sud de l’Ontario, cette chouette sait s’adapter et fait son nid dans des granges et des bâtiments abandonnés; elle s’installe également dans les cavités naturelles des arbres ou dans les falaises, comme elle le faisait avant l’arrivée des Européens en Amérique du Nord. Elle vit toute l’année sur le site de nidification et chasse les rongeurs dans les vergers et les herbages, notamment sur les terres agricoles, dans les champs en jachère et dans les prés.
Menaces
Les herbages, le type d’habitat préféré de l’effraie des clochers, se raréfient en raison de l’urbanisation et de l’évolution des pratiques agricoles. Les bâtiments d’exploitations agricoles étant démantelés et remplacés par des granges plus modernes à l’épreuve des oiseaux, cette espèce perd de bons sites de nidification. La perte de l’habitat des proies de l’effraie des clochers (des rongeurs tels que les campagnols) représente également une menace pour la survie de cette espèce. Par ailleurs, la mortalité sur les routes constitue un problème pour ces oiseaux, qui volent bas le long des routes la nuit pour chasser leurs proies dans les zones herbeuses adjacentes.
Protection
En Ontario, l’effraie des clochers est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition. De plus, la section « Natural Heritage » sur le patrimoine naturel de la Déclaration de principes provinciales (DPP) de la loi sur l’aménagement du territoire prévoit que les habitats doivent être protégés Conformément à la Loi sur les espèces en péril fédérale, l’effraie des clochers est également protégée partout au Canada.
Ce que vous pouvez faire pour contribuer à la protection de l’effraie des clochers
- On trouve des effraies des clochers dans des structures artificielles, comme des bâtiments, des silos et des nichoirs. Une équipe provinciale de rétablissement a mis en place des nichoirs artificiels pour accueillir cette espèce. Vous pouvez vous porter volontaire en installant ou en surveillant ces nichoirs situés dans des zones herbeuses et à proximité de celles-ci. Pour obtenir des renseignements sur les nichoirs artificiels et les travaux réalisés dans le cadre du projet de rétablissement de l’effraie des clochers en Ontario, consultez le site Web de Bird Studies Canada à l’adresse suivante :http://www.bsc- eoc.org/regional/barnowl.html (en anglais). Le ministère des Richesses naturelles (MRN) est un partenaire du projet de rétablissement.
- Les perturbations d’origine humaine pendant la saison de nidification peuvent contraindre les effraies des clochers à abandonner leur nid et leurs petits. Si des effraies des clochers vivent sur votre propriété, essayez de réduire au minimum toute activité ou perturbation pendant la saison de nidification.
- Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
- Les propriétaires de terrain privé ont un rôle très important à jouer concernant le rétablissement du pygargue à tête blanche. Vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance environnementale qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leur habitat. Pour plus d’information, visitez ontario.ca/especesenperil.
- Il existe également un nouveau programme destiné aux exploitations agricoles admissibles dans le cadre du Plan agro-environnemental Canada-Ontario visant à favoriser une protection et une conservation accrues de l’habitat pour les espèces en péril.
Le saviez-vous?
À l’état sauvage, les effraies des clochers vivent seulement de deux à quatre ans et comptent de nombreux prédateurs, notamment les ratons laveurs, les chats et les grands-ducs d’Amérique.
Le saviez-vous?
Les couples d’effraies des clochers utilisent le même nid d’une année à l’autre. Cette caractéristique est connue sous le nom de « fidélité au site de nidification ».
Le saviez-vous?
Les effraies des clochers peuvent voler sans faire aucun bruit. Elles chassent en plein vol et se jettent sur des proies de petite taille.
Le saviez-vous?
Les effraies des clochers chassent la nuit et sont dotées d’une ouïe très fine. Elles peuvent capturer des proies dans l’obscurité totale.
Le saviez-vous?
Quoique rarement, on trouve des effraies des clochers nidifiant dans des quartiers urbains et résidentiels.

