Le pygargue à tête blanche

(Haliaeetus leucocephalus)

Espèce préoccupante

 
 
Le pygargue à tête blanche
Carte de présence pour le pygargue à tête blanche

Description

Le pygargue à tête blanche est un oiseau de proie bien connu avec sa tête, son cou et sa queue d’un blanc brillant, et son corps brun foncé. Son imposant bec est jaune brillant, tout comme ses puissantes pattes. Les adultes ont des yeux clairs perçants. Les aiglons sont principalement de couleur brune, avec quelques taches parsemées de blanc. L’envergure des ailes du pygargue à tête blanche dépasse un peu plus de deux mètres. Il plane avec les ailes aplaties et on voit en silhouette autant sa tête que son cou en avant de ses ailes que sa queue en arrière.

 
 

Aire de répartition

L’aire de répartition du pygargue à tête blanche est très étendue à travers l’Amérique du Nord. En Ontario, il fait son nid dans tout le Nord, avec une plus forte concentration dans le nord-ouest à proximité du lac des Bois. Autrefois, on le trouvait relativement fréquemment dans le Sud de l’Ontario, surtout le long des rives du lac Érié, mais cette population a été quasiment entièrement décimée il y a 50 ans de cela. Au terme d’un vaste programme de réintroduction de l’espèce et d’efforts de dépollution environnementale, l’espèce s’est rétablie et elle peut être de nouveau observée dans la plupart des endroits de son ancienne aire de répartition dans le Sud de l’Ontario.

Habitat

Le pygargue à tête blanche fait son nid dans divers habitats et divers types de peuplements forestiers, presque toujours à proximité d’un grand lac ou d’une rivière où il effectue l’essentiel de sa chasse. Bien que les poissons constituent sa principale source de nourriture, le pygargue à tête blanche peut facilement attraper des proies de la taille d’un canard, et se nourrit fréquemment d’animaux morts, notamment de cerfs de Virginie. Il fait d’habitude son nid dans de grands arbres comme des pins ou des peupliers. En hiver, les pygargues à tête blanche se rassemblent parfois autour d’eaux libres comme le fleuve Saint-Laurent, ou dans des endroits comptant une forte population de cerfs où ils pourront trouver des carcasses.

Menaces

Le pygargue à tête blanche a tout de temps été chassé, car il était considéré comme un animal nuisible ou comme trophée, et la plupart des régions littorales où il se reproduisait ont été transformées pour le développement résidentiel et industriel. Son plus net déclin est consécutif à l’introduction de pesticides comme le DDT donnant de fines coquilles d’œuf qui se cassaient lorsque les adultes s’en occupaient. Bien que la majorité des menaces aient été atténuées ou éliminées, les populations actuelles de pygargues à tête blanche sont touchées par le développement résidentiel constant le long du littoral et par la pollution.

Protection

Le pygargue à tête blanche est considéré comme un espèce préoccupante en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

Que pouvez-vous faire pour venir en aide au pygargue à tête blanche

  • Le ministère des Richesses naturelles effectue le suivi des espèces en péril comme le pygargue à tête blanche. Vous pouvez utiliser un formulaire en ligne pratique pour signaler vos observations au Centre d’information sur le patrimoine naturel. Les photographies accompagnées d’information sur les endroits précis où elles ont été prises ou de coordonnées cartographiques sont toujours utiles. nhic.mnr.gov.on.ca/nhic_f.html (en anglais seulement).
  • Signalez toute activité illégale se rapportant aux plantes et à la faune en composant le 1 877 TIPS-MNR (847-7667).
  • Les propriétaires de terrain privé ont un rôle très important à jouer concernant le rétablissement du pygargue à tête blanche. Si un pygargue à tête blanche a fait son nid sur votre terrain, vous pourriez être admissible à des programmes d’intendance environnementale qui contribuent à la protection et au rétablissement des espèces en péril et de leur habitat.
  • Études d’oiseaux Canada œuvre à mieux faire connaître, apprécier et protéger la faune aviaire et son habitat en Ontario et ailleurs. Pour obtenir plus d’information sur la manière dont vous pouvez aider, visitez www.bsc-eoc.org
  • Faites du bénévolat auprès de votre club de nature local ou du parc provincial en participant à des tâches d’enquête ou d’intendance axées sur les espèces en péril.

Le saviez-vous?

Les deux parents pygargues se partagent la responsabilité de couver les œufs et de veiller sur leurs petits.

Le saviez-vous?

Le pygargue à tête blanche était autrefois fréquemment observé dans le ciel nord-américain, jusqu’aux années 1950, date à laquelle sa population a commencé à fortement baisser à cause de l’accumulation de DDT et d’autres produits chimiques dans sa chaîne alimentaire. L’utilisation de ces produits chimiques fut limitée au début des années 1970, et les populations de pygargues à tête blanche commencèrent alors à se rétablir.

Le saviez-vous?

Le cri strident du pygargue à tête blanche que l’on entend souvent dans des films ou des émissions de télévision est, en fait, celui d’une buse à queue rousse. Le pygargue à tête blanche n’émet en réalité que de faibles sons ou une sorte de gargouillements qui ne semblent pas lui correspondre.

Le saviez-vous?

La nidification commence jusqu’à trois mois plus tôt dans la partie méridionale de son aire de répartition comparativement aux couples qui s’établissent dans le nord.

 

Loi sur les espèces en voie de disparition


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